Le candidat démocrate au Sénat dans le Maine, Graham Platner, a annoncé mercredi 8 juillet le retrait de sa candidature après des accusations de viol portées par une ancienne compagne. Ce revers intervient dans un État stratégique pour les démocrates, qui espèrent reprendre le contrôle du Sénat lors des élections de mi-mandat de novembre.
La pression était devenue intenable. Depuis plusieurs jours, de nombreuses figures du Parti démocrate aux États-Unis demandaient à Graham Platner de renoncer à sa candidature, après le témoignage publié par le site Politico d'une de ses anciennes compagnes. Dans cette interview, Jenny Racicot affirme que Graham Platner l'a contrainte à avoir une relation sexuelle il y a près de cinq ans, alors qu'il était en état d'ébriété. Le candidat nie catégoriquement ces accusations et affirme n'avoir commis aucune agression. Face au tollé suscité par ces révélations, il a annoncé ce 8 juillet la suspension de sa campagne.
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Graham Platner assure que cette décision ne constitue en rien un aveu de culpabilité. Selon lui, ce sont les pressions exercées par « l'establishment politique » et le retrait du soutien de plusieurs responsables démocrates qui ont rendu sa campagne impossible.
Une candidature déjà controversée
Les accusations de viol ne sont pas la seule controverse qui entourait Graham Platner. Le New York Times avait notamment publié une enquête rassemblant les témoignages d'anciennes compagnes décrivant un comportement toxique et méprisant à l'égard des femmes. On a appris l'existence d'un tatouage datant de son passage chez les Marines, représentant un crâne surmontant deux os croisés, reconnu comme un symbole nazi.
Malgré ces éléments, les démocrates du Maine avaient choisi d'investir cet ostréiculteur comme candidat au Sénat lors des primaires début juin. Figure antisystème, Graham Platner apparaissait comme l'un des rares démocrates capables de battre la sénatrice républicaine sortante, Susan Collins, lors d’un scrutin crucial pour l’opposition dans leur objectif de reprendre la majorité au Sénat.
Une course contre la montre pour désigner un remplaçant
Le parti démocrate a désormais jusqu'au 27 juillet pour désigner un nouveau candidat. Parmi les noms déjà évoqués figure Shenna Bellows, l'actuelle secrétaire d'État du Maine, responsable notamment de l'organisation des élections dans cet État.
Sans annoncer officiellement sa candidature, elle a déjà donné le ton. « Quel que soit le candidat investi, il devra être capable de rassembler les électeurs du Maine et de battre Susan Collins », a-t-elle déclaré à la chaîne CNN. Pour Shenna Bellows, « l'enjeu est immense » : « Le contrôle du Sénat américain est en jeu. Il s'agit de demander des comptes à Donald Trump et de défendre les travailleurs face aux milliardaires et aux grandes entreprises ».
La secrétaire d'État a également insisté sur le fait que « cette campagne n'a jamais été centrée sur une seule personne » mais qu'elle représente « un mouvement en faveur du changement ».
Une affaire révélatrice des tensions au sein du parti démocrate
À un peu plus de cent jours du scrutin, les démocrates n'ont guère le droit à l'erreur. Pour espérer reprendre le contrôle du Sénat, ils doivent impérativement conquérir le siège du Maine.
Au-delà de ses conséquences électorales, cette affaire met en lumière des tensions qui existent entre le Parti démocrate et ses sympathisants. Comme le souligne le New York Times, de nombreux électeurs démocrates, exaspérés par l'incapacité de leur parti à contenir Donald Trump, ne font plus confiance à ses dirigeants pour désigner les candidats les plus à même de l'emporter.
Cette défiance favorise l'émergence de candidats antisystème, qui n'auraient probablement eu aucune chance il y a encore quelques années. « Mais, souligne également le quotidien américain, elle peut aussi permettre à certains candidats au parcours controversé d'échapper à un examen suffisamment approfondi avant d'être investis ».
La pression était devenue intenable. Depuis plusieurs jours, de nombreuses figures du Parti démocrate aux États-Unis demandaient à Graham Platner de renoncer à sa candidature, après le témoignage publié par le site Politico d'une de ses anciennes compagnes. Dans cette interview, Jenny Racicot affirme que Graham Platner l'a contrainte à avoir une relation sexuelle il y a près de cinq ans, alors qu'il était en état d'ébriété. Le candidat nie catégoriquement ces accusations et affirme n'avoir commis aucune agression. Face au tollé suscité par ces révélations, il a annoncé ce 8 juillet la suspension de sa campagne.
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Graham Platner assure que cette décision ne constitue en rien un aveu de culpabilité. Selon lui, ce sont les pressions exercées par « l'establishment politique » et le retrait du soutien de plusieurs responsables démocrates qui ont rendu sa campagne impossible.
Une candidature déjà controversée
Les accusations de viol ne sont pas la seule controverse qui entourait Graham Platner. Le New York Times avait notamment publié une enquête rassemblant les témoignages d'anciennes compagnes décrivant un comportement toxique et méprisant à l'égard des femmes. On a appris l'existence d'un tatouage datant de son passage chez les Marines, représentant un crâne surmontant deux os croisés, reconnu comme un symbole nazi.
Malgré ces éléments, les démocrates du Maine avaient choisi d'investir cet ostréiculteur comme candidat au Sénat lors des primaires début juin. Figure antisystème, Graham Platner apparaissait comme l'un des rares démocrates capables de battre la sénatrice républicaine sortante, Susan Collins, lors d’un scrutin crucial pour l’opposition dans leur objectif de reprendre la majorité au Sénat.
Une course contre la montre pour désigner un remplaçant
Le parti démocrate a désormais jusqu'au 27 juillet pour désigner un nouveau candidat. Parmi les noms déjà évoqués figure Shenna Bellows, l'actuelle secrétaire d'État du Maine, responsable notamment de l'organisation des élections dans cet État.
Sans annoncer officiellement sa candidature, elle a déjà donné le ton. « Quel que soit le candidat investi, il devra être capable de rassembler les électeurs du Maine et de battre Susan Collins », a-t-elle déclaré à la chaîne CNN. Pour Shenna Bellows, « l'enjeu est immense » : « Le contrôle du Sénat américain est en jeu. Il s'agit de demander des comptes à Donald Trump et de défendre les travailleurs face aux milliardaires et aux grandes entreprises ».
La secrétaire d'État a également insisté sur le fait que « cette campagne n'a jamais été centrée sur une seule personne » mais qu'elle représente « un mouvement en faveur du changement ».
Une affaire révélatrice des tensions au sein du parti démocrate
À un peu plus de cent jours du scrutin, les démocrates n'ont guère le droit à l'erreur. Pour espérer reprendre le contrôle du Sénat, ils doivent impérativement conquérir le siège du Maine.
Au-delà de ses conséquences électorales, cette affaire met en lumière des tensions qui existent entre le Parti démocrate et ses sympathisants. Comme le souligne le New York Times, de nombreux électeurs démocrates, exaspérés par l'incapacité de leur parti à contenir Donald Trump, ne font plus confiance à ses dirigeants pour désigner les candidats les plus à même de l'emporter.
Cette défiance favorise l'émergence de candidats antisystème, qui n'auraient probablement eu aucune chance il y a encore quelques années. « Mais, souligne également le quotidien américain, elle peut aussi permettre à certains candidats au parcours controversé d'échapper à un examen suffisamment approfondi avant d'être investis ».