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Gouvernance, justice et souveraineté : Thierno Alassane Sall dresse un réquisitoire sévère contre l’exécutif

Mardi 16 Décembre 2025

Lors d’une conférence de presse, l’honorable député Thierno Alassane Sall a livré une analyse sans concession de la gouvernance actuelle, dénonçant ce qu’il qualifie de « gouvernance sans empathie », marquée par des choix budgétaires et politiques qui, selon lui, frappent prioritairement les couches les plus vulnérables de la société.

Selon le parlementaire, les décisions relatives à la remise en cause des bourses sociales, à la marginalisation des bourses étudiantes et aux licenciements intervenus dans un contexte économique déjà fragile traduisent une déconnexion profonde du pouvoir exécutif avec les réalités sociales.
« Dans un pays où les bourses familiales constituent souvent le dernier filet de sécurité pour des milliers de foyers, ces choix ne relèvent pas simplement d’une rigueur budgétaire mal calibrée, ils révèlent une absence criante d’empathie », a-t-il déclaré.



Thierno Alassane Sall fustige ce qu’il considère comme une application asymétrique de la rigueur budgétaire. « On ne peut invoquer la rationalisation des dépenses publiques tout en évitant soigneusement d’ouvrir le chantier des privilèges et du train de vie de l’État au sommet », a-t-il martelé, évoquant notamment les déplacements officiels jugés dispendieux et la multiplication des activités politiques.

Pour le député, le discours sur le sacrifice national est vidé de sa substance lorsqu’il est exigé exclusivement des étudiants, des familles modestes et des travailleurs précaires. « Le sens du sacrifice est convoqué à sens unique, et cette asymétrie nourrit un profond sentiment d’injustice qui fragilise dangereusement le pacte social », a-t-il averti.



Au-delà de la question sociale, Thierno Alassane Sall pointe une irresponsabilité politique au sommet de l’État, caractérisée par des rivalités internes et une obsession électorale. « L’horizon politique semble se résumer aux élections de 2027 et 2029, comme si le pays pouvait se permettre cinq années d’immobilisme stratégique », a-t-il déploré. Il estime que cette focalisation sur les calculs personnels détourne l’État de ses missions essentielles et installe une gouvernance de court terme incompatible avec les défis structurels du Sénégal.

Justice instrumentalisée et inquiétudes institutionnelles

Le député s’est également montré préoccupé par ce qu’il perçoit comme une instrumentalisation de la justice. « La justice n’est plus perçue comme un pilier de l’État de droit, mais comme un levier de neutralisation politique », a-t-il affirmé, évoquant les déclarations publiques du Premier ministre et les tensions internes au sommet de l’exécutif. Selon lui, « un exécutif responsable ne gouverne ni dans la revanche, ni dans la précipitation, encore moins dans la confusion entre agendas personnels et intérêt national ».


Sur le dossier de l’OLAC, Thierno Alassane Sall dénonce une gouvernance à géométrie variable. Il s’interroge sur le contraste entre certaines tolérances actuelles et le limogeage de responsables publics dans des situations similaires. « Cheikh Dieng n’avait-il pas raison lorsqu’il soutient que son éviction serait liée à son refus d’exécuter une injonction visant à attribuer un marché ? », s’est-il interrogé.

Concernant la SENUM, le député s’alarme d’un choix technologique qu’il juge dangereux pour la souveraineté numérique du pays. « Attribuer un contrat à une PME étrangère pour des services déjà disponibles, c’est non seulement un gaspillage potentiel de ressources, mais aussi un risque stratégique majeur pour la sécurité nationale », a-t-il soutenu.

Enfin, sur le dossier ASER, il parle d’un test décisif pour l’État de droit.
« Persister dans une procédure juridiquement incompétente relève d’une atteinte manifeste à l’État de droit », a-t-il dénoncé, s’interrogeant sur le sort de 37 milliards de francs CFA dont l’utilisation reste, selon lui, insuffisamment justifiée.



En conclusion, Thierno Alassane Sall appelle à une rupture authentique dans la pratique du pouvoir.
« Le patriotisme ne consiste pas à exiger des sacrifices toujours plus lourds des plus faibles, mais à ce que le sommet de l’État assume en premier les renoncements nécessaires », a-t-il déclaré. Pour le député, sans exemplarité, indépendance des institutions et justice sociale, « la promesse de rupture risque de se dissoudre dans les pratiques mêmes qu’elle prétendait combattre ».

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