Football : des joueuses iraniennes retirent leur demande d’asile et quittent l’Australie

Samedi 14 Mars 2026

Des médias d'État iraniens ont annoncé samedi 14 mars que deux joueuses de l'équipe nationale féminine de football qui a disputé la Coupe d'Asie en Australie, ainsi qu'un membre de l'encadrement, avaient retiré leur demande d'asile dans ce pays. 

Sept membres de la délégation féminine iranienne – six joueuses et un membre du staff – avaient demandé refuge en Australie après avoir été qualifiés de « traîtresses en temps de guerre » dans leur pays pour avoir refusé de chanter l'hymne national avant un match disputé pendant la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février dernier. 

Sept membres de l'équipe féminine nationale ont ensuite demandé et obtenu l'asile en Australie. Le reste de la délégation, qui comptait 26 membres au départ, a quitté le pays pour la Malaisie mardi soir 10 mars.

L'une des joueuses avait par la suite retiré sa demande et avait rejoint le reste de l'équipe qui rentre en Iran via la Malaisie, selon les médias iraniens et les autorités australiennes.



Ce samedi 14 mars, la télévision d'État Irib a indiqué que « deux joueuses et un membre du staff technique » de l'équipe nationale avaient également « renoncé à leur demande d'asile en Australie et sont actuellement en route pour la Malaisie ».

Elle a diffusé une photo des trois femmes – portant le hijab islamique – apparemment sur le point d'embarquer dans un avion. Le reste de l'équipe se trouverait toujours dans la capitale malaisienne Kuala Lumpur, dans l'attente de son retour en Iran.


Selon les autorités australiennes, la première femme à être revenue sur sa demande d'asile a révélé la localisation des joueuses ayant demandé l'asile lorsqu'elle a contacté l'ambassade d'Iran en Australie. Ces dernières ont alors été contraintes de changer de lieu sécurisé.

Le Premier ministre australien, Anthony Albanese, avait salué le courage de ces femmes, promettant qu'elles seraient accueillies à bras ouverts.

Le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, a accusé les autorités australiennes d'avoir « exercé pression sur les joueuses pour qu'elles abandonnent leur patrie et demandent l'asile dans une manœuvre de propagande anti-iranienne ». Il a par ailleurs mis en doute la participation de l'équipe masculine à la Coupe du monde organisée cet été aux États-Unis, au Mexique et au Canada.
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