Deux collectifs ont réclamé mercredi la lumière sur les six corps retrouvés ligotés et les yeux bandés dans une fosse commune dans le sud-ouest de la Guinée, dans des communiqués distincts.
Le mouvement citoyen "Tournons la page-Guinée" (TLP-Guinée) et le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), formé de partis, de syndicats et d'ONG, ont publié leurs communiqués après la découverte lundi des six dépouilles - tous des hommes - dans une forêt.
La découverte a été faite par des jeunes qui ramassaient du bois de chauffe dans la sous-préfecture d'Allassoyah (préfecture de Forécariah), dans la région de la Basse-Guinée, ont affirmé mardi à l'AFP des sources locales.
Les autorités locales et le procureur de la République se sont rendus sur les lieux. Lors de l'exhumation, il a été constaté que les mains des six personnes avaient été ligotées et leurs yeux bandés, selon les mêmes sources. Une enquête a été ouverte.
TLP-Guinée dit avoir appris "avec une profonde indignation" la découverte des six corps, dans un communiqué mercredi. Le "mode opératoire, les corps dissimulés en zone isolée, l'absence d'identification à ce stade soulèvent de graves interrogations", dit-il.
"Depuis le 5 septembre 2021", date de la prise du pouvoir par une junte qui a renversé le président Alpha Condé, alors au pouvoir depuis plus de 10 ans, "TLP-Guinée documente de nombreux signalements faisant état d'exécutions extrajudiciaires présumées de civils et d'agents de l'Etat soupçonnés de déloyauté", affirme t-il.
Le chef de la junte, le colonel Mamadi Doumbouya, passé général depuis, a été ensuite élu président en décembre 2025.
"Cette découverte macabre de Forécariah s'inscrit-elle dans cette série d'exécutions extrajudiciaires ?", se demande TLP-Guinée.
L'organisation "exige" que l'enquête ouverte par le parquet de Forécariah soit "indépendante, transparente et crédible". Elle appelle l'ONU, Amnesty International, Human Rights Watch, la Fédération internationale pour les droits humains et les ambassades en Guinée "à soutenir les efforts des autorités compétentes afin que toute la lumière soit faite sur ce drame".
De son côté, le FNDC demande "l'ouverture immédiate d'autopsies indépendantes et des comparaisons ADN" pour identifier les personnes exhumées, dans son communiqué signé par ses avocats.
Ces derniers affirment que la découverte des six corps ne peut qu'"appeler l'attention sur l'hypothèse, à ce stade non vérifiée mais qui ne saurait être écartée, d'une exécution extrajudiciaire visant des personnes considérées comme des opposants au régime" guinéen.
Deux figures du FNDC ont disparu depuis plus de deux ans, rappellent-ils: Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, et Mamadou Billo Bah, arrêtés le 9 juillet 2024, sont depuis portés disparus et plus personne n'a reçu de leurs nouvelles.
"Il ne peut être exclu que les corps découverts à Forécariah soient ceux de personnes portées disparues pour des motifs politiques, au nombre desquelles pourraient figurer MM. Foniké Menguè et Billo Bah", estiment les avocats du FNDC, qui demandent "une enquête conduite avec diligence, impartialité et transparence".
Le mouvement citoyen "Tournons la page-Guinée" (TLP-Guinée) et le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), formé de partis, de syndicats et d'ONG, ont publié leurs communiqués après la découverte lundi des six dépouilles - tous des hommes - dans une forêt.
La découverte a été faite par des jeunes qui ramassaient du bois de chauffe dans la sous-préfecture d'Allassoyah (préfecture de Forécariah), dans la région de la Basse-Guinée, ont affirmé mardi à l'AFP des sources locales.
Les autorités locales et le procureur de la République se sont rendus sur les lieux. Lors de l'exhumation, il a été constaté que les mains des six personnes avaient été ligotées et leurs yeux bandés, selon les mêmes sources. Une enquête a été ouverte.
TLP-Guinée dit avoir appris "avec une profonde indignation" la découverte des six corps, dans un communiqué mercredi. Le "mode opératoire, les corps dissimulés en zone isolée, l'absence d'identification à ce stade soulèvent de graves interrogations", dit-il.
"Depuis le 5 septembre 2021", date de la prise du pouvoir par une junte qui a renversé le président Alpha Condé, alors au pouvoir depuis plus de 10 ans, "TLP-Guinée documente de nombreux signalements faisant état d'exécutions extrajudiciaires présumées de civils et d'agents de l'Etat soupçonnés de déloyauté", affirme t-il.
Le chef de la junte, le colonel Mamadi Doumbouya, passé général depuis, a été ensuite élu président en décembre 2025.
"Cette découverte macabre de Forécariah s'inscrit-elle dans cette série d'exécutions extrajudiciaires ?", se demande TLP-Guinée.
L'organisation "exige" que l'enquête ouverte par le parquet de Forécariah soit "indépendante, transparente et crédible". Elle appelle l'ONU, Amnesty International, Human Rights Watch, la Fédération internationale pour les droits humains et les ambassades en Guinée "à soutenir les efforts des autorités compétentes afin que toute la lumière soit faite sur ce drame".
De son côté, le FNDC demande "l'ouverture immédiate d'autopsies indépendantes et des comparaisons ADN" pour identifier les personnes exhumées, dans son communiqué signé par ses avocats.
Ces derniers affirment que la découverte des six corps ne peut qu'"appeler l'attention sur l'hypothèse, à ce stade non vérifiée mais qui ne saurait être écartée, d'une exécution extrajudiciaire visant des personnes considérées comme des opposants au régime" guinéen.
Deux figures du FNDC ont disparu depuis plus de deux ans, rappellent-ils: Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, et Mamadou Billo Bah, arrêtés le 9 juillet 2024, sont depuis portés disparus et plus personne n'a reçu de leurs nouvelles.
"Il ne peut être exclu que les corps découverts à Forécariah soient ceux de personnes portées disparues pour des motifs politiques, au nombre desquelles pourraient figurer MM. Foniké Menguè et Billo Bah", estiment les avocats du FNDC, qui demandent "une enquête conduite avec diligence, impartialité et transparence".