Les autorités espagnoles ont procédé, ce dimanche 11 octobre 2026, au démantèlement du dernier grand campement de migrants dans l'enclave de Ceuta, située au nord du Maroc. Cette opération, menée par la police avec l'appui de militaires, intervient à seulement deux jours de la visite annoncée du roi Felipe VI et de la reine Letizia. Des centaines de migrants ont été évacués vers des centres d'accueil, tandis que d'autres ont préféré prendre la fuite.
À Ceuta, les autorités espagnoles accélèrent les opérations d'évacuation des campements de migrants. Ce dimanche, dès les premières heures de la matinée, un important dispositif policier et militaire a été déployé sur l'esplanade El Guano, où plusieurs centaines de personnes vivaient dans des abris de fortune.
Selon des journalistes de l'Agence France-Presse (AFP) présents sur place, les forces de sécurité sont intervenues peu après 6 heures TU pour procéder à l'évacuation de ce site, considéré comme le dernier grand campement de migrants de l'enclave espagnole.
Les occupants ont été conduits vers des autobus avant d'être transférés dans des centres d'accueil. Parallèlement, des équipes de nettoyage ont été mobilisées pour débarrasser l'esplanade et la plage des installations précaires.
Cependant, tous les migrants n'ont pas accepté de monter dans les véhicules. Certains ont pris la fuite vers les collines environnantes afin d'échapper à l'évacuation.
Plus de 70 000 arrivées en deux jours
Ceuta fait face aux conséquences d'une crise migratoire sans précédent survenue les 30 et 31 juillet 2026. Durant ces deux journées, plus de 70 000 personnes avaient rejoint l'enclave espagnole depuis le Maroc voisin, selon les chiffres rapportés par RFI et l'AFP.
Si la majorité de ces personnes avaient regagné le territoire marocain dans les jours suivants, plusieurs milliers étaient restées à Ceuta, sans solution d'hébergement durable.
Faute de places suffisantes dans les structures d'accueil, de nombreux migrants avaient installé des campements improvisés sur les plages, dans les rues et sur différentes esplanades de la ville.
Cette arrivée massive avait également été marquée par des drames humains, avec plusieurs dizaines de décès signalés.
Depuis plusieurs semaines, les autorités espagnoles multiplient les opérations visant à évacuer ces installations précaires. Plusieurs campements situés sur les plages voisines avaient déjà été démantelés avant l'intervention de ce dimanche.
Une opération à la veille d'une visite royale sensible
Le calendrier de cette nouvelle évacuation retient particulièrement l'attention. Le roi Felipe VI et son épouse, la reine Letizia, sont attendus à Ceuta le mardi 13 octobre, dans le cadre d'un déplacement organisé en coordination avec le gouvernement espagnol.
Le couple royal doit ensuite se rendre à Melilla, mercredi 14 octobre.
Il s'agira de la première visite d'un souverain espagnol dans ces deux enclaves depuis celle du roi Juan Carlos, en novembre 2007.
Cette précédente visite avait provoqué une crise diplomatique avec le Maroc, qui revendique la souveraineté sur Ceuta et Melilla.
Le déplacement annoncé de Felipe VI intervient donc dans un contexte particulièrement délicat, marqué à la fois par les tensions migratoires, les enjeux sécuritaires et la sensibilité des relations entre Madrid et Rabat.
Une crise migratoire devenue politique et diplomatique
L'afflux massif de migrants enregistré à la fin du mois de juillet a dépassé le seul cadre humanitaire. Il a provoqué une crise politique en Espagne, mettant le gouvernement de Pedro Sánchez sous pression.
La situation à Ceuta a également suscité de fortes tensions diplomatiques au sein de l'Union européenne, confrontée aux conséquences de cette arrivée exceptionnelle de migrants sur son territoire.
Pour les autorités espagnoles, le démantèlement des campements répond à la nécessité de reprendre le contrôle des espaces publics et d'organiser la prise en charge des personnes présentes dans l'enclave.
Mais la dispersion des migrants, dont certains ont fui les opérations d'évacuation, pose la question de leur devenir et de leurs conditions d'accueil.
À deux jours de la visite du couple royal, Ceuta ne compte désormais plus de grand campement comparable à celui d'El Guano. Pour autant, le démantèlement de ces installations ne signifie pas la fin de la crise migratoire, dont les conséquences humaines, politiques et diplomatiques continuent de peser sur l'Espagne.
À Ceuta, les autorités espagnoles accélèrent les opérations d'évacuation des campements de migrants. Ce dimanche, dès les premières heures de la matinée, un important dispositif policier et militaire a été déployé sur l'esplanade El Guano, où plusieurs centaines de personnes vivaient dans des abris de fortune.
Selon des journalistes de l'Agence France-Presse (AFP) présents sur place, les forces de sécurité sont intervenues peu après 6 heures TU pour procéder à l'évacuation de ce site, considéré comme le dernier grand campement de migrants de l'enclave espagnole.
Les occupants ont été conduits vers des autobus avant d'être transférés dans des centres d'accueil. Parallèlement, des équipes de nettoyage ont été mobilisées pour débarrasser l'esplanade et la plage des installations précaires.
Cependant, tous les migrants n'ont pas accepté de monter dans les véhicules. Certains ont pris la fuite vers les collines environnantes afin d'échapper à l'évacuation.
Plus de 70 000 arrivées en deux jours
Ceuta fait face aux conséquences d'une crise migratoire sans précédent survenue les 30 et 31 juillet 2026. Durant ces deux journées, plus de 70 000 personnes avaient rejoint l'enclave espagnole depuis le Maroc voisin, selon les chiffres rapportés par RFI et l'AFP.
Si la majorité de ces personnes avaient regagné le territoire marocain dans les jours suivants, plusieurs milliers étaient restées à Ceuta, sans solution d'hébergement durable.
Faute de places suffisantes dans les structures d'accueil, de nombreux migrants avaient installé des campements improvisés sur les plages, dans les rues et sur différentes esplanades de la ville.
Cette arrivée massive avait également été marquée par des drames humains, avec plusieurs dizaines de décès signalés.
Depuis plusieurs semaines, les autorités espagnoles multiplient les opérations visant à évacuer ces installations précaires. Plusieurs campements situés sur les plages voisines avaient déjà été démantelés avant l'intervention de ce dimanche.
Une opération à la veille d'une visite royale sensible
Le calendrier de cette nouvelle évacuation retient particulièrement l'attention. Le roi Felipe VI et son épouse, la reine Letizia, sont attendus à Ceuta le mardi 13 octobre, dans le cadre d'un déplacement organisé en coordination avec le gouvernement espagnol.
Le couple royal doit ensuite se rendre à Melilla, mercredi 14 octobre.
Il s'agira de la première visite d'un souverain espagnol dans ces deux enclaves depuis celle du roi Juan Carlos, en novembre 2007.
Cette précédente visite avait provoqué une crise diplomatique avec le Maroc, qui revendique la souveraineté sur Ceuta et Melilla.
Le déplacement annoncé de Felipe VI intervient donc dans un contexte particulièrement délicat, marqué à la fois par les tensions migratoires, les enjeux sécuritaires et la sensibilité des relations entre Madrid et Rabat.
Une crise migratoire devenue politique et diplomatique
L'afflux massif de migrants enregistré à la fin du mois de juillet a dépassé le seul cadre humanitaire. Il a provoqué une crise politique en Espagne, mettant le gouvernement de Pedro Sánchez sous pression.
La situation à Ceuta a également suscité de fortes tensions diplomatiques au sein de l'Union européenne, confrontée aux conséquences de cette arrivée exceptionnelle de migrants sur son territoire.
Pour les autorités espagnoles, le démantèlement des campements répond à la nécessité de reprendre le contrôle des espaces publics et d'organiser la prise en charge des personnes présentes dans l'enclave.
Mais la dispersion des migrants, dont certains ont fui les opérations d'évacuation, pose la question de leur devenir et de leurs conditions d'accueil.
À deux jours de la visite du couple royal, Ceuta ne compte désormais plus de grand campement comparable à celui d'El Guano. Pour autant, le démantèlement de ces installations ne signifie pas la fin de la crise migratoire, dont les conséquences humaines, politiques et diplomatiques continuent de peser sur l'Espagne.