Face à Ebola, plusieurs pays se barricadent contre la RDC

Vendredi 29 Mai 2026

La République démocratique du Congo (RDC) fait face à une nouvelle épidémie d’Ebola déclarée le 15 mai, suscitant l’inquiétude de plusieurs pays partenaires qui ont commencé à imposer des restrictions de voyage et à suspendre la délivrance de visas aux ressortissants congolais. Les États-Unis, le Canada, ainsi que plusieurs pays voisins ont adopté des mesures préventives, malgré les appels au calme des autorités congolaises et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Kinshasa estime que ces restrictions sont excessives et rappelle que le virus Ebola se transmet par contact humain, contrairement au Covid-19. Les autorités soulignent également que le pays dispose d’une longue expérience dans la gestion de ce type d’épidémie, même si la souche actuelle, Bundibugyo, ne bénéficie pour l’instant ni de vaccin ni de traitement spécifique.

L’OMS juge les fermetures de frontières et les limitations de voyage contre-productives, estimant qu’elles risquent d’isoler davantage la RDC et de compliquer la riposte sanitaire. L’organisation met en garde contre le risque de voir les populations emprunter des passages informels échappant aux contrôles sanitaires.

Selon le gouvernement congolais, l’épidémie reste principalement concentrée dans la province de l’Ituri, où ont été enregistrés la majorité des cas suspects et des décès. Toutefois, la situation est compliquée par l’insécurité persistante dans l’est du pays et par la présence de zones contrôlées par le groupe rebelle AFC/M23, ce qui rend la coordination des efforts sanitaires plus difficile.

Face à cette crise, les autorités congolaises appellent à la solidarité internationale et à une coopération renforcée plutôt qu’à des mesures de fermeture qu’elles considèrent comme pénalisantes pour la lutte contre l’épidémie.

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