Vingt-trois ans après son discours historique contre l'intervention américaine en Irak devant le Conseil de sécurité des Nations unies, Dominique de Villepin continue de bénéficier d'une forte popularité dans une partie du monde arabe et africain. L'ancien Premier ministre français, aujourd'hui pressenti pour l'élection présidentielle de 2027, voit ses récentes prises de position sur la guerre à Gaza renforcer son image de défenseur du droit international.
L'ancien chef du gouvernement français s'est notamment distingué en dénonçant publiquement la guerre menée dans la bande de Gaza. Dans une tribune publiée en juillet 2025 dans Le Monde, il affirmait : « Sous nos yeux, à Gaza, c'est bien un génocide qui se déroule », une déclaration largement relayée dans les médias arabes et qui a ravivé son aura dans la région.
Cette constance dans son discours explique en partie l'écho rencontré par Dominique de Villepin au Maghreb et au Moyen-Orient. Pour de nombreux observateurs, il incarne une diplomatie française attachée au multilatéralisme, à l'indépendance vis-à-vis des grandes puissances et au respect du droit international.
Selon le politologue algérien Hasni Abidi, cette popularité traduit surtout une crise de confiance envers les puissances occidentales. L'ancien ministre des Affaires étrangères demeure, pour une partie des opinions publiques arabes, le symbole d'une époque où la France pouvait s'opposer ouvertement à Washington sur les grandes questions internationales.
Dominique de Villepin défend également une approche équilibrée des grands dossiers régionaux. Concernant le Sahara occidental, il reste attaché à une solution négociée sous l'égide des Nations unies. Il plaide par ailleurs pour un rapprochement entre le Maroc et l'Algérie, estimant que les tensions persistantes entre les deux voisins affaiblissent l'ensemble du Maghreb. « Le coût du non-Maghreb est immense. Il affaiblit le Maroc, il affaiblit l'Algérie, il affaiblit l'Europe, il affaiblit l'Afrique du Nord tout entière », soutient-il.
En France, cette reconnaissance internationale ne se traduit toutefois pas encore dans les intentions de vote. Si sa cote de popularité demeure élevée, les enquêtes d'opinion lui accordent, à ce stade, un soutien électoral limité en vue de l'élection présidentielle de 2027.
Pour Dominique de Villepin, la crédibilité de l'Occident dépend désormais de sa capacité à appliquer le droit international de manière équitable. « Je ne crois pas que la rupture entre l'Occident et le monde arabe soit inévitable. Mais elle peut devenir durable si l'Occident ne retrouve pas la cohérence de sa parole. Un droit qui ne vaut pas pour tous finit par ne plus valoir pour personne », affirme-t-il.
Plus de deux décennies après son opposition à la guerre en Irak, l'ancien Premier ministre apparaît ainsi, aux yeux de nombreux observateurs, comme l'une des rares personnalités occidentales à avoir conservé une ligne constante sur les questions de souveraineté, de droit international et de justice dans les conflits internationaux.
L'ancien chef du gouvernement français s'est notamment distingué en dénonçant publiquement la guerre menée dans la bande de Gaza. Dans une tribune publiée en juillet 2025 dans Le Monde, il affirmait : « Sous nos yeux, à Gaza, c'est bien un génocide qui se déroule », une déclaration largement relayée dans les médias arabes et qui a ravivé son aura dans la région.
Cette constance dans son discours explique en partie l'écho rencontré par Dominique de Villepin au Maghreb et au Moyen-Orient. Pour de nombreux observateurs, il incarne une diplomatie française attachée au multilatéralisme, à l'indépendance vis-à-vis des grandes puissances et au respect du droit international.
Selon le politologue algérien Hasni Abidi, cette popularité traduit surtout une crise de confiance envers les puissances occidentales. L'ancien ministre des Affaires étrangères demeure, pour une partie des opinions publiques arabes, le symbole d'une époque où la France pouvait s'opposer ouvertement à Washington sur les grandes questions internationales.
Dominique de Villepin défend également une approche équilibrée des grands dossiers régionaux. Concernant le Sahara occidental, il reste attaché à une solution négociée sous l'égide des Nations unies. Il plaide par ailleurs pour un rapprochement entre le Maroc et l'Algérie, estimant que les tensions persistantes entre les deux voisins affaiblissent l'ensemble du Maghreb. « Le coût du non-Maghreb est immense. Il affaiblit le Maroc, il affaiblit l'Algérie, il affaiblit l'Europe, il affaiblit l'Afrique du Nord tout entière », soutient-il.
En France, cette reconnaissance internationale ne se traduit toutefois pas encore dans les intentions de vote. Si sa cote de popularité demeure élevée, les enquêtes d'opinion lui accordent, à ce stade, un soutien électoral limité en vue de l'élection présidentielle de 2027.
Pour Dominique de Villepin, la crédibilité de l'Occident dépend désormais de sa capacité à appliquer le droit international de manière équitable. « Je ne crois pas que la rupture entre l'Occident et le monde arabe soit inévitable. Mais elle peut devenir durable si l'Occident ne retrouve pas la cohérence de sa parole. Un droit qui ne vaut pas pour tous finit par ne plus valoir pour personne », affirme-t-il.
Plus de deux décennies après son opposition à la guerre en Irak, l'ancien Premier ministre apparaît ainsi, aux yeux de nombreux observateurs, comme l'une des rares personnalités occidentales à avoir conservé une ligne constante sur les questions de souveraineté, de droit international et de justice dans les conflits internationaux.