La Russie poursuit le renforcement de ses capacités de frappes à longue distance contre l’Ukraine. Dans l’oblast d’Orel, un vaste complexe consacré au lancement de drones d’attaque connaît de nouvelles extensions. Des images satellites montrent notamment la multiplication des rampes et l’apparition d’engins plus rapides, capables d’atteindre Kiev.
Baptisée « Tsymbulova », cette base située dans le sud-ouest de la Russie est suivie de près par les services de renseignement ukrainiens. Construite à partir de 2024 au milieu de vastes étendues agricoles, elle n’a cessé de s’étendre depuis.
Selon des images satellites de la société américaine Vantor, datées du 18 septembre et rapportées par RFI, le complexe s’étend désormais sur environ quatre kilomètres. Pas moins de 23 rampes de lancement de différentes dimensions y sont visibles, tandis qu’au moins quatre autres seraient en construction.
Certaines rampes atteignent environ 80 mètres de longueur et sont orientées vers l’ouest. La frontière ukrainienne se trouve à moins de 200 kilomètres du site.
Une base protégée contre les drones ukrainiens
Moscou semble également avoir renforcé les dispositifs de protection de Tsymbulova. Une route traversant la base a notamment été recouverte d’un grillage destiné à limiter la menace représentée par les drones FPV ukrainiens.
Des structures de protection sont également visibles à proximité des rampes afin de mettre les appareils à l’abri pendant leur préparation avant lancement.
Mais l’évolution la plus notable concerne les drones eux-mêmes. Les images montrent des appareils de nouvelle génération, notamment des Geran-3, équipés d’un turboréacteur, contrairement aux premières versions dérivées des Shahed iraniens qui utilisaient un moteur à hélice.
Les Geran-5 font leur apparition
D’autres clichés montrent également des silhouettes présentées comme celles de Geran-5, une évolution plus récente de l’arsenal russe. L’appareil se distingue par son fuselage cylindrique, ses ailes droites et sa propulsion à réaction.
Selon les informations rapportées par RFI, le Geran-5 disposerait d’une portée pouvant atteindre environ 1 000 kilomètres et pourrait voler à près de 480 km/h. De telles caractéristiques lui permettraient théoriquement de frapper Kiev depuis la région d’Orel.
Cette augmentation de la vitesse constitue un nouveau défi pour la défense ukrainienne. Les drones intercepteurs développés par Kiev se sont montrés efficaces contre les générations plus lentes de Geran, mais l’arrivée d’appareils à réaction complique leur interception.
Un complexe conçu pour des frappes massives
Le nombre important de rampes donne surtout à Tsymbulova la capacité de mettre en œuvre plusieurs appareils dans un laps de temps réduit. Cette infrastructure s’inscrit ainsi dans la stratégie russe consistant à multiplier les vagues de drones afin de solliciter simultanément plusieurs composantes de la défense aérienne ukrainienne.
Avec ses nouvelles rampes, ses protections anti-drones et l’apparition d’appareils à réaction, Tsymbulova illustre l’évolution permanente de la guerre des drones entre Moscou et Kiev, chaque camp cherchant à adapter ses moyens offensifs et défensifs aux innovations de l’adversaire.
Baptisée « Tsymbulova », cette base située dans le sud-ouest de la Russie est suivie de près par les services de renseignement ukrainiens. Construite à partir de 2024 au milieu de vastes étendues agricoles, elle n’a cessé de s’étendre depuis.
Selon des images satellites de la société américaine Vantor, datées du 18 septembre et rapportées par RFI, le complexe s’étend désormais sur environ quatre kilomètres. Pas moins de 23 rampes de lancement de différentes dimensions y sont visibles, tandis qu’au moins quatre autres seraient en construction.
Certaines rampes atteignent environ 80 mètres de longueur et sont orientées vers l’ouest. La frontière ukrainienne se trouve à moins de 200 kilomètres du site.
Une base protégée contre les drones ukrainiens
Moscou semble également avoir renforcé les dispositifs de protection de Tsymbulova. Une route traversant la base a notamment été recouverte d’un grillage destiné à limiter la menace représentée par les drones FPV ukrainiens.
Des structures de protection sont également visibles à proximité des rampes afin de mettre les appareils à l’abri pendant leur préparation avant lancement.
Mais l’évolution la plus notable concerne les drones eux-mêmes. Les images montrent des appareils de nouvelle génération, notamment des Geran-3, équipés d’un turboréacteur, contrairement aux premières versions dérivées des Shahed iraniens qui utilisaient un moteur à hélice.
Les Geran-5 font leur apparition
D’autres clichés montrent également des silhouettes présentées comme celles de Geran-5, une évolution plus récente de l’arsenal russe. L’appareil se distingue par son fuselage cylindrique, ses ailes droites et sa propulsion à réaction.
Selon les informations rapportées par RFI, le Geran-5 disposerait d’une portée pouvant atteindre environ 1 000 kilomètres et pourrait voler à près de 480 km/h. De telles caractéristiques lui permettraient théoriquement de frapper Kiev depuis la région d’Orel.
Cette augmentation de la vitesse constitue un nouveau défi pour la défense ukrainienne. Les drones intercepteurs développés par Kiev se sont montrés efficaces contre les générations plus lentes de Geran, mais l’arrivée d’appareils à réaction complique leur interception.
Un complexe conçu pour des frappes massives
Le nombre important de rampes donne surtout à Tsymbulova la capacité de mettre en œuvre plusieurs appareils dans un laps de temps réduit. Cette infrastructure s’inscrit ainsi dans la stratégie russe consistant à multiplier les vagues de drones afin de solliciter simultanément plusieurs composantes de la défense aérienne ukrainienne.
Avec ses nouvelles rampes, ses protections anti-drones et l’apparition d’appareils à réaction, Tsymbulova illustre l’évolution permanente de la guerre des drones entre Moscou et Kiev, chaque camp cherchant à adapter ses moyens offensifs et défensifs aux innovations de l’adversaire.


