À l'approche du Grand Magal, le comité « Samm Worma Touba », chargé de la préservation de la sacralité de la ville sainte, monte en puissance. Avec près de 400 volontaires, répartis en 40 groupes, une brigade spéciale dédiée aux dérives constatées sur les réseaux sociaux et une collaboration renforcée avec les forces de défense et de sécurité, ses responsables veulent concilier pédagogie, fermeté et prévention afin de préserver les valeurs religieuses de Touba face à l'afflux de millions de pèlerins.
À Touba, la préparation du Grand Magal ne se limite pas aux questions de sécurité, de circulation ou d'accueil des fidèles. Une autre mission mobilise déjà plusieurs centaines de volontaires : préserver la sacralité de la cité religieuse fondée par Cheikh Ahmadou Bamba. Une responsabilité que le Khalife général des Mourides a confiée au comité « Samm Worma Touba », qui entend renforcer sa présence sur le terrain durant toute la période du pèlerinage.
« Les forces de sécurité sont là pour assurer la sécurité publique. Quant à nous, notre mission est de veiller sur la moralité de Touba », résume Serigne Mame Cheikh Fall, coordinateur du comité. Pour lui, cette mission est le prolongement de l'histoire de la ville sainte. « Touba bénéficie d'un statut particulier. Les différents khalifes ont toujours investi leurs propres moyens pour préserver son identité spirituelle, tant que son développement », rappelle-t-il.
Un maillage de 40 groupes a été mis en place pour faire face à l'affluence du Magal, qui réunit chaque année des millions de fidèles. Quarante groupes de dix volontaires, soit près de 400 hommes, sont répartis sur le terrain. Chaque jour, deux, trois ou quatre équipes sont déployées en fonction des besoins afin d'assurer une présence permanente dans les différents secteurs de Touba.
« Chaque concession fournit des jeunes qui participent aux services. Grâce à ce nombre de groupes, chaque unité effectue des patrouilles une période durant, ce qui lui permet de poursuivre ses activités professionnelles », explique Serigne Mame Cheikh Fall. Chaque unité est placée sous l'autorité d'un chef de groupe et de superviseurs chargés de contrôler le déroulement des interventions. Des numéros d'urgence ont également été mis en place afin que les populations puissent signaler rapidement toute situation nécessitant une intervention. Selon les responsables, les équipes interviennent uniquement en collaboration avec la police et la gendarmerie.
La pédagogie comme première réponse
Les responsables tiennent à exprimer l'image d'une brigade répressive. Les volontaires ont été formés par d'anciens gendarmes diplômés modernes aux techniques d'intervention, à la maîtrise de soi et à la gestion des conflits. « Il est strictement interdit à un élément de lever un bâton sur quelqu'un », insiste le coordinateur. « Notre première démarche consiste toujours à discuter, sensibiliser et convaincre. Une bonne sensibilisation vaut souvent mieux qu'une sanction physique. »
Il rappelle également que le rôle du comité ne sera pas celui d'un homme qui aurait à intervenir seul. « Une coopération permanente avec les forces de sécurité constitue l'un des fondements de notre action. »
Une brigade spéciale pour les déviants
Grande nouveauté de cette édition 2026 : la mise en place d'une brigade spécialement chargée de prévenir les dérives observées ces dernières années sur les réseaux sociaux. Le comité sera particulièrement présent dans les lieux emblématiques du Magal, tels que les marchés, les zones d'exposition ou les départements jugés incompatibles avec les valeurs de la cité religieuse.
« Nous ne pouvons plus rester spectateurs », avertit Serigne Mame Cheikh Fall. Avant tout, cette brigade privilégiera le dialogue, la sensibilisation et, lorsque cela s'imposera, la confiscation temporaire du matériel concerné. Le comité interviendra notamment sur les excès de vitesse, les nuisances sonores, les occupations anarchiques de la voie publique ou encore les comportements incompatibles avec les règles de Touba.
« Nous accompagnerons le Grand Magal en conciliant prévention, pédagogie et fermeté », conclut le coordinateur.
À Touba, la préparation du Grand Magal ne se limite pas aux questions de sécurité, de circulation ou d'accueil des fidèles. Une autre mission mobilise déjà plusieurs centaines de volontaires : préserver la sacralité de la cité religieuse fondée par Cheikh Ahmadou Bamba. Une responsabilité que le Khalife général des Mourides a confiée au comité « Samm Worma Touba », qui entend renforcer sa présence sur le terrain durant toute la période du pèlerinage.
« Les forces de sécurité sont là pour assurer la sécurité publique. Quant à nous, notre mission est de veiller sur la moralité de Touba », résume Serigne Mame Cheikh Fall, coordinateur du comité. Pour lui, cette mission est le prolongement de l'histoire de la ville sainte. « Touba bénéficie d'un statut particulier. Les différents khalifes ont toujours investi leurs propres moyens pour préserver son identité spirituelle, tant que son développement », rappelle-t-il.
Un maillage de 40 groupes a été mis en place pour faire face à l'affluence du Magal, qui réunit chaque année des millions de fidèles. Quarante groupes de dix volontaires, soit près de 400 hommes, sont répartis sur le terrain. Chaque jour, deux, trois ou quatre équipes sont déployées en fonction des besoins afin d'assurer une présence permanente dans les différents secteurs de Touba.
« Chaque concession fournit des jeunes qui participent aux services. Grâce à ce nombre de groupes, chaque unité effectue des patrouilles une période durant, ce qui lui permet de poursuivre ses activités professionnelles », explique Serigne Mame Cheikh Fall. Chaque unité est placée sous l'autorité d'un chef de groupe et de superviseurs chargés de contrôler le déroulement des interventions. Des numéros d'urgence ont également été mis en place afin que les populations puissent signaler rapidement toute situation nécessitant une intervention. Selon les responsables, les équipes interviennent uniquement en collaboration avec la police et la gendarmerie.
La pédagogie comme première réponse
Les responsables tiennent à exprimer l'image d'une brigade répressive. Les volontaires ont été formés par d'anciens gendarmes diplômés modernes aux techniques d'intervention, à la maîtrise de soi et à la gestion des conflits. « Il est strictement interdit à un élément de lever un bâton sur quelqu'un », insiste le coordinateur. « Notre première démarche consiste toujours à discuter, sensibiliser et convaincre. Une bonne sensibilisation vaut souvent mieux qu'une sanction physique. »
Il rappelle également que le rôle du comité ne sera pas celui d'un homme qui aurait à intervenir seul. « Une coopération permanente avec les forces de sécurité constitue l'un des fondements de notre action. »
Une brigade spéciale pour les déviants
Grande nouveauté de cette édition 2026 : la mise en place d'une brigade spécialement chargée de prévenir les dérives observées ces dernières années sur les réseaux sociaux. Le comité sera particulièrement présent dans les lieux emblématiques du Magal, tels que les marchés, les zones d'exposition ou les départements jugés incompatibles avec les valeurs de la cité religieuse.
« Nous ne pouvons plus rester spectateurs », avertit Serigne Mame Cheikh Fall. Avant tout, cette brigade privilégiera le dialogue, la sensibilisation et, lorsque cela s'imposera, la confiscation temporaire du matériel concerné. Le comité interviendra notamment sur les excès de vitesse, les nuisances sonores, les occupations anarchiques de la voie publique ou encore les comportements incompatibles avec les règles de Touba.
« Nous accompagnerons le Grand Magal en conciliant prévention, pédagogie et fermeté », conclut le coordinateur.