Parlons mieux. Le militant Diomaye FAYE n’est pas un traître, il est plutôt un dissident par la force de conservation de sa liberté de pensée. Ce qui semble être de la trahison - et qui n’en est pas - est consubstantielle au parti politique. C’est en réalité de la dissidence, laquelle est un principe de désobéissance à l’autorité du parti.
D’abord Léopold Sédar Senghor avec Mamadou DIA ont quitté en 1948 la SFIO ( section française de l’internationale ouvrière) dont ils étaient militant à la section sénégalaise dirigeait à l’époque par Lamine GUEYE pour créé le BDS. Abdoulaye Wade dés son retour de France milite au parti de Cheikh Anta Diop le BMS ( bloc des masses sénégalaises) que celui-ci créa en 1961. Sur conseil de Lamine Gueye , il quitta le parti de Cheikh Anta pour rejoindre le grand parti au pouvoir l’UPS ( union progressiste sénégalaise) créé un peu plutôt avant son retour au Sénégal en 1958 de la fusion du BDS ( bloc démocratique sénégalais) et d’autres entités politiques. Il quitte l’UPS pour créer en 1974 le PDS. L’UPS devient le PS en 1976. Peut-on parler de trahison ? Peut-on voir en nos aînées politiques l’empreinte du traître ?
Serigne Diop «Sadakhta» militant du PDS aux premières heures dés 1974 quitta le parti pour exclusion et créa en 1987 le PDS/R ( le PDS/Rénovation). Au PS sous Abdou Diouf, Djibo Leyti ka en dissidence dés 1995 quitta en 1998 le part pour créer l’URD ( union pour le renouveau démocratique). Il est suivi de Moustapha Niasse qui quitte le parti en 1999 pour créer l’AFP ( alliance des forces du progrés). En 2006 et en 2008 respectivement Idrissa Seck et Macky Sall quittérent le PDS pour créer le Rewmi et l’APR. D’autres départs vont être observés dans le Rewmi notamment pour les plus connus Déthié Fall, Thierno Bocoum et Abdourahmane Diouf. Pour l’APR, le cas Thierno Allassane Sall est énigmatique. Il fonde la république des valeurs. Conclure sur une trahison serait lapidaire au regard de la réalité fonctionnelle du parti politique et de la profondeur de l’engagement de ces aînés pour leur projet pour le Sénégal.
Le parti politique ne tolére pas de déviance sur la ligne directrice du parti. Le Pastef qui est un parti politique ne se désolidarise pas de ce fonctionnalisme des partis politiques. Par contre, il présente un cas atypique puisque le leader en exercice du parti au pouvoir n’est pas devenu le chef de l’Etat. Deux hypothéses de conduite de la gouvernance de la république du Sénégal s’imposent. La première; c’est que le parti gouverne l’Etat en se mettant dans un schéma de parti-Etat fortement revendiqué par le leader du parti au pouvoir. Pour ce cas le chef de l’Etat dont la personne ( physique et morale) est distincte de son leader de parti politique d’appartenance est tenu d’obéir au parti et d’aligner sa vision dans la direction du pays. La deuxiéme hypothése est que l’Etat est au dessus du parti et gouverne la totalité sociale comme nationale.
Donc le président de la république prend ses distances avec son parti d’appartenance peu importe si c’est le parti au pouvoir pour prendre ses décisions. La confrontation est devenue inévitable lorsqu’il y a eu un dépassement de rôle. Le président ne doit pas sortir de son espace dédié pour descendre au niveau du parti et tenter d’en récupérer le leadership. Le leader du parti également ne doit pas sortir de ses réserves pour s’impliquer dans la gouvernance du chef de l’Etat et lui imposer la ligne du parti. En effet , il y a eu beaucoup d’erreurs qui ont provoqué et précipité un rapport de force pour le contrôle du leadership d’influence sur le terrain du parti et sur les différentes sphères de l’Etat. A défaut de ne pouvoir influencer et contrôler le parti, celui ci vous pousse à la sortie dans le souci de préserver sa ligne idéologique principale. Présentement, c’est le membre et camarade Diomaye qui fait ses valises pour quitter le parti. Mais il continu à balayer les partisans encombrant son leadership dans les sphéres de l’Etat. Le parti politique est toujours hostile aux membres qui n’obeissent pas à l’autorité du leader fondateur ou membre fondateur à cause du statut paternaliste et patrimonialiste donc africaniste de celui ci.
La littérature de philosophie et de la science politique revient sur la problématique de l’homogénéisation des idées dans le parti politique. Simone Weil dans son traité de 1950 rédige ce qui suit.
Un des priorités d'un parti politique, c'est de rassembler des personnes qui partagent la ligne du parti c’est-à-dire son idéologie et ses valeurs. En conséquence ce principe rend impossible l'existence d'un pluralisme c’est-à-dire l’expression et la cohabitation d’idées divergentes dans le parti.
Lorsque l’opportunité d’exprimer une position contradictoire avec celle du parti se présente, la saisir c’est prendre le risque de diviser et d’affaiblir le parti. Dans un parti on est supposé faire bloc et dépasser les désaccords internes. Lorsqu’ un responsable politique prend une position divergente par rapport à la ligne officielle du parti, le lexique politiste parle de ligne dissidente. Quand la divergence touche non plus un membre mais un groupe de membres, on ne parle plus de dissidence mais on parle de scission, de clan au sein du parti. Donc en définitive adhérer à un parti, c’est renoncer à exprimer une pensée contradictoire, renoncer à l'exercice de la raison critique car celle-ci menace à tout moment de fragiliser l'équilibre et la stabilité du parti.
Le fait d’exprimer une idée au nom d’une appartenance politique peut prêter à interrogation. Par exemple adhérer à une idée non pas parce qu'on la juge vraie mais parce qu'elle fait partie des principes idéologiques du camp politique auquel on appartient c'est créer les conditions de la pensée mécanique c'est à dire un refus de pensée. Autrement dit, la pensée est sacrifiée sur l'autel du consensus. Au lieu de s’inscrire dans une posture hégélienne de dépassement en tolérant la critique et l’expression de désaccord, le parti politique perçoit la pensée divergente comme une désobéissance, une déloyauté qui peut être le germe de la trahison.
Simone Weil explique bien que la pensée du parti exerce une pression sur la pensée des individus qui le composent. La pensée du groupe renvoie à ce que Emile Durkheim appelle la pensée collective à travers son pouvoir de coercition et sa capacité à se substituer à la pensée individuelle.
On n'attend pas du militant qu’il soutienne les idées du parti. Le militant qui se trouve en situation de divergence vis-à-vis de la ligne du parti doit faire un choix: la fidélité au parti ou l’infidélité à sa pensée.
Dans les deux cas précités, il y a trahison. Donc le dilemme du militant c'est un dilemme d'ordre moral c’est à dire choisir qui trahir : renoncer à l'exercice de son esprit critique ou trahir le parti. La trahison au parti est toujours sanctionnée.
La trahison est consubstantielle à l’appartenance à un parti politique, tôt ou tard le membre d'un parti sera confronté au jour où il devra trahir le parti ou bien se trahir lui-même.
Les citoyens, désirant prendre part efficacement aux affaires publiques, adhérent par nécessité au parti politique et se retrouvent dans l’obligation de subir la ligne du parti. Se taire c’est infertiliser son sens critique. Par extension, ils trahissent leur objectivité en acceptant de ne pas être libres de jugement. Ceci est un mal identifié que porte le parti politique contre l’intellectualité et les personnes qui sont dans cet état. Les militants politiques sont piégés par une résolution de fidélité exclusive entre la liberté - lumière intérieure de soi et la discipline extérieure du parti.
Pour illustrer, lorsqu’il faut mentir au public envers qui tout candidat élu à une obligation particulière de vérité, quelle serait la réaction du militant appelé à dire au nom de son parti des propos qu’il estime contraires à la vérité et à la justice ? Il peut éventuellement résister au parti et ne pas verser dans le mensonge. Mais quoi qu’il en soit le militant aura en face de lui trois destinataires de mensonge possibles : le parti, le public ou sa propre personne.
Le premier destinataire probable est de loin la moins mauvaise car l’appartenance à un parti contraint toujours au mensonge. Pour cela, Simone Weil déclare que l’existence des partis est absolument inconditionnellement un mal. Pour S.Weil, un esprit libre dans un parti politique c'est comme un spécialiste de l'improvisation dans une pièce de Racine. Ça ne marche pas et ça ne peut pas marcher parce qu’il y a incompatibilité des approches. Il y a conflit d’intérêt entre l’attachement à la vérité et l’unité du parti.
Un parti politique, c’est une organisation qui cherche à faire avancer ses idées et non pas les remettre en cause. Les remettre en cause, c’est laisser apparaître une faille. C’est donner à l’adversaire une occasion de s’engouffrer dans une cette faille et de nous détruire.
Plus on tolère l'expression d'opinions divergentes et plus on brouille la ligne du parti et on renvoie l'image d'un parti morcelé et inconsistant, ce qui est très mauvais pour la crédibilité. On ne peut pas se permettre de douter quand notre objectif est de prendre le pouvoir. Un parti politique est aussi efficace lorsqu’il atteint son objectif de créer de l’adhésion.
Pour accéder au pouvoir il doit faire taire les voix discordantes quand bien même elle serait du côté de la vérité. Les idées ne triomphent pas parce qu'elles sont vraies, les idées triomphent parce que la force est de leur côté.
Pascal OUDIANE
GSP
Extrait Gouvernance Sans Parti , la société civile au pouvoir : société politique contre société civile, prétexte d’une alternance. Editions universitaires européenes (EUE) Tome 1. 2023, p.23-25.
D’abord Léopold Sédar Senghor avec Mamadou DIA ont quitté en 1948 la SFIO ( section française de l’internationale ouvrière) dont ils étaient militant à la section sénégalaise dirigeait à l’époque par Lamine GUEYE pour créé le BDS. Abdoulaye Wade dés son retour de France milite au parti de Cheikh Anta Diop le BMS ( bloc des masses sénégalaises) que celui-ci créa en 1961. Sur conseil de Lamine Gueye , il quitta le parti de Cheikh Anta pour rejoindre le grand parti au pouvoir l’UPS ( union progressiste sénégalaise) créé un peu plutôt avant son retour au Sénégal en 1958 de la fusion du BDS ( bloc démocratique sénégalais) et d’autres entités politiques. Il quitte l’UPS pour créer en 1974 le PDS. L’UPS devient le PS en 1976. Peut-on parler de trahison ? Peut-on voir en nos aînées politiques l’empreinte du traître ?
Serigne Diop «Sadakhta» militant du PDS aux premières heures dés 1974 quitta le parti pour exclusion et créa en 1987 le PDS/R ( le PDS/Rénovation). Au PS sous Abdou Diouf, Djibo Leyti ka en dissidence dés 1995 quitta en 1998 le part pour créer l’URD ( union pour le renouveau démocratique). Il est suivi de Moustapha Niasse qui quitte le parti en 1999 pour créer l’AFP ( alliance des forces du progrés). En 2006 et en 2008 respectivement Idrissa Seck et Macky Sall quittérent le PDS pour créer le Rewmi et l’APR. D’autres départs vont être observés dans le Rewmi notamment pour les plus connus Déthié Fall, Thierno Bocoum et Abdourahmane Diouf. Pour l’APR, le cas Thierno Allassane Sall est énigmatique. Il fonde la république des valeurs. Conclure sur une trahison serait lapidaire au regard de la réalité fonctionnelle du parti politique et de la profondeur de l’engagement de ces aînés pour leur projet pour le Sénégal.
Le parti politique ne tolére pas de déviance sur la ligne directrice du parti. Le Pastef qui est un parti politique ne se désolidarise pas de ce fonctionnalisme des partis politiques. Par contre, il présente un cas atypique puisque le leader en exercice du parti au pouvoir n’est pas devenu le chef de l’Etat. Deux hypothéses de conduite de la gouvernance de la république du Sénégal s’imposent. La première; c’est que le parti gouverne l’Etat en se mettant dans un schéma de parti-Etat fortement revendiqué par le leader du parti au pouvoir. Pour ce cas le chef de l’Etat dont la personne ( physique et morale) est distincte de son leader de parti politique d’appartenance est tenu d’obéir au parti et d’aligner sa vision dans la direction du pays. La deuxiéme hypothése est que l’Etat est au dessus du parti et gouverne la totalité sociale comme nationale.
Donc le président de la république prend ses distances avec son parti d’appartenance peu importe si c’est le parti au pouvoir pour prendre ses décisions. La confrontation est devenue inévitable lorsqu’il y a eu un dépassement de rôle. Le président ne doit pas sortir de son espace dédié pour descendre au niveau du parti et tenter d’en récupérer le leadership. Le leader du parti également ne doit pas sortir de ses réserves pour s’impliquer dans la gouvernance du chef de l’Etat et lui imposer la ligne du parti. En effet , il y a eu beaucoup d’erreurs qui ont provoqué et précipité un rapport de force pour le contrôle du leadership d’influence sur le terrain du parti et sur les différentes sphères de l’Etat. A défaut de ne pouvoir influencer et contrôler le parti, celui ci vous pousse à la sortie dans le souci de préserver sa ligne idéologique principale. Présentement, c’est le membre et camarade Diomaye qui fait ses valises pour quitter le parti. Mais il continu à balayer les partisans encombrant son leadership dans les sphéres de l’Etat. Le parti politique est toujours hostile aux membres qui n’obeissent pas à l’autorité du leader fondateur ou membre fondateur à cause du statut paternaliste et patrimonialiste donc africaniste de celui ci.
La littérature de philosophie et de la science politique revient sur la problématique de l’homogénéisation des idées dans le parti politique. Simone Weil dans son traité de 1950 rédige ce qui suit.
Un des priorités d'un parti politique, c'est de rassembler des personnes qui partagent la ligne du parti c’est-à-dire son idéologie et ses valeurs. En conséquence ce principe rend impossible l'existence d'un pluralisme c’est-à-dire l’expression et la cohabitation d’idées divergentes dans le parti.
Lorsque l’opportunité d’exprimer une position contradictoire avec celle du parti se présente, la saisir c’est prendre le risque de diviser et d’affaiblir le parti. Dans un parti on est supposé faire bloc et dépasser les désaccords internes. Lorsqu’ un responsable politique prend une position divergente par rapport à la ligne officielle du parti, le lexique politiste parle de ligne dissidente. Quand la divergence touche non plus un membre mais un groupe de membres, on ne parle plus de dissidence mais on parle de scission, de clan au sein du parti. Donc en définitive adhérer à un parti, c’est renoncer à exprimer une pensée contradictoire, renoncer à l'exercice de la raison critique car celle-ci menace à tout moment de fragiliser l'équilibre et la stabilité du parti.
Le fait d’exprimer une idée au nom d’une appartenance politique peut prêter à interrogation. Par exemple adhérer à une idée non pas parce qu'on la juge vraie mais parce qu'elle fait partie des principes idéologiques du camp politique auquel on appartient c'est créer les conditions de la pensée mécanique c'est à dire un refus de pensée. Autrement dit, la pensée est sacrifiée sur l'autel du consensus. Au lieu de s’inscrire dans une posture hégélienne de dépassement en tolérant la critique et l’expression de désaccord, le parti politique perçoit la pensée divergente comme une désobéissance, une déloyauté qui peut être le germe de la trahison.
Simone Weil explique bien que la pensée du parti exerce une pression sur la pensée des individus qui le composent. La pensée du groupe renvoie à ce que Emile Durkheim appelle la pensée collective à travers son pouvoir de coercition et sa capacité à se substituer à la pensée individuelle.
On n'attend pas du militant qu’il soutienne les idées du parti. Le militant qui se trouve en situation de divergence vis-à-vis de la ligne du parti doit faire un choix: la fidélité au parti ou l’infidélité à sa pensée.
Dans les deux cas précités, il y a trahison. Donc le dilemme du militant c'est un dilemme d'ordre moral c’est à dire choisir qui trahir : renoncer à l'exercice de son esprit critique ou trahir le parti. La trahison au parti est toujours sanctionnée.
La trahison est consubstantielle à l’appartenance à un parti politique, tôt ou tard le membre d'un parti sera confronté au jour où il devra trahir le parti ou bien se trahir lui-même.
Les citoyens, désirant prendre part efficacement aux affaires publiques, adhérent par nécessité au parti politique et se retrouvent dans l’obligation de subir la ligne du parti. Se taire c’est infertiliser son sens critique. Par extension, ils trahissent leur objectivité en acceptant de ne pas être libres de jugement. Ceci est un mal identifié que porte le parti politique contre l’intellectualité et les personnes qui sont dans cet état. Les militants politiques sont piégés par une résolution de fidélité exclusive entre la liberté - lumière intérieure de soi et la discipline extérieure du parti.
Pour illustrer, lorsqu’il faut mentir au public envers qui tout candidat élu à une obligation particulière de vérité, quelle serait la réaction du militant appelé à dire au nom de son parti des propos qu’il estime contraires à la vérité et à la justice ? Il peut éventuellement résister au parti et ne pas verser dans le mensonge. Mais quoi qu’il en soit le militant aura en face de lui trois destinataires de mensonge possibles : le parti, le public ou sa propre personne.
Le premier destinataire probable est de loin la moins mauvaise car l’appartenance à un parti contraint toujours au mensonge. Pour cela, Simone Weil déclare que l’existence des partis est absolument inconditionnellement un mal. Pour S.Weil, un esprit libre dans un parti politique c'est comme un spécialiste de l'improvisation dans une pièce de Racine. Ça ne marche pas et ça ne peut pas marcher parce qu’il y a incompatibilité des approches. Il y a conflit d’intérêt entre l’attachement à la vérité et l’unité du parti.
Un parti politique, c’est une organisation qui cherche à faire avancer ses idées et non pas les remettre en cause. Les remettre en cause, c’est laisser apparaître une faille. C’est donner à l’adversaire une occasion de s’engouffrer dans une cette faille et de nous détruire.
Plus on tolère l'expression d'opinions divergentes et plus on brouille la ligne du parti et on renvoie l'image d'un parti morcelé et inconsistant, ce qui est très mauvais pour la crédibilité. On ne peut pas se permettre de douter quand notre objectif est de prendre le pouvoir. Un parti politique est aussi efficace lorsqu’il atteint son objectif de créer de l’adhésion.
Pour accéder au pouvoir il doit faire taire les voix discordantes quand bien même elle serait du côté de la vérité. Les idées ne triomphent pas parce qu'elles sont vraies, les idées triomphent parce que la force est de leur côté.
Pascal OUDIANE
GSP
Extrait Gouvernance Sans Parti , la société civile au pouvoir : société politique contre société civile, prétexte d’une alternance. Editions universitaires européenes (EUE) Tome 1. 2023, p.23-25.