Groenland : Le Premier ministre canadien s’oppose farouchement aux ambitions de Trump

Mardi 20 Janvier 2026

Donald Trump a annoncé mardi une réunion sur le Groenland avec les « différentes parties » en marge du Forum économique de Davos auquel il doit prendre part. Avant de s'envoler pour la Suisse, le président américain a menacé lundi d'imposer des droits de douane de 200% sur les vins et champagnes français en réponse au refus de son homologue Emmanuel Macron de rejoindre son « Conseil de paix ».


Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a apporté mardi son soutien « ferme » au Groenland et au Danemark, soulignant « leur droit unique » à décider de l'avenir de cette grande île arctique, convoité par le président américain, Donald Trump. « Les puissances moyennes doivent agir ensemble, car si nous ne sommes pas à la table (des discussions), nous sommes au menu », a ajouté M. Carney lors d'un discours au forum économique mondial de Davos, affirmant que « chaque jour nous rappelle que nous vivons à une époque de grande rivalité entre les puissances ».


L'armée canadienne a modélisé un scénario d'invasion militaire du pays par les États-Unis et les réponses possibles d'Ottawa, selon le quotidien Globe and Mail, au moment où Donald Trump a fait une nouvelle allusion à la possible conquête du Canada. Ce serait la première fois depuis plus d'un siècle que l'armée canadienne envisage théoriquement une attaque américaine contre son territoire, selon le journal canadien, qui cite deux hauts responsables gouvernementaux.

Ces derniers soulignent toutefois qu'il ne s'agit pas d'un plan opérationnel mais d'un modèle, utilisé à des fins de réflexion stratégique. Ils jugent par ailleurs très improbable qu'une telle opération soit envisagée par le gouvernement américain.

D'après les scénarios envisagés par l'armée canadienne, en cas d'offensive depuis le sud, les forces américaines seraient en mesure de neutraliser les principales positions stratégiques canadiennes en moins d'une semaine, voire en seulement deux jours. Dans cette hypothèse, la riposte canadienne pourrait prendre la forme d'une campagne de type insurrectionnel, comprenant des embuscades et des « tactiques de guérilla », comparables aux conflits en Afghanistan, envisage l'armée
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