La débâcle sportive du Gabon à la CAN 2025 n’a pas seulement mis en lumière les limites des Panthères sur le terrain. Elle a surtout révélé, au grand jour, une crise plus profonde : celle de la gouvernance du football national. En quelques heures, l’élimination au premier tour s’est transformée en tempête politico-sportive, marquée par une décision gouvernementale aussi spectaculaire que controversée… avant un brusque rétropédalage.
Après trois défaites en autant de matchs dans le groupe F, dont une dernière cruelle face à la Côte d’Ivoire (2-3) après avoir pourtant mené 2-0, les Panthères ont quitté la compétition sans le moindre point. Un naufrage total, difficile à digérer pour les supporters, mais surtout embarrassant pour les autorités, dans un pays où le football reste un marqueur fort de l’identité nationale.
Face à la colère populaire, le gouvernement gabonais a choisi la manière forte. Dans un communiqué lu en direct à la télévision nationale, il a annoncé la dissolution du staff technique dirigé par Thierry Mouyouma, la suspension pure et simple de l’équipe nationale « jusqu’à nouvel ordre » et la mise à l’écart de deux cadres historiques : Pierre-Emerick Aubameyang et Bruno Ecuele Manga. Une décision présentée comme une réponse à une « prestation déshonorante », jugée contraire aux valeurs d’éthique et d’exemplarité prônées par la Ve République.
Mais très vite, cette sortie musclée a suscité un malaise. Au-delà du choc émotionnel, de nombreuses voix ont pointé une ingérence politique manifeste dans la gestion du football, en contradiction avec les règles de la FIFA. La responsabilité individuelle attribuée à Aubameyang et Ecuele Manga — tous deux capitaines lors des deux premiers matchs — a également interrogé, tant le malaise semblait collectif et structurel.
La réaction d’Aubameyang n’a fait qu’accentuer le malaise. Sur le réseau X, l’attaquant de 36 ans, pressenti pour prendre sa retraite internationale, a opposé une réponse sobre mais lourde de sens : « Je pense que les problèmes de l’équipe sont bien plus profonds que la petite personne que je suis. » Une déclaration qui renvoie directement à des dysfonctionnements systémiques, bien au-delà des choix tactiques ou des performances individuelles.
Quelques heures plus tard, le gouvernement a discrètement supprimé son communiqué officiel. Un revirement qui alimente toutes les hypothèses : crainte de sanctions de la FIFA, pression de l’opinion, ou simple opération de communication destinée à calmer la colère des supporters après une campagne désastreuse. Pour une partie de la presse locale, cette annonce n’aurait jamais été destinée à produire des effets concrets.
Dans ce climat d’incertitude, la balle est désormais dans le camp de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot), que le gouvernement a « invitée à prendre toutes ses responsabilités ». Une formule lourde de sous-entendus, alors que le football gabonais se retrouve à la croisée des chemins : soit une réforme profonde et autonome de sa gouvernance, soit une crise durable aggravée par des interventions politiques mal maîtrisées.
Après trois défaites en autant de matchs dans le groupe F, dont une dernière cruelle face à la Côte d’Ivoire (2-3) après avoir pourtant mené 2-0, les Panthères ont quitté la compétition sans le moindre point. Un naufrage total, difficile à digérer pour les supporters, mais surtout embarrassant pour les autorités, dans un pays où le football reste un marqueur fort de l’identité nationale.
Face à la colère populaire, le gouvernement gabonais a choisi la manière forte. Dans un communiqué lu en direct à la télévision nationale, il a annoncé la dissolution du staff technique dirigé par Thierry Mouyouma, la suspension pure et simple de l’équipe nationale « jusqu’à nouvel ordre » et la mise à l’écart de deux cadres historiques : Pierre-Emerick Aubameyang et Bruno Ecuele Manga. Une décision présentée comme une réponse à une « prestation déshonorante », jugée contraire aux valeurs d’éthique et d’exemplarité prônées par la Ve République.
Mais très vite, cette sortie musclée a suscité un malaise. Au-delà du choc émotionnel, de nombreuses voix ont pointé une ingérence politique manifeste dans la gestion du football, en contradiction avec les règles de la FIFA. La responsabilité individuelle attribuée à Aubameyang et Ecuele Manga — tous deux capitaines lors des deux premiers matchs — a également interrogé, tant le malaise semblait collectif et structurel.
La réaction d’Aubameyang n’a fait qu’accentuer le malaise. Sur le réseau X, l’attaquant de 36 ans, pressenti pour prendre sa retraite internationale, a opposé une réponse sobre mais lourde de sens : « Je pense que les problèmes de l’équipe sont bien plus profonds que la petite personne que je suis. » Une déclaration qui renvoie directement à des dysfonctionnements systémiques, bien au-delà des choix tactiques ou des performances individuelles.
Quelques heures plus tard, le gouvernement a discrètement supprimé son communiqué officiel. Un revirement qui alimente toutes les hypothèses : crainte de sanctions de la FIFA, pression de l’opinion, ou simple opération de communication destinée à calmer la colère des supporters après une campagne désastreuse. Pour une partie de la presse locale, cette annonce n’aurait jamais été destinée à produire des effets concrets.
Dans ce climat d’incertitude, la balle est désormais dans le camp de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot), que le gouvernement a « invitée à prendre toutes ses responsabilités ». Une formule lourde de sous-entendus, alors que le football gabonais se retrouve à la croisée des chemins : soit une réforme profonde et autonome de sa gouvernance, soit une crise durable aggravée par des interventions politiques mal maîtrisées.

