Gabon : Sylvia Bongo et son fils visés par une notice rouge d’Interpol

Mercredi 3 Juin 2026

L’ancienne Première dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba, et son fils Noureddin Bongo-Valentin ont été placés sous notice rouge d’Interpol à la demande des autorités gabonaises, bien que leurs noms n’apparaissent pas publiquement sur le site de l’organisation. Cette mesure permet théoriquement leur arrestation et leur extradition dans les pays membres d’Interpol.

Cette décision intervient après leur condamnation par contumace en novembre 2025 à vingt ans de prison pour plusieurs infractions financières, notamment détournement de fonds publics, corruption et blanchiment de capitaux. Tous deux avaient quitté le Gabon en mai 2025 pour l’Angola avant de s’installer entre la France et le Royaume-Uni.

Mais d'après "Jeune Afrique", les chances d’une extradition apparaissent très faibles. Sylvia et Noureddin Bongo possèdent la nationalité française et résident principalement entre la France et le Royaume-Uni. Or, la France n’extrade pas ses ressortissants, tandis que Londres pourrait refuser une telle demande en raison des accusations de torture et de séquestration formulées par les intéressés contre les autorités gabonaises.

Le dossier ravive les tensions entre l’ancien président gabonais Ali Bongo Ondimba et son successeur, Brice Clotaire Oligui Nguema. Ce dernier défend l’indépendance de la justice gabonaise et rejette les accusations de torture, tandis que la famille Bongo dénonce une procédure à caractère politique et affirme disposer de preuves de mauvais traitements.

Cette affaire relance ainsi le bras de fer judiciaire et médiatique entre les nouvelles autorités gabonaises et l’ancien clan présidentiel, près de trois ans après le renversement d’Ali Bongo lors du coup d’État d’août 2023.
exclusif net
Dans la même rubrique :