Ce vendredi, le Premier ministre Ousmane Sonko a été limogé par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Cette séparation, liée à une dualité constatée depuis plus d’un an au sommet de l’État, pourrait connaître des prolongements malgré le départ du chef du gouvernement.
En effet, selon nos informations, une partie de la majorité des députés lui serait favorable, ce qui pourrait fragiliser le futur Premier ministre et son gouvernement lors de leur passage à l’Assemblée nationale pour sa Déclaration de Politique Générale. Les députés disposent en effet de la possibilité de déposer des motions de censure contre le gouvernement, une situation qui pourrait ouvrir une nouvelle phase de tensions institutionnelles.
Ce scénario ne s’est jamais réellement produit dans le Sénégal contemporain, qualifié de pays de la Téranga démocratique. Toutefois, le président de la République dispose de plusieurs leviers institutionnels, notamment la possibilité de réorganiser l’architecture gouvernementale.
Dans certains précédents historiques, des chefs d’État comme Abdou Diouf et Macky Sall ont procédé à des ajustements institutionnels et gouvernementaux. Toutefois, les contextes restent différents avec celui de Bassirou Diomaye Faye, dont la relation avec l’Assemblée nationale semble encore en construction, même si des recompositions politiques sont déjà perceptibles.
Les prochaines semaines s’annoncent donc décisives pour l’équilibre institutionnel du pays.