Élection de Sonko : le ministre Abdourahmane Sarr insiste sur l’équilibre des institutions

Mercredi 27 Mai 2026

Depuis Brazzaville, où il séjourne dans le cadre des assemblées de la Banque africaine de développement (BAD), le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a réagi à l’actualité politique sénégalaise marquée par l’élection d’Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale. Suivant avec attention ce qu’il qualifie de « grand moment de démocratie », le ministre a salué la portée institutionnelle de cet événement.

 

« L’élection d’Ousmane Sonko, que nous félicitons, à la présidence de l’Assemblée nationale rappelle que nos institutions doivent être fortes, équilibrées et au service du peuple. Une Assemblée qui joue pleinement son rôle de contrôle sans blocage, gardienne de la souveraineté et de l’intérêt national, est au cœur du Projet porté par le peuple sénégalais », a-t-il écrit sur son compte Twitter. Évoquant le contexte panafricain, Abdourahmane Sarr a inscrit cette actualité dans une dynamique plus large. Depuis Brazzaville, « ville de mémoire panafricaine », où est célébrée la Journée de l’Afrique, il rappelle que le continent reste engagé dans « la conquête de sa souveraineté économique ». Dakar, ajoute-t-il, incarne une démocratie africaine en construction permanente, appelée à consolider ses acquis institutionnels.

 

S’agissant du nouveau rôle d’Ousmane Sonko, désormais président de l’Assemblée nationale face à un exécutif dirigé par un ancien camarade de parti, le ministre estime que cette configuration institutionnelle particulière est susceptible de renforcer la vitalité démocratique du pays. Il a notamment déclaré : « Le rôle qu’Ousmane Sonko va désormais jouer à l’Assemblée devant un exécutif géré par son frère de parti ou rival potentiel fera du Sénégal la tache d’huile démocratique et prospère africaine que les anciens ont longtemps souhaitée », a analysé le ministre Abdourahmane Sarr.

Pour Abdourahmane Sarr, cette nouvelle phase politique ouvre une période où l’équilibre des pouvoirs et la qualité du débat institutionnel seront déterminants pour la consolidation du modèle démocratique sénégalais.

 
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