Emprisonnement de Guy Marius Sagna: Amnesty international Sénégal exprime sa "solidarité avec l’activiste panafricain "

Lundi 22 Juillet 2019

Les 20 et 21 juillet, la section sénégalaise d’ Amnesty International s’est penchée sur l’emprisonnement de Guy Marius Sagna arrêté le  mardi 16  et placé sous mandat de dépôt le 19 juillet dernier.


« Les membres du CCN de @ Amnesty International Sénégal réunis les 20 et 21 juillet au Lac Rose expriment leur solidarité avec l’activiste panafricain Guy Marius Sagna emprisonné par le gouvernement du Sénégal », a tweeté  ce lundi matin Seydi Gassama, le directeur de la section sénégalaise d’Amnesty International. 

L’activiste Guy Marius Sagna, membre des mouvements citoyens « Aar Li Nu Bokk » et « Frapp-France Dégage », a été placé sous mandat de dépôt pour « fausse alerte au terrorisme ». Sa détention provisoire fait suite à la publication d’un communiqué de presse de ladite plateforme daté du 15 juillet et intitulé « La France prépare un attentat terroriste au Sénégal », relatif à la présence militaire française que la plateforme estime liée à l’augmentation des actes de terrorisme.

La plateforme « Frapp-France Dégage » accuse la France de « préparer psychologiquement les populations à vivre avec l’idée de la menace terroriste » et tout en la mettant en garde contre toute volonté de reproduire ce schéma au Sénégal. Il faut rappeler que le communiqué est signé par « Frapp-France Dégage » mais pas nommément par Guy Marius Sagna. 

L’avocat de l’activiste panafricain n’a pas tardé à réagir. « Mon client dément formellement que ces propos soient les siens », réplique l’un de ses avocats Me Aly Kane.

Selon le sit internet d’information Nettali, après la libération de Saer Kébé et de l’imam Boubacar Ndao, le directeur d’Amnesty International Sénégal a fait savoir le 11 avril dernier que le délit d’apologie du terrorisme est « mal défini au Sénégal et peut amener n’importe qui en prison ». « Il faut revoir ces lois en définissant de façon précise, le délit d’apologie du terrorisme. Le gouvernement du Sénégal doit appliquer la recommandation du Comité contre la torture de l’Organisation des nations unies (Onu) qui demande que l’indemnisation des victimes de longues détentions soit automatique », exhorte-t-il.

Par Erick Salemon Bassène
 
Dans la même rubrique :