Grand Yoff : un réseau présumé de prostitution clandestine démantelé, quatre personnes interpellées

Samedi 28 Février 2026

Le commissariat d’arrondissement de Grand Yoff a procédé, le 26 février 2026, à l’interpellation de quatre individus dans le cadre d’une opération ayant conduit au démantèlement d’un réseau présumé de prostitution clandestine, a annoncé la Police nationale dans un communiqué.

Les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, violences et voies de fait réciproques, non-inscription au fichier sanitaire et social, séquestration, tentative d’extorsion de fonds, collecte illicite de données à caractère sexuel et incitation à la débauche.

Selon la même source, l’intervention des agents fait suite à l’exploitation d’un renseignement opérationnel signalant un bâtiment suspecté d’abriter des activités de prostitution clandestine dans ce quartier de la capitale. Arrivés sur les lieux, les policiers ont constaté la présence de quatre personnes se livrant à des violences réciproques. Toutes présentaient des blessures légères apparentes.

Interrogé sommairement, l’un des individus, un homme, a déclaré avoir eu un rapport sexuel tarifé avec l’une des trois femmes interpellées. Il affirme qu’à l’issue de l’acte, celle-ci aurait tenté de lui extorquer de l’argent. Face à son refus, il soutient avoir été déshabillé de force par sa partenaire, assistée de deux complices. Toujours selon sa version, il aurait été filmé nu et séquestré dans l’appartement. Il reconnaît toutefois avoir exercé, en retour, des violences sur les trois femmes.

Les intéressées, pour leur part, contestent formellement cette version des faits. Elles réfutent toute activité de prostitution et accusent l’homme de tentative de viol.

La Police indique que l’exploitation technique du téléphone portable de l’une des prévenues a permis de découvrir des séquences vidéo montrant l’individu nu, maintenu sous contrainte par les trois femmes. Par ailleurs, la fouille des lieux a conduit à la saisie de quarante-trois préservatifs, de six téléphones portables, d’une somme de 224 000 FCFA ainsi que de devises étrangères. Des seringues destinées à des injections anales et un lot de comprimés abortifs ont également été retrouvés sur place.

Après vérification, les trois femmes ne seraient pas inscrites au fichier sanitaire et social, précise le communiqué. Les quatre personnes interpellées ont été placées en garde à vue. L’enquête se poursuit afin de faire toute la lumière sur cette affaire aux versions contradictoires.
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