Échec sécuritaire au Niger : l’EI filme la destruction d’hélicoptère et d’avions à Niamey

Lundi 2 Février 2026

L’État islamique au Sahel a publié des vidéos détaillées de son attaque contre la base aérienne 101 de Niamey, survenue dans la nuit du 28 au 29 janvier, des images qui semblent contredire le discours officiel nigérien et ravivent les interrogations sur les accusations portées par le Niger contre trois pays voisins.

Via son agence Amaq, le groupe jihadiste a officiellement revendiqué l’opération et diffusé des vidéos montrant la destruction d’un hélicoptère Mi-171Sh, d’un avion d’attaque TAI Hurkus et d’un avion de surveillance Diamond DA42. Les images révèlent une attaque ayant duré près de deux heures, menée par des dizaines de combattants qui affirment avoir rencontré « peu de résistance ».

Face à cet échec sécuritaire, le général Abdourahamane Tiani a accusé la France, le Bénin et la Côte d’Ivoire d’avoir parrainé les assaillants. Aucune preuve n’a été produite pour étayer ces accusations. Les trois pays ont fermement démenti : le Bénin a qualifié ces allégations de « pas très crédibles » et visant « à distraire l’opinion publique », tandis que la Côte d’Ivoire a convoqué l’ambassadeur nigérien pour protester contre ces « accusations graves et infondées ». La France n’a pas encore répondu.

L’État islamique au Sahel, qui a été responsable de centaines de morts dans la région ces derniers mois, assume ouvertement sa responsabilité. Le groupe utilise ses vidéos comme un outil de propagande, avec logos et messages clairs revendiquant l’attaque. Ces images, diffusées peu après l’attaque, soulignent la capacité opérationnelle du groupe dans la région et mettent en lumière les défis sécuritaires persistants au Sahel.

Les autorités nigériennes se retrouvent désormais confrontées à un double défi : contenir la menace terroriste sur le terrain tout en gérant les tensions diplomatiques avec leurs voisins, accusés sans preuves d’avoir soutenu les assaillants.

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