Deux mois après le début de la guerre au Moyen-Orient, c'est un signal de plus des difficultés économiques de l'Iran. Après l'arrêt, au début du mois, de deux plus grandes aciéries du pays à la suite des frappes israélo-américaines, Téhéran interdit les exportations d'acier.
C'est un nouveau coup dur pour l'économie iranienne, parce que l'acier est un symbole de l'industrie du pays. Avant la guerre, les exportations de ce métal rapportaient à l'Iran 6,1 millions de dollars entre fin mars 2025 et fin janvier 2026, selon les médias locaux qui citent un communiqué de l'Association iranienne de sidérurgie.
Mais avec une production quasiment à l'arrêt, pas question pour Téhéran de revendre les stocks restants à l'étranger. « Cette exportation, qui est importante et qui alimentait toute une économie, doit être arrêtée, parce que la priorité, c'est de garder cet acier à l'intérieur du territoire pour pouvoir reconstruire l'Iran après les ravages provoqués par la guerre », explique Bernard Hourcade, spécialiste de l'Iran au CNRS. « C'est une mesure de sécurité économique élémentaire. »
Un secteur qui affecte l'ensemble de l'industrie iranienne
« Une mesure de sécurité économique », jugée élémentaire, mais qui risque de peser sur l'emploi. « L'industrie de l'acier en Iran, c'est évidemment limité, ce sont quelques milliers d'emplois directs », rappelle Bernard Hourcade. « Cela dit, l'acier, c'est important dans toute l'économie : pour le bâtiment, les travaux publics, l'automobile. L'Iran est un pays qui produit de tout : des frigos, des voitures, des centrales électriques. Et donc : avoir un problème autour de l'acier impacte l'ensemble de l'industrie, dont les emplois. »
Selon le centre de réflexion BourseANDBazaar Foundation, les perturbations dans le secteur de l'acier depuis le début de la guerre menacent plus largement près de deux millions d'emplois industriels. Et preuve des difficultés de l'économie iranienne : la monnaie nationale a atteint ce mercredi 29 avril son plus bas niveau face au dollar depuis l'avènement de la République islamique en 1979.
C'est un nouveau coup dur pour l'économie iranienne, parce que l'acier est un symbole de l'industrie du pays. Avant la guerre, les exportations de ce métal rapportaient à l'Iran 6,1 millions de dollars entre fin mars 2025 et fin janvier 2026, selon les médias locaux qui citent un communiqué de l'Association iranienne de sidérurgie.
Mais avec une production quasiment à l'arrêt, pas question pour Téhéran de revendre les stocks restants à l'étranger. « Cette exportation, qui est importante et qui alimentait toute une économie, doit être arrêtée, parce que la priorité, c'est de garder cet acier à l'intérieur du territoire pour pouvoir reconstruire l'Iran après les ravages provoqués par la guerre », explique Bernard Hourcade, spécialiste de l'Iran au CNRS. « C'est une mesure de sécurité économique élémentaire. »
Un secteur qui affecte l'ensemble de l'industrie iranienne
« Une mesure de sécurité économique », jugée élémentaire, mais qui risque de peser sur l'emploi. « L'industrie de l'acier en Iran, c'est évidemment limité, ce sont quelques milliers d'emplois directs », rappelle Bernard Hourcade. « Cela dit, l'acier, c'est important dans toute l'économie : pour le bâtiment, les travaux publics, l'automobile. L'Iran est un pays qui produit de tout : des frigos, des voitures, des centrales électriques. Et donc : avoir un problème autour de l'acier impacte l'ensemble de l'industrie, dont les emplois. »
Selon le centre de réflexion BourseANDBazaar Foundation, les perturbations dans le secteur de l'acier depuis le début de la guerre menacent plus largement près de deux millions d'emplois industriels. Et preuve des difficultés de l'économie iranienne : la monnaie nationale a atteint ce mercredi 29 avril son plus bas niveau face au dollar depuis l'avènement de la République islamique en 1979.