FIFA : le prince Ali de Jordanie accuse Gianni Infantino de chantage et de pressions politique

Mardi 4 Aout 2026

La crise qui secoue la FIFA prend une nouvelle tournure. Dans un long message publié sur le réseau social X, le président de la Fédération jordanienne de football, Ali ben Al Hussein, a accusé le président de la FIFA, Gianni Infantino, d'avoir exercé des pressions sur sa fédération en liant un éventuel soutien politique à une aide institutionnelle.

À moins d'un an de l'élection à la présidence de la FIFA, le dirigeant jordanien affirme que son instance nationale a été confrontée à plusieurs difficultés sans obtenir le soutien attendu de l'organisation mondiale.

Le prince Ali, ancien candidat à la présidence de la FIFA en 2015 face à Sepp Blatter, explique que la Jordanie a rencontré de nombreux obstacles lors de la Coupe du monde 2026, notamment en ce qui concerne les visas des supporters.

« Tous nos supporters n'ont pas obtenu de visa, même s'ils possédaient des billets, dont nous savons également qu'ils ont été vendus à des prix exorbitants », déplore-t-il.

Il dénonce également des prélèvements financiers imposés à sa fédération. « Le gouvernement américain nous a imposé des taxes via la FIFA pour notre participation, alors que cet argent devrait revenir aux joueurs et au staff. Cela n'a pas été le cas des équipes ayant établi leur camp de base au Canada ou au Mexique », affirme-t-il.

Le président de la Fédération jordanienne regrette aussi que les primes promises à ses joueurs pour leur parcours jusqu'en finale de la Coupe arabe au Qatar n'aient toujours pas été versées.

Mais c'est la conclusion de son message qui suscite le plus de réactions. « Depuis des mois, la FIFA refuse de nous aider sur ces questions, mais on m'a fait savoir oralement, pendant la Coupe du monde, qu'un soutien à Infantino aiderait grandement notre Fédération », écrit-il, laissant entendre que des aides auraient été conditionnées à un soutien politique en faveur du président sortant.

Ces accusations interviennent dans un contexte particulièrement difficile pour Gianni Infantino. Déjà fragilisé par l'échec de son projet controversé d'ouvrir le capital commercial de la Coupe du monde à des investisseurs privés, le président de la FIFA fait désormais face à une contestation grandissante au sein de plusieurs fédérations et confédérations.

La déclaration du prince Ali risque d'accentuer les tensions à quelques mois du lancement de la campagne pour l'élection présidentielle de la FIFA, prévue en 2027, où la gouvernance de l'instance mondiale du football est plus que jamais au cœur des débats.
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