Deux ans après son retour triomphant à la Maison Blanche, Donald Trump a été confronté cette nuit à un désaveu cuisant de la part des électeurs américains, avec la perte annoncée de la Chambre des représentants au profit des démocrates.
Donald Trump a dit ce mardi 3 novembre qu'il "acceptait" le résultat des élections de mi-mandat, qui voient une vague démocrate déferler sur le pays, mais refuse d'en assumer la responsabilité.
"Je suis tout à fait disposé à accepter ces résultats", a-t-il déclaré au New York Times. "Nous travaillerons avec les démocrates ; nous nous réjouissons, vous savez, de collaborer avec eux. Nous parviendrons probablement à trouver un terrain d'entente."
Face à l'ampleur des gains de l'opposition, qui a déjà remporté la Chambre des représentants et est en bonne position pour ravir aussi le Sénat, c'est-à-dire de prendre le contrôle de tout le Congrès, le républicain n'entend donc pas contester le verdict des urnes.
Cela n'était pas acquis, venant de celui qui refuse toujours de reconnaître sa défaite à la présidentielle de 2020, et qui avait lancé des accusations de fraude avant même les "midterms".
"Arrêter la gauche radicale"
Mais le président américain n'est pas disposé à concéder une défaite personnelle mardi, même si les Américains ont massivement condamné son bilan, en particulier la guerre en Iran et la hausse du coût de la vie que ce conflit a provoquée.
"Je n'étais pas sur le bulletin et si je l'avais été, nous aurions LARGEMENT gagné", a écrit le milliardaire de 80 ans sur sa plateforme Truth Social, après avoir pourtant appelé pendant la campagne ses partisans à se mobiliser comme s'il se présentait lui-même. Un responsable américain a parlé à l'AFP d'une attitude de "défi" régnant à la Maison Blanche, d'où le président républicain suit les résultats avec des ministres et des conseillers.
"Un dernier avertissement: peu importe ce qui se passe aujourd'hui, le président Trump n'en sera que plus décidé à arrêter la gauche radicale. Attachez vos ceintures", a déclaré ce responsable de la Maison Blanche, en conclusion d'un message qui cherchait aussi à exonérer le milliardaire républicain.
Le président "n'était pas sur les bulletins et il est prouvé que les électeurs de Trump vont voter quand il est sur le bulletin", a dit cette source, jugeant aussi que la "qualité" des candidats républicains laissait à désirer.
"Le président Trump a mieux fait campagne que bien des candidats eux-mêmes", a-t-elle jugé, en référence aux très nombreux meetings et déplacements de Donald Trump ces dernières semaines. Le président américain a pourtant piloté lui-même la sélection des candidats de son camp.
"Ils sont CONTRE moi"
La mauvaise humeur de Donald Trump avait filtré avant même que les urnes ne commencent à livrer leur verdict. En peu de temps, le président des États-Unis a publié sur son réseau Truth Social trois messages attaquant Fox News, la chaîne préférée des conservateurs américains, accusée de lui nuire délibérément.
Dans l'un d'eux, il s'en prend à une intervenante en plateau, "bête comme ses pieds", dans un autre, il critique les sondages de la chaîne, qui reflètent le mécontentement des Américains sur son bilan.
"Ils sont CONTRE moi", accuse-t-il dans un troisième post, à propos de Fox News.
Après ces succès démocrates, Donald Trump sera certainement visé par de nombreuses enquêtes lancées par la Chambre des représentants. Si le Sénat bascule aussi, il perdra en grande partie son pouvoir de nomination, en particulier en cas de vacance à la Cour suprême, puissante institution dont les neuf juges sont nommés à vie. Les élections de mi-mandat renouvellent un tiers des sièges du Sénat et tous ceux de la Chambre.
Donald Trump a déjà menacé de dégainer tous azimuts son pouvoir de veto face aux textes que lui enverrait pour promulgation un Congrès démocrate. Il conserverait aussi une importante marge de manoeuvre diplomatique et militaire.
Donald Trump a dit ce mardi 3 novembre qu'il "acceptait" le résultat des élections de mi-mandat, qui voient une vague démocrate déferler sur le pays, mais refuse d'en assumer la responsabilité.
"Je suis tout à fait disposé à accepter ces résultats", a-t-il déclaré au New York Times. "Nous travaillerons avec les démocrates ; nous nous réjouissons, vous savez, de collaborer avec eux. Nous parviendrons probablement à trouver un terrain d'entente."
Face à l'ampleur des gains de l'opposition, qui a déjà remporté la Chambre des représentants et est en bonne position pour ravir aussi le Sénat, c'est-à-dire de prendre le contrôle de tout le Congrès, le républicain n'entend donc pas contester le verdict des urnes.
Cela n'était pas acquis, venant de celui qui refuse toujours de reconnaître sa défaite à la présidentielle de 2020, et qui avait lancé des accusations de fraude avant même les "midterms".
"Arrêter la gauche radicale"
Mais le président américain n'est pas disposé à concéder une défaite personnelle mardi, même si les Américains ont massivement condamné son bilan, en particulier la guerre en Iran et la hausse du coût de la vie que ce conflit a provoquée.
"Je n'étais pas sur le bulletin et si je l'avais été, nous aurions LARGEMENT gagné", a écrit le milliardaire de 80 ans sur sa plateforme Truth Social, après avoir pourtant appelé pendant la campagne ses partisans à se mobiliser comme s'il se présentait lui-même. Un responsable américain a parlé à l'AFP d'une attitude de "défi" régnant à la Maison Blanche, d'où le président républicain suit les résultats avec des ministres et des conseillers.
"Un dernier avertissement: peu importe ce qui se passe aujourd'hui, le président Trump n'en sera que plus décidé à arrêter la gauche radicale. Attachez vos ceintures", a déclaré ce responsable de la Maison Blanche, en conclusion d'un message qui cherchait aussi à exonérer le milliardaire républicain.
Le président "n'était pas sur les bulletins et il est prouvé que les électeurs de Trump vont voter quand il est sur le bulletin", a dit cette source, jugeant aussi que la "qualité" des candidats républicains laissait à désirer.
"Le président Trump a mieux fait campagne que bien des candidats eux-mêmes", a-t-elle jugé, en référence aux très nombreux meetings et déplacements de Donald Trump ces dernières semaines. Le président américain a pourtant piloté lui-même la sélection des candidats de son camp.
"Ils sont CONTRE moi"
La mauvaise humeur de Donald Trump avait filtré avant même que les urnes ne commencent à livrer leur verdict. En peu de temps, le président des États-Unis a publié sur son réseau Truth Social trois messages attaquant Fox News, la chaîne préférée des conservateurs américains, accusée de lui nuire délibérément.
Dans l'un d'eux, il s'en prend à une intervenante en plateau, "bête comme ses pieds", dans un autre, il critique les sondages de la chaîne, qui reflètent le mécontentement des Américains sur son bilan.
"Ils sont CONTRE moi", accuse-t-il dans un troisième post, à propos de Fox News.
Après ces succès démocrates, Donald Trump sera certainement visé par de nombreuses enquêtes lancées par la Chambre des représentants. Si le Sénat bascule aussi, il perdra en grande partie son pouvoir de nomination, en particulier en cas de vacance à la Cour suprême, puissante institution dont les neuf juges sont nommés à vie. Les élections de mi-mandat renouvellent un tiers des sièges du Sénat et tous ceux de la Chambre.
Donald Trump a déjà menacé de dégainer tous azimuts son pouvoir de veto face aux textes que lui enverrait pour promulgation un Congrès démocrate. Il conserverait aussi une importante marge de manoeuvre diplomatique et militaire.