Le premier Conseil des ministres sous la présidence de Romuald Wadagni n’a pas seulement marqué le lancement de l’action gouvernementale du nouveau pouvoir. Au Palais de la Marina, ce jeudi 28 mai 2026, une image a discrètement capté l’attention et alimenté les conversations : celle du capitaine Elvire Toupé, dans son nouveau rôle d’aide de camp du président de la République.
Il s’agit d’une première dans l’histoire du Bénin. Une nomination inédite dans le paysage politique et militaire national. Pour la première fois, une femme accède à cette fonction stratégique au sommet de l’appareil sécuritaire présidentiel. Un choix qui consacre le parcours d’un officier de la Garde républicaine et témoigne, dans le même temps, d’une évolution progressive des mentalités au sein des forces de défense et de sécurité.
Dans l’exercice de ses fonctions, l’aide de camp du Chef de l’État occupe un rôle central dans l’organisation sécuritaire et protocolaire des activités présidentielles : coordination des dispositifs de protection, gestion des déplacements officiels et supervision de la sécurité rapprochée. Des missions qui exigent rigueur, réactivité et discrétion. « Mon rôle en tant qu’aide de camp du président de la République du Bénin est d’abord de l’assister et de coordonner tout ce qui est dispositif sécuritaire autour de lui lors de ses activités et déplacements », a déclaré le capitaine Elvire Toupé à Bénin Bouge.
Jusque-là, cette nomination apparaît comme un signal fort en faveur de la promotion des femmes dans les sphères stratégiques de l’État. Dans une sous-région où les postes liés à la sécurité présidentielle restent largement dominés par les hommes, l’arrivée du capitaine Elvire Toupé à ce niveau de responsabilité revêt une dimension hautement symbolique.