À l’approche du 25e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, la chaîne publique canadienne CBC se retrouve au cœur d’une polémique. Une directive interne demande à ses journalistes et rédacteurs d’éviter les expressions « terrorisme » et « attaque terroriste » lorsqu’ils évoquent les attentats perpétrés aux États-Unis. Une ligne éditoriale que le média justifie par un souci de neutralité.
La consigne figure dans une note interne signée par Bassem Boshra, responsable chargé des normes journalistiques et de la confiance du public au sein de CBC.
Selon cette directive, les journalistes sont invités à privilégier une description factuelle des événements plutôt que d’utiliser le terme « terrorisme », considéré comme politiquement chargé.
Ainsi, pour évoquer le 11 septembre 2001, les journalistes doivent décrire les détournements d’avions et leurs conséquences à Manhattan, Washington et en Pennsylvanie sans nécessairement qualifier les faits d’« attaque terroriste ».
Une députée conservatrice dénonce une « injustice »
La révélation de cette consigne, à deux semaines du 25e anniversaire des attentats, a suscité de nombreuses réactions au Canada.
Rachel Thomas, députée du Parti conservateur, estime que ne pas qualifier les attentats du 11-Septembre d’actes terroristes constitue une offense aux victimes, à leurs familles, aux survivants et aux membres des services d’urgence intervenus lors des attaques.
« Tenter d’édulcorer ou de réécrire cette histoire est profondément offensant et constitue une injustice envers toutes les personnes touchées par ces attaques », a-t-elle dénoncé.
CBC défend sa ligne éditoriale
Face aux critiques, CBC défend son approche. La chaîne publique canadienne considère que le mot « terrorisme » est politiquement chargé et que son utilisation peut poser un problème de neutralité journalistique. Elle privilégie donc la description des faits et des actes commis.
Cette politique éditoriale avait déjà suscité une controverse après les attaques du 7 octobre 2023 en Israël. CBC avait alors demandé à ses journalistes d’éviter de qualifier de « terroristes » les membres du Hamas et les attaques perpétrées en Israël.
La nouvelle polémique relance ainsi au Canada le débat sur le choix des mots employés par les médias pour qualifier les actes de violence politique et les attentats.
La consigne figure dans une note interne signée par Bassem Boshra, responsable chargé des normes journalistiques et de la confiance du public au sein de CBC.
Selon cette directive, les journalistes sont invités à privilégier une description factuelle des événements plutôt que d’utiliser le terme « terrorisme », considéré comme politiquement chargé.
Ainsi, pour évoquer le 11 septembre 2001, les journalistes doivent décrire les détournements d’avions et leurs conséquences à Manhattan, Washington et en Pennsylvanie sans nécessairement qualifier les faits d’« attaque terroriste ».
Une députée conservatrice dénonce une « injustice »
La révélation de cette consigne, à deux semaines du 25e anniversaire des attentats, a suscité de nombreuses réactions au Canada.
Rachel Thomas, députée du Parti conservateur, estime que ne pas qualifier les attentats du 11-Septembre d’actes terroristes constitue une offense aux victimes, à leurs familles, aux survivants et aux membres des services d’urgence intervenus lors des attaques.
« Tenter d’édulcorer ou de réécrire cette histoire est profondément offensant et constitue une injustice envers toutes les personnes touchées par ces attaques », a-t-elle dénoncé.
CBC défend sa ligne éditoriale
Face aux critiques, CBC défend son approche. La chaîne publique canadienne considère que le mot « terrorisme » est politiquement chargé et que son utilisation peut poser un problème de neutralité journalistique. Elle privilégie donc la description des faits et des actes commis.
Cette politique éditoriale avait déjà suscité une controverse après les attaques du 7 octobre 2023 en Israël. CBC avait alors demandé à ses journalistes d’éviter de qualifier de « terroristes » les membres du Hamas et les attaques perpétrées en Israël.
La nouvelle polémique relance ainsi au Canada le débat sur le choix des mots employés par les médias pour qualifier les actes de violence politique et les attentats.


