L’association Présence Chrétienne, Groupe de Réflexion et d’Action, monte au créneau face à ce qu’elle présente comme une montée du discours anti-étranger dans l’espace public sénégalais. Dans une tribune intitulée « Sénégal : il nous faut expulser la xénophobie, pas l’étranger », l’organisation appelle à une mobilisation citoyenne contre les discours et comportements qu’elle assimile à la xénophobie, à la discrimination et à la stigmatisation.
S’appuyant notamment sur les enseignements bibliques, l’association rappelle l’importance accordée à l’accueil de l’étranger. Elle cite notamment l’Évangile selon Matthieu : « J'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ».
Pour Présence Chrétienne, le Sénégal est historiquement une terre de rencontres et de brassage. L’association estime que des ressortissants de différents pays y vivent, étudient, travaillent et entreprennent depuis plusieurs générations. « La différence n'est pas une menace. Elle devient une richesse dès lors qu'elle s'inscrit dans le respect, la justice et la responsabilité », soutient-elle.
L’organisation insiste également sur la notion de Teranga, souvent associée à l'image du Sénégal. Elle estime que celle-ci ne doit pas être réduite à une simple image destinée à l'extérieur, mais constituer une exigence dans les rapports quotidiens entre les populations.
Présence Chrétienne rejette par ailleurs l'idée selon laquelle le Sénégal serait confronté à un prétendu « surpeuplement étranger », considérant qu'aucune donnée factuelle ne permettrait, selon elle, d'étayer une telle affirmation.
« La souveraineté de l'État et la dignité humaine »
Dans sa tribune, l'association reconnaît toutefois à l'État sénégalais le droit de réglementer l'entrée, le séjour et le travail des étrangers sur son territoire.
« Le Sénégal a le droit, et le devoir, de réguler les conditions d'entrée, de séjour et de travail sur son territoire », écrit-elle, tout en rappelant que les étrangers établis au Sénégal doivent également respecter les lois de la République.
Pour autant, l'association appelle à ce que l'application de la loi soit accompagnée du respect de la dignité humaine. Elle met notamment en garde contre la tentation de faire de l'étranger un « bouc émissaire » face aux difficultés économiques et sociales.
Selon Présence Chrétienne, migrants, commerçants étrangers, étudiants ou travailleurs originaires des pays voisins ne doivent pas être désignés comme responsables des difficultés auxquelles le pays est confronté.
La diaspora sénégalaise en toile de fond
L'association établit également un parallèle avec la situation des Sénégalais vivant à l'étranger. Elle rappelle que des millions de ressortissants sénégalais résident, travaillent ou étudient hors du pays.
« La manière dont nous traitons l'étranger sur notre sol est le miroir de ce que nous exigeons pour nos compatriotes à l'extérieur », estime-t-elle, appelant ainsi à défendre les intérêts nationaux sans transformer l'étranger en « ennemi ».
Des recommandations aux pouvoirs publics et aux médias
Dans sa tribune, Présence Chrétienne interpelle plusieurs acteurs de la société. Aux pouvoirs publics, l'association demande notamment de prévenir les discriminations, de garantir une application impartiale des lois, de faciliter la régularisation du séjour des ressortissants de la CEDEAO et de l'Union africaine et de renforcer la formation des forces de l'ordre à la gestion de la diversité.
Les médias et le CNRA sont, eux, invités à travailler à l'élaboration d'une charte éthique consacrée au traitement des questions migratoires et à renforcer la modération face aux contenus haineux diffusés en ligne.
L'association appelle également les responsables politiques et les leaders d'opinion à faire preuve de « responsabilité et de retenue », tandis qu'elle encourage la société civile et les acteurs religieux à favoriser le dialogue interconfessionnel et interculturel.
Présence Chrétienne rappelle enfin que le Sénégal est partie prenante des mécanismes de la CEDEAO relatifs à la libre circulation des personnes et des biens. L'organisation affirme ne pas défendre « des frontières passoires » ni un « repli identitaire dicté par la peur », mais plaide pour une politique migratoire conciliant souveraineté, sécurité et respect de la personne humaine.
Elle préconise notamment une application « claire, transparente et équitable » des règles relatives au séjour et au travail, une lutte contre les réseaux de traite et d'exploitation ainsi qu'une éducation citoyenne fondée sur la culture de la paix et le respect de l'autre.
En conclusion, Présence Chrétienne réaffirme son appel à combattre les discours de haine et résume sa position par une formule qui donne son titre à la tribune : « Il nous faut expulser la xénophobie, pas l'étranger. »
L'association estime ainsi que le Sénégal n'a pas à choisir entre souveraineté et hospitalité, sécurité et dignité, mais peut rechercher, selon elle, une approche fondée sur la justice et la paix sociale.
S’appuyant notamment sur les enseignements bibliques, l’association rappelle l’importance accordée à l’accueil de l’étranger. Elle cite notamment l’Évangile selon Matthieu : « J'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ».
Pour Présence Chrétienne, le Sénégal est historiquement une terre de rencontres et de brassage. L’association estime que des ressortissants de différents pays y vivent, étudient, travaillent et entreprennent depuis plusieurs générations. « La différence n'est pas une menace. Elle devient une richesse dès lors qu'elle s'inscrit dans le respect, la justice et la responsabilité », soutient-elle.
L’organisation insiste également sur la notion de Teranga, souvent associée à l'image du Sénégal. Elle estime que celle-ci ne doit pas être réduite à une simple image destinée à l'extérieur, mais constituer une exigence dans les rapports quotidiens entre les populations.
Présence Chrétienne rejette par ailleurs l'idée selon laquelle le Sénégal serait confronté à un prétendu « surpeuplement étranger », considérant qu'aucune donnée factuelle ne permettrait, selon elle, d'étayer une telle affirmation.
« La souveraineté de l'État et la dignité humaine »
Dans sa tribune, l'association reconnaît toutefois à l'État sénégalais le droit de réglementer l'entrée, le séjour et le travail des étrangers sur son territoire.
« Le Sénégal a le droit, et le devoir, de réguler les conditions d'entrée, de séjour et de travail sur son territoire », écrit-elle, tout en rappelant que les étrangers établis au Sénégal doivent également respecter les lois de la République.
Pour autant, l'association appelle à ce que l'application de la loi soit accompagnée du respect de la dignité humaine. Elle met notamment en garde contre la tentation de faire de l'étranger un « bouc émissaire » face aux difficultés économiques et sociales.
Selon Présence Chrétienne, migrants, commerçants étrangers, étudiants ou travailleurs originaires des pays voisins ne doivent pas être désignés comme responsables des difficultés auxquelles le pays est confronté.
La diaspora sénégalaise en toile de fond
L'association établit également un parallèle avec la situation des Sénégalais vivant à l'étranger. Elle rappelle que des millions de ressortissants sénégalais résident, travaillent ou étudient hors du pays.
« La manière dont nous traitons l'étranger sur notre sol est le miroir de ce que nous exigeons pour nos compatriotes à l'extérieur », estime-t-elle, appelant ainsi à défendre les intérêts nationaux sans transformer l'étranger en « ennemi ».
Des recommandations aux pouvoirs publics et aux médias
Dans sa tribune, Présence Chrétienne interpelle plusieurs acteurs de la société. Aux pouvoirs publics, l'association demande notamment de prévenir les discriminations, de garantir une application impartiale des lois, de faciliter la régularisation du séjour des ressortissants de la CEDEAO et de l'Union africaine et de renforcer la formation des forces de l'ordre à la gestion de la diversité.
Les médias et le CNRA sont, eux, invités à travailler à l'élaboration d'une charte éthique consacrée au traitement des questions migratoires et à renforcer la modération face aux contenus haineux diffusés en ligne.
L'association appelle également les responsables politiques et les leaders d'opinion à faire preuve de « responsabilité et de retenue », tandis qu'elle encourage la société civile et les acteurs religieux à favoriser le dialogue interconfessionnel et interculturel.
Présence Chrétienne rappelle enfin que le Sénégal est partie prenante des mécanismes de la CEDEAO relatifs à la libre circulation des personnes et des biens. L'organisation affirme ne pas défendre « des frontières passoires » ni un « repli identitaire dicté par la peur », mais plaide pour une politique migratoire conciliant souveraineté, sécurité et respect de la personne humaine.
Elle préconise notamment une application « claire, transparente et équitable » des règles relatives au séjour et au travail, une lutte contre les réseaux de traite et d'exploitation ainsi qu'une éducation citoyenne fondée sur la culture de la paix et le respect de l'autre.
En conclusion, Présence Chrétienne réaffirme son appel à combattre les discours de haine et résume sa position par une formule qui donne son titre à la tribune : « Il nous faut expulser la xénophobie, pas l'étranger. »
L'association estime ainsi que le Sénégal n'a pas à choisir entre souveraineté et hospitalité, sécurité et dignité, mais peut rechercher, selon elle, une approche fondée sur la justice et la paix sociale.


