Diourbel : une élève de 16 ans filmée nue à son insu... la vidéo circule sur WhatsApp

Jeudi 15 Octobre 2026

Une affaire de diffusion d’images intimes impliquant quatre cousines a été jugée devant le Tribunal des flagrants délits de Diourbel. Trois élèves, poursuivies pour avoir partagé sur WhatsApp une vidéo montrant leur cousine de 16 ans nue pendant son sommeil, ont été condamnées à deux ans de prison, dont cinq jours ferme.


Les faits se sont déroulés dans le village de Gatte (Bambey), situé dans le département de Bambey. Une adolescente de 16 ans a découvert qu’une vidéo la montrant nue, filmée à son insu alors qu’elle dormait, circulait sur WhatsApp. Une situation qui a provoqué une vive indignation au sein de sa famille.

Informé de cette diffusion, le père de la victime lui a demandé de déposer plainte auprès de la gendarmerie de Bambey afin de « laver l’honneur de la famille ».
L’enquête ouverte à la suite de cette plainte a conduit à l’interpellation de trois cousines germaines de la victime, identifiées sous les initiales S. Diouf, A. Sarr Diouf et D. Diouf, toutes élèves.

Selon les informations rapportées par le quotidien L’Observateur, qui a assisté à l’audience, les trois mises en cause ont reconnu avoir partagé la vidéo sur WhatsApp. Toutefois, aucune n’a voulu endosser la responsabilité de l’enregistrement initial.
Déjà durant leur garde à vue, les trois cousines avaient tenté de se rejeter mutuellement la faute. Une attitude qu’elles ont maintenue devant les juges du Tribunal des flagrants délits de Diourbel.

À l’audience, le procureur Papa Khalil Fall a requis l’application stricte de la loi, compte tenu de la gravité des faits reprochés aux prévenues. De son côté, leur avocat, Me Cheikh Ngom, a plaidé la clémence. Il a notamment insisté sur le fait que ses clientes étaient des délinquantes primaires et qu’une lourde condamnation risquait de compromettre leur scolarité ainsi que leur avenir professionnel.

Après avoir examiné les faits, le tribunal a déclaré les trois cousines coupables de diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs. Elles ont été condamnées chacune à deux ans de prison, dont cinq jours ferme.

Cette décision sanctionne la diffusion non consentie d’images intimes d’une adolescente, tout en tenant compte de la situation scolaire des prévenues.
Quant à la victime, elle n’a formulé aucune demande d’indemnisation financière.
Cette affaire rappelle les graves conséquences que peut entraîner la diffusion d’images intimes sans le consentement des personnes concernées, particulièrement lorsque les victimes sont mineures.
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