Dans le cadre de sa stratégie nationale de transition écologique, une délégation sénégalaise de haut niveau s’est rendue au Ghana pour s’inspirer du succès du groupe Jospong. Objectif : transformer le secteur des déchets en un véritable levier de croissance économique et de souveraineté alimentaire.
Le Sénégal accélère sa mue écologique. Du 19 au 22 février 2026, le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, El Hadji Abdourahmane DIOUF, a conduit une mission de travail stratégique au Ghana. Une délégation de haut rang, comprenant le Conseiller spécial en environnement du Président de la République et le Conseiller technique du Premier Ministre, s’est ainsi immergée dans les installations du groupe Jospong, un acteur majeur du traitement des déchets en Afrique de l’Ouest.
Cette visite s’inscrit dans le cadre ambitieux de l’Agenda 2050 et vise un objectif clair : « étudier des solutions intégrées de gestion des déchets solides et liquides, de logistique urbaine et de restauration environnementale, afin d’en adapter les meilleures pratiques au contexte sénégalais », a expliqué le ministre Diouf au sortir de cette immersion.
95 % de valorisation : la vitrine d’un modèle à répliquer
Le périple technique de la délégation a permis de découvrir des installations à la pointe de l’économie circulaire. La visite de l’Accra Compost and Recycling Plant (ACARP) et de l’unité de recyclage plastique UPPR a particulièrement marqué les esprits. Ces sites illustrent avec éloquence qu’une gestion industrielle et intégrée permet de valoriser jusqu’à 95 % des déchets ménagers, un chiffre qui contraste fortement avec les modèles traditionnels où l’enfouissement domine encore.
Mais l’exploration ne s’est pas arrêtée aux seuls déchets solides. La délégation a également inspecté la station de traitement SSGL et les opérations de J.A. Plantpool, spécialisées dans l’équipement lourd. Un intérêt particulier a été porté aux sites gérés par Dredge Masters, experts en curage et en maintenance, ainsi qu’à la décharge réhabilitée de Kpone. Ce dernier site, autrefois une source de pollution majeure, est aujourd’hui un exemple concret de réhabilitation environnementale réussie, offrant des perspectives précieuses pour d'anciennes décharges sénégalaises comme Mbeubeuss.
Cap sur la digitalisation et les partenariats stratégiques
Au-delà des infrastructures physiques, cette mission a posé les premières pierres d’une modernisation numérique du secteur. « La mission a aussi permis de poser les bases d’une future plateforme numérique nationale pour assurer la traçabilité des déchets et le suivi en temps réel des opérations », a précisé le Ministre. Un outil essentiel pour plus de transparence, d’efficacité et pour la structuration d’une filière où l’informel a encore une place prépondérante.
De retour à Dakar, le gouvernement entend capitaliser sur cette expérience. « Au nom du Gouvernement, je réaffirme ainsi notre volonté de nouer des partenariats stratégiques pour faire du secteur des déchets un levier de croissance économique et de souveraineté alimentaire », a insisté El Hadji Abdourahmane DIOUF.
Cette dernière connexion entre déchets et souveraineté alimentaire n’est pas anodine. Elle fait directement écho au potentiel du compost produit par l’ACARP, capable de restaurer les sols agricoles dégradés et d’améliorer les rendements, réduisant ainsi la dépendance du pays aux engrais chimiques importés.
En s’inspirant du succès ghanéen, le Sénégal ne cherche pas simplement à nettoyer ses villes, mais à construire une véritable filière industrielle verte, créatrice d’emplois et génératrice de valeur, en phase avec les objectifs de l’Agenda 2050.
Le Sénégal accélère sa mue écologique. Du 19 au 22 février 2026, le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, El Hadji Abdourahmane DIOUF, a conduit une mission de travail stratégique au Ghana. Une délégation de haut rang, comprenant le Conseiller spécial en environnement du Président de la République et le Conseiller technique du Premier Ministre, s’est ainsi immergée dans les installations du groupe Jospong, un acteur majeur du traitement des déchets en Afrique de l’Ouest.
Cette visite s’inscrit dans le cadre ambitieux de l’Agenda 2050 et vise un objectif clair : « étudier des solutions intégrées de gestion des déchets solides et liquides, de logistique urbaine et de restauration environnementale, afin d’en adapter les meilleures pratiques au contexte sénégalais », a expliqué le ministre Diouf au sortir de cette immersion.
95 % de valorisation : la vitrine d’un modèle à répliquer
Le périple technique de la délégation a permis de découvrir des installations à la pointe de l’économie circulaire. La visite de l’Accra Compost and Recycling Plant (ACARP) et de l’unité de recyclage plastique UPPR a particulièrement marqué les esprits. Ces sites illustrent avec éloquence qu’une gestion industrielle et intégrée permet de valoriser jusqu’à 95 % des déchets ménagers, un chiffre qui contraste fortement avec les modèles traditionnels où l’enfouissement domine encore.
Mais l’exploration ne s’est pas arrêtée aux seuls déchets solides. La délégation a également inspecté la station de traitement SSGL et les opérations de J.A. Plantpool, spécialisées dans l’équipement lourd. Un intérêt particulier a été porté aux sites gérés par Dredge Masters, experts en curage et en maintenance, ainsi qu’à la décharge réhabilitée de Kpone. Ce dernier site, autrefois une source de pollution majeure, est aujourd’hui un exemple concret de réhabilitation environnementale réussie, offrant des perspectives précieuses pour d'anciennes décharges sénégalaises comme Mbeubeuss.
Cap sur la digitalisation et les partenariats stratégiques
Au-delà des infrastructures physiques, cette mission a posé les premières pierres d’une modernisation numérique du secteur. « La mission a aussi permis de poser les bases d’une future plateforme numérique nationale pour assurer la traçabilité des déchets et le suivi en temps réel des opérations », a précisé le Ministre. Un outil essentiel pour plus de transparence, d’efficacité et pour la structuration d’une filière où l’informel a encore une place prépondérante.
De retour à Dakar, le gouvernement entend capitaliser sur cette expérience. « Au nom du Gouvernement, je réaffirme ainsi notre volonté de nouer des partenariats stratégiques pour faire du secteur des déchets un levier de croissance économique et de souveraineté alimentaire », a insisté El Hadji Abdourahmane DIOUF.
Cette dernière connexion entre déchets et souveraineté alimentaire n’est pas anodine. Elle fait directement écho au potentiel du compost produit par l’ACARP, capable de restaurer les sols agricoles dégradés et d’améliorer les rendements, réduisant ainsi la dépendance du pays aux engrais chimiques importés.
En s’inspirant du succès ghanéen, le Sénégal ne cherche pas simplement à nettoyer ses villes, mais à construire une véritable filière industrielle verte, créatrice d’emplois et génératrice de valeur, en phase avec les objectifs de l’Agenda 2050.