États-Unis : depuis le retour de Trump, la police de l’immigration durcit ses méthodes

Samedi 10 Janvier 2026

La mort par balles de Renée Nicole Good, une mère de famille de 37 ans tuée le 7 janvier 2026 à Minneapolis par un agent de la police de l’immigration américaine (ICE), a ravivé un vif débat aux États-Unis sur les méthodes jugées de plus en plus brutales de cette agence fédérale. Si l’administration Trump évoque la légitime défense, des images et témoignages contestent cette version, dans un contexte déjà marqué par plusieurs décès impliquant des agents de l’ICE.

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, la lutte contre l’immigration clandestine est devenue une priorité centrale de son second mandat. L’ICE a vu son rôle, ses moyens et son champ d’action considérablement élargis, devenant le principal bras armé de la politique migratoire présidentielle. Ses effectifs ont presque doublé, son budget a été fortement augmenté, et ses agents bénéficient désormais d’une large marge de manœuvre, avec peu de limites juridiques clairement définies.

Cette montée en puissance s’est traduite par une multiplication de raids dans l’espace public, des interventions musclées et des violences dénoncées par des chercheurs, des ONG et des médias. Des arrestations arbitraires, y compris de citoyens américains, de binationaux et d’activistes, ont été documentées, tandis que des objectifs chiffrés d’interpellations quotidiennes accentuent la pression sur les agents.

Selon plusieurs organisations de défense des droits humains, cette politique a conduit à une militarisation accrue du contrôle migratoire, marquée par l’usage croissant d’armes à feu et un nombre record de décès, tant lors d’interventions que dans les centres de détention de l’ICE. La mort de Renée Nicole Good est ainsi perçue comme une nouvelle étape dans une escalade de la violence, suscitant une contestation grandissante au sein de la société américaine.
 
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