Donald Trump entend faire de l'hémisphère occidental une zone d'influence privilégiée des États-Unis. Entre pressions diplomatiques, accords commerciaux, opérations militaires et lutte contre l'influence chinoise, le président américain multiplie les initiatives pour renforcer la domination de Washington sur le continent. Selon une analyse du New York Post, cette stratégie, surnommée « doctrine Donroe », aurait déjà permis aux États-Unis de consolider leur influence sur près des deux tiers de l'hémisphère occidental. Une politique qui redessine les rapports de force avec la Chine, la Russie et plusieurs gouvernements latino-américains.
Donald Trump accélère sa stratégie de reconquête de l'influence américaine sur le continent. Depuis son retour à la Maison-Blanche, le président des États-Unis a fait de l'Amérique latine et des Caraïbes des priorités de sa politique étrangère, avec une ambition affichée : limiter l'influence des puissances rivales et renforcer la prééminence de Washington dans son environnement géographique.
Cette orientation, baptisée « doctrine Donroe » par le New York Post, fait référence à la doctrine Monroe de 1823, qui affirmait l'opposition des États-Unis aux interventions des puissances européennes sur le continent américain.
Dans sa version défendue par l'administration Trump, cette doctrine repose sur une combinaison de pressions économiques, d'accords stratégiques et d'interventions sécuritaires destinées à préserver les intérêts américains.
Selon un haut responsable de l'administration cité par le journal américain, Donald Trump et son secrétaire d'État, Marco Rubio, ont fait de près de vingt pays des Amériques des priorités diplomatiques, économiques et sécuritaires.
« Le président est avant tout un négociateur, mais il ne tolère pas les profiteurs », affirme ce responsable, selon des propos traduits de l'anglais.
La Chine directement dans le viseur de Washington
L'un des principaux objectifs de cette stratégie est de réduire l'influence grandissante de Pékin en Amérique latine.
Depuis plusieurs années, la Chine a considérablement renforcé sa présence économique dans la région, notamment à travers les investissements dans les infrastructures portuaires, les réseaux de transport, les ressources minières et les projets énergétiques.
L'administration américaine considère cette implantation comme un défi majeur pour sa sécurité économique et son influence géopolitique.
« La Chine est sur la défensive. Pour la première fois, elle est obligée de rivaliser équitablement et de reconnaître qu'il s'agit de notre hémisphère », soutient le responsable américain cité par le New York Post.
Cette offensive diplomatique s'est notamment traduite par un rapprochement avec le Panama, qui s'est retiré de l'initiative chinoise des Nouvelles routes de la soie.
Washington considère le canal de Panama comme une infrastructure stratégique dont la sécurité ne saurait dépendre de puissances concurrentes.
La Maison-Blanche cherche également à sécuriser les chaînes d'approvisionnement en minerais critiques, notamment le lithium et les terres rares, indispensables aux industries technologiques et militaires.
Venezuela : la chute de Maduro au cœur de la stratégie américaine
Le Venezuela constitue l'un des épisodes les plus marquants de cette nouvelle politique américaine.
En janvier 2026, les forces américaines ont mené une opération militaire à Caracas qui s'est soldée par la capture du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, selon le récit du quotidien américain.
L'ancien dirigeant vénézuélien a ensuite été transféré aux États-Unis pour répondre à des accusations liées notamment au narcoterrorisme et à la corruption.
Cette opération a profondément modifié les relations entre Washington et Caracas.
Selon le New York Post, Donald Trump a négocié avec les nouvelles autorités intérimaires vénézuéliennes un accord portant sur l'exploitation et la valorisation des importantes réserves pétrolières du pays.
Le président américain a d'ailleurs revendiqué les avantages économiques de cette évolution.
« Au vainqueur revient le butin, n'est-ce pas ? », a-t-il lancé devant ses partisans à Corpus Christi, au Texas, selon des propos rapportés par le journal.
Au-delà du pétrole, Washington voit dans le basculement politique du Venezuela une occasion de réduire la présence de ses adversaires stratégiques dans la région, notamment l'Iran, la Russie et la Chine.
Cuba sous une pression américaine renforcée
Après le Venezuela, Cuba figure parmi les principales cibles de la politique régionale de Donald Trump.
La rupture des relations privilégiées entre Caracas et La Havane, notamment dans le domaine pétrolier, a aggravé les difficultés économiques de l'île, déjà confrontée à de fortes sanctions américaines.
Donald Trump a affiché sa volonté d'accentuer la pression sur les autorités cubaines, allant jusqu'à évoquer la possibilité d'un effondrement du régime avant la fin de son mandat.
La Russie conserve néanmoins des relations militaires et de renseignement avec Cuba et le Nicaragua, tandis que la Chine poursuit ses investissements dans plusieurs pays des Caraïbes.
Cette présence étrangère demeure l'un des principaux obstacles à l'ambition américaine de contrôler davantage son environnement stratégique.
Une coalition régionale contre les cartels et l'immigration clandestine
La « doctrine Donroe » comporte également une importante dimension sécuritaire.
L'administration Trump a renforcé sa coopération avec plusieurs pays d'Amérique centrale et des Caraïbes dans la lutte contre les organisations criminelles, le trafic de drogue et l'immigration irrégulière.
Selon le New York Post, une coalition de défense baptisée « Shield of the Americas », regroupant quinze pays, participe à cette stratégie régionale.
Le Salvador, le Honduras, le Guatemala, le Panama et d'autres partenaires de Washington sont présentés comme des acteurs de cette coopération.
Le président salvadorien Nayib Bukele occupe une place particulière dans ce dispositif, notamment à travers sa collaboration avec les États-Unis pour l'accueil de personnes expulsées et soupçonnées d'appartenir à des gangs.
Cette politique de sécurité s'accompagne toutefois de controverses sur le respect des droits humains et les méthodes employées dans la lutte contre la criminalité organisée.
L'Amérique latine au cœur d'une bataille idéologique
La nouvelle stratégie américaine ne se limite pas à la sécurité et aux ressources naturelles. Elle comporte également une dimension politique.
Selon le New York Post, l'administration Trump cherche à consolider ses relations avec des gouvernements conservateurs et de centre droit favorables à un rapprochement avec Washington.
Le journal cite notamment les évolutions politiques observées en Argentine, au Salvador, en Bolivie, au Chili, en Équateur et dans plusieurs autres pays de la région.
Cette orientation s'inscrit dans une volonté de réduire l'influence des mouvements politiques considérés par les proches de Donald Trump comme hostiles aux intérêts américains.
Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva demeure cependant l'un des principaux contrepoids politiques à cette dynamique, tandis que le Mexique et le Canada entretiennent avec Washington des relations mêlant coopération et tensions commerciales.
Une nouvelle confrontation entre grandes puissances
Derrière cette stratégie régionale se dessine une confrontation géopolitique plus large entre Washington et Pékin.
Pour Jonathan Schanzer, de la Foundation for Defense of Democracies, l'administration américaine considère la Chine comme son principal adversaire stratégique à long terme.
« Le monde est aujourd'hui un immense échiquier », explique-t-il, estimant que Washington se prépare à une compétition intense avec Pékin pour les prochaines décennies.
La Maison-Blanche défend, pour sa part, une politique destinée à restaurer la prééminence américaine dans l'hémisphère occidental.
« Après des années de négligence, le président Trump a établi la doctrine Donroe pour restaurer la prééminence américaine dans l'hémisphère occidental », affirme Anna Kelly, porte-parole du Conseil de sécurité nationale, citée par le New York Post.
Reste que cette stratégie, présentée comme un succès par l'administration américaine et ses alliés, soulève des interrogations sur la souveraineté des États concernés, les conséquences des pressions exercées par Washington et les risques d'une confrontation prolongée avec les puissances rivales.
Donald Trump accélère sa stratégie de reconquête de l'influence américaine sur le continent. Depuis son retour à la Maison-Blanche, le président des États-Unis a fait de l'Amérique latine et des Caraïbes des priorités de sa politique étrangère, avec une ambition affichée : limiter l'influence des puissances rivales et renforcer la prééminence de Washington dans son environnement géographique.
Cette orientation, baptisée « doctrine Donroe » par le New York Post, fait référence à la doctrine Monroe de 1823, qui affirmait l'opposition des États-Unis aux interventions des puissances européennes sur le continent américain.
Dans sa version défendue par l'administration Trump, cette doctrine repose sur une combinaison de pressions économiques, d'accords stratégiques et d'interventions sécuritaires destinées à préserver les intérêts américains.
Selon un haut responsable de l'administration cité par le journal américain, Donald Trump et son secrétaire d'État, Marco Rubio, ont fait de près de vingt pays des Amériques des priorités diplomatiques, économiques et sécuritaires.
« Le président est avant tout un négociateur, mais il ne tolère pas les profiteurs », affirme ce responsable, selon des propos traduits de l'anglais.
La Chine directement dans le viseur de Washington
L'un des principaux objectifs de cette stratégie est de réduire l'influence grandissante de Pékin en Amérique latine.
Depuis plusieurs années, la Chine a considérablement renforcé sa présence économique dans la région, notamment à travers les investissements dans les infrastructures portuaires, les réseaux de transport, les ressources minières et les projets énergétiques.
L'administration américaine considère cette implantation comme un défi majeur pour sa sécurité économique et son influence géopolitique.
« La Chine est sur la défensive. Pour la première fois, elle est obligée de rivaliser équitablement et de reconnaître qu'il s'agit de notre hémisphère », soutient le responsable américain cité par le New York Post.
Cette offensive diplomatique s'est notamment traduite par un rapprochement avec le Panama, qui s'est retiré de l'initiative chinoise des Nouvelles routes de la soie.
Washington considère le canal de Panama comme une infrastructure stratégique dont la sécurité ne saurait dépendre de puissances concurrentes.
La Maison-Blanche cherche également à sécuriser les chaînes d'approvisionnement en minerais critiques, notamment le lithium et les terres rares, indispensables aux industries technologiques et militaires.
Venezuela : la chute de Maduro au cœur de la stratégie américaine
Le Venezuela constitue l'un des épisodes les plus marquants de cette nouvelle politique américaine.
En janvier 2026, les forces américaines ont mené une opération militaire à Caracas qui s'est soldée par la capture du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, selon le récit du quotidien américain.
L'ancien dirigeant vénézuélien a ensuite été transféré aux États-Unis pour répondre à des accusations liées notamment au narcoterrorisme et à la corruption.
Cette opération a profondément modifié les relations entre Washington et Caracas.
Selon le New York Post, Donald Trump a négocié avec les nouvelles autorités intérimaires vénézuéliennes un accord portant sur l'exploitation et la valorisation des importantes réserves pétrolières du pays.
Le président américain a d'ailleurs revendiqué les avantages économiques de cette évolution.
« Au vainqueur revient le butin, n'est-ce pas ? », a-t-il lancé devant ses partisans à Corpus Christi, au Texas, selon des propos rapportés par le journal.
Au-delà du pétrole, Washington voit dans le basculement politique du Venezuela une occasion de réduire la présence de ses adversaires stratégiques dans la région, notamment l'Iran, la Russie et la Chine.
Cuba sous une pression américaine renforcée
Après le Venezuela, Cuba figure parmi les principales cibles de la politique régionale de Donald Trump.
La rupture des relations privilégiées entre Caracas et La Havane, notamment dans le domaine pétrolier, a aggravé les difficultés économiques de l'île, déjà confrontée à de fortes sanctions américaines.
Donald Trump a affiché sa volonté d'accentuer la pression sur les autorités cubaines, allant jusqu'à évoquer la possibilité d'un effondrement du régime avant la fin de son mandat.
La Russie conserve néanmoins des relations militaires et de renseignement avec Cuba et le Nicaragua, tandis que la Chine poursuit ses investissements dans plusieurs pays des Caraïbes.
Cette présence étrangère demeure l'un des principaux obstacles à l'ambition américaine de contrôler davantage son environnement stratégique.
Une coalition régionale contre les cartels et l'immigration clandestine
La « doctrine Donroe » comporte également une importante dimension sécuritaire.
L'administration Trump a renforcé sa coopération avec plusieurs pays d'Amérique centrale et des Caraïbes dans la lutte contre les organisations criminelles, le trafic de drogue et l'immigration irrégulière.
Selon le New York Post, une coalition de défense baptisée « Shield of the Americas », regroupant quinze pays, participe à cette stratégie régionale.
Le Salvador, le Honduras, le Guatemala, le Panama et d'autres partenaires de Washington sont présentés comme des acteurs de cette coopération.
Le président salvadorien Nayib Bukele occupe une place particulière dans ce dispositif, notamment à travers sa collaboration avec les États-Unis pour l'accueil de personnes expulsées et soupçonnées d'appartenir à des gangs.
Cette politique de sécurité s'accompagne toutefois de controverses sur le respect des droits humains et les méthodes employées dans la lutte contre la criminalité organisée.
L'Amérique latine au cœur d'une bataille idéologique
La nouvelle stratégie américaine ne se limite pas à la sécurité et aux ressources naturelles. Elle comporte également une dimension politique.
Selon le New York Post, l'administration Trump cherche à consolider ses relations avec des gouvernements conservateurs et de centre droit favorables à un rapprochement avec Washington.
Le journal cite notamment les évolutions politiques observées en Argentine, au Salvador, en Bolivie, au Chili, en Équateur et dans plusieurs autres pays de la région.
Cette orientation s'inscrit dans une volonté de réduire l'influence des mouvements politiques considérés par les proches de Donald Trump comme hostiles aux intérêts américains.
Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva demeure cependant l'un des principaux contrepoids politiques à cette dynamique, tandis que le Mexique et le Canada entretiennent avec Washington des relations mêlant coopération et tensions commerciales.
Une nouvelle confrontation entre grandes puissances
Derrière cette stratégie régionale se dessine une confrontation géopolitique plus large entre Washington et Pékin.
Pour Jonathan Schanzer, de la Foundation for Defense of Democracies, l'administration américaine considère la Chine comme son principal adversaire stratégique à long terme.
« Le monde est aujourd'hui un immense échiquier », explique-t-il, estimant que Washington se prépare à une compétition intense avec Pékin pour les prochaines décennies.
La Maison-Blanche défend, pour sa part, une politique destinée à restaurer la prééminence américaine dans l'hémisphère occidental.
« Après des années de négligence, le président Trump a établi la doctrine Donroe pour restaurer la prééminence américaine dans l'hémisphère occidental », affirme Anna Kelly, porte-parole du Conseil de sécurité nationale, citée par le New York Post.
Reste que cette stratégie, présentée comme un succès par l'administration américaine et ses alliés, soulève des interrogations sur la souveraineté des États concernés, les conséquences des pressions exercées par Washington et les risques d'une confrontation prolongée avec les puissances rivales.