Pour El Hadji Diaydi Bâ Cissé, considérer que le président de l'Assemblée nationale ou une majorité parlementaire pourrait paralyser le fonctionnement du pays revient à surestimer les prérogatives du pouvoir législatif. « Très sincèrement, dire que le président de l'Assemblée nationale peut bloquer le pays, c'est lui donner beaucoup de pouvoir », a-t-il déclaré, en réaction aux propos d'Ousmane Sonko sur un éventuel refus de voter la loi de finances.
Le responsable politique estime que les institutions sénégalaises disposent de garde-fous constitutionnels destinés à prévenir toute paralysie de l'action gouvernementale.
« Notre Constitution est tellement bien conçue qu'il ne peut pas y avoir de blocage ou de retard dans l'exécution du budget. Tout le monde sait comment cela se fait. Nous n'allons pas entrer dans une pédagogie institutionnelle pour expliquer ce que les étudiants de première année savent », a-t-il soutenu.
« S'ils refusent de voter le budget, il existe d'autres mécanismes »
Poursuivant son argumentaire, El Hadji Diaydi Bâ Cissé assure qu'un éventuel refus d'adopter la loi de finances ne saurait empêcher le chef de l'État de poursuivre son action. « S'ils refusent de signer, s'ils refusent de voter le budget, il y a des mécanismes qui permettront au président de dérouler tranquillement », a-t-il affirmé.
Toutefois, le membre du think tank de KIIRAAY privilégie une collaboration entre les institutions plutôt qu'une confrontation politique susceptible d'alimenter les tensions.
« Je pense que le mieux, c'est d'aller vers cette collaboration. Nous sommes dans un régime présidentiel fort, même s'il présente un caractère hybride. L'équilibre des pouvoirs a été pensé et mis en place pour éviter ces situations », a-t-il expliqué.
À ses yeux, le fonctionnement des institutions ne devrait pas être tributaire des divergences entre les responsables politiques. « Je ne pense pas qu'il puisse y avoir de lenteur ou de blocage. C'est impossible qu'il puisse y avoir un blocage entre l'exécutif et le législatif. Il faudrait respecter l'équilibre des pouvoirs et le pays va fonctionner comme il se doit », a-t-il insisté.
Pour sa part, le responsable de KIIRAAY affirme vouloir concentrer son engagement sur la défense de la doctrine politique de sa formation et sur la territorialisation des politiques publiques. « Moi, ce qui m'intéresse, c'est comment nous allons défendre la nouvelle doctrine du parti et faire en sorte que les politiques publiques nationales soient territorialisées pour atteindre le niveau local. Parce que le Sénégal, ce n'est pas seulement Dakar », a-t-il déclaré.
Il a notamment cité plusieurs localités de l'intérieur du pays pour souligner la diversité des préoccupations des populations. « Les problèmes des Sénégalais à Dakar ne sont pas les mêmes que ceux des Sénégalais à Waoundé, à Sonchu Bambamé, à Ounaré ou à Demankané. Le Sénégal est beaucoup plus vaste et, au-dessus de tout, c'est la patrie d'abord », a-t-il martelé.
« Ousmane Sonko est dans le naming, le blaming et le claiming »
En sa qualité de spécialiste en sciences politiques, El Hadji Diaydi Bâ Cissé a également livré une analyse de la stratégie de communication politique d'Ousmane Sonko. Selon lui, le discours du leader de PASTEF repose sur trois mécanismes : le naming, le blaming et le claiming, qui consistent respectivement à identifier un problème, à désigner un responsable et à formuler des revendications. « Le président Ousmane Sonko est dans ce qu'on peut appeler le naming, le blaming et le claiming », a-t-il analysé.
Pour illustrer son propos, il a pris l'exemple des retards dans le paiement des bourses familiales et des allocations destinées aux étudiants. « Le naming, c'est dire : voici un préjudice. Aujourd'hui, les bourses familiales ont pris du retard ou les étudiants n'ont pas reçu leurs bourses. On nomme, on identifie un préjudice. C'est une chose louable », a-t-il expliqué. La deuxième étape, selon lui, consiste à attribuer la responsabilité du problème à une autorité ou à une institution. « Le blaming, c'est lorsqu'on trouve un préjudice et qu'on va vers l'imputation de la responsabilité. On dit que les bourses ont pris du retard parce que le gouvernement n'a pas fait son travail », a-t-il poursuivi.
Enfin, la troisième phase correspond à la formulation de revendications ou de propositions destinées à corriger la situation. « Le claiming, c'est la revendication. Dire voilà ce que je devrais faire, voilà ce que nous devrions faire pour changer les choses. Mais cela reste encore de la théorie », a-t-il estimé.
« Il faut passer de la communication politique à l'action publique »
Pour El Hadji Diaydi Bâ Cissé, l'enjeu principal réside désormais dans la capacité des responsables politiques à dépasser les discours pour proposer et mettre en œuvre des politiques publiques efficaces. « Une fois qu'on quitte cette phase, on arrive à celle de la formulation des politiques publiques », a-t-il expliqué.
Revenant sur les bourses de sécurité familiale, il a rappelé que ce programme existait avant l'arrivée des nouvelles autorités et que le défi actuel consiste à améliorer son exécution. « Le gouvernement n'a pas formulé la politique publique des bourses familiales parce qu'elles existaient déjà. Mais il a procédé à son exécution et nous tendons vers une reformulation de cette politique publique », a-t-il précisé.
À travers cette prise de position, le responsable du parti de Bassirou Diomaye Faye à Waoundé entend défendre la stabilité institutionnelle et rappeler que les divergences politiques ne doivent pas prendre le pas sur les préoccupations des populations. Pour lui, la priorité reste la mise en œuvre de politiques publiques capables de répondre aux réalités économiques et sociales des différentes régions du Sénégal.
Le responsable politique estime que les institutions sénégalaises disposent de garde-fous constitutionnels destinés à prévenir toute paralysie de l'action gouvernementale.
« Notre Constitution est tellement bien conçue qu'il ne peut pas y avoir de blocage ou de retard dans l'exécution du budget. Tout le monde sait comment cela se fait. Nous n'allons pas entrer dans une pédagogie institutionnelle pour expliquer ce que les étudiants de première année savent », a-t-il soutenu.
« S'ils refusent de voter le budget, il existe d'autres mécanismes »
Poursuivant son argumentaire, El Hadji Diaydi Bâ Cissé assure qu'un éventuel refus d'adopter la loi de finances ne saurait empêcher le chef de l'État de poursuivre son action. « S'ils refusent de signer, s'ils refusent de voter le budget, il y a des mécanismes qui permettront au président de dérouler tranquillement », a-t-il affirmé.
Toutefois, le membre du think tank de KIIRAAY privilégie une collaboration entre les institutions plutôt qu'une confrontation politique susceptible d'alimenter les tensions.
« Je pense que le mieux, c'est d'aller vers cette collaboration. Nous sommes dans un régime présidentiel fort, même s'il présente un caractère hybride. L'équilibre des pouvoirs a été pensé et mis en place pour éviter ces situations », a-t-il expliqué.
À ses yeux, le fonctionnement des institutions ne devrait pas être tributaire des divergences entre les responsables politiques. « Je ne pense pas qu'il puisse y avoir de lenteur ou de blocage. C'est impossible qu'il puisse y avoir un blocage entre l'exécutif et le législatif. Il faudrait respecter l'équilibre des pouvoirs et le pays va fonctionner comme il se doit », a-t-il insisté.
Pour sa part, le responsable de KIIRAAY affirme vouloir concentrer son engagement sur la défense de la doctrine politique de sa formation et sur la territorialisation des politiques publiques. « Moi, ce qui m'intéresse, c'est comment nous allons défendre la nouvelle doctrine du parti et faire en sorte que les politiques publiques nationales soient territorialisées pour atteindre le niveau local. Parce que le Sénégal, ce n'est pas seulement Dakar », a-t-il déclaré.
Il a notamment cité plusieurs localités de l'intérieur du pays pour souligner la diversité des préoccupations des populations. « Les problèmes des Sénégalais à Dakar ne sont pas les mêmes que ceux des Sénégalais à Waoundé, à Sonchu Bambamé, à Ounaré ou à Demankané. Le Sénégal est beaucoup plus vaste et, au-dessus de tout, c'est la patrie d'abord », a-t-il martelé.
« Ousmane Sonko est dans le naming, le blaming et le claiming »
En sa qualité de spécialiste en sciences politiques, El Hadji Diaydi Bâ Cissé a également livré une analyse de la stratégie de communication politique d'Ousmane Sonko. Selon lui, le discours du leader de PASTEF repose sur trois mécanismes : le naming, le blaming et le claiming, qui consistent respectivement à identifier un problème, à désigner un responsable et à formuler des revendications. « Le président Ousmane Sonko est dans ce qu'on peut appeler le naming, le blaming et le claiming », a-t-il analysé.
Pour illustrer son propos, il a pris l'exemple des retards dans le paiement des bourses familiales et des allocations destinées aux étudiants. « Le naming, c'est dire : voici un préjudice. Aujourd'hui, les bourses familiales ont pris du retard ou les étudiants n'ont pas reçu leurs bourses. On nomme, on identifie un préjudice. C'est une chose louable », a-t-il expliqué. La deuxième étape, selon lui, consiste à attribuer la responsabilité du problème à une autorité ou à une institution. « Le blaming, c'est lorsqu'on trouve un préjudice et qu'on va vers l'imputation de la responsabilité. On dit que les bourses ont pris du retard parce que le gouvernement n'a pas fait son travail », a-t-il poursuivi.
Enfin, la troisième phase correspond à la formulation de revendications ou de propositions destinées à corriger la situation. « Le claiming, c'est la revendication. Dire voilà ce que je devrais faire, voilà ce que nous devrions faire pour changer les choses. Mais cela reste encore de la théorie », a-t-il estimé.
« Il faut passer de la communication politique à l'action publique »
Pour El Hadji Diaydi Bâ Cissé, l'enjeu principal réside désormais dans la capacité des responsables politiques à dépasser les discours pour proposer et mettre en œuvre des politiques publiques efficaces. « Une fois qu'on quitte cette phase, on arrive à celle de la formulation des politiques publiques », a-t-il expliqué.
Revenant sur les bourses de sécurité familiale, il a rappelé que ce programme existait avant l'arrivée des nouvelles autorités et que le défi actuel consiste à améliorer son exécution. « Le gouvernement n'a pas formulé la politique publique des bourses familiales parce qu'elles existaient déjà. Mais il a procédé à son exécution et nous tendons vers une reformulation de cette politique publique », a-t-il précisé.
À travers cette prise de position, le responsable du parti de Bassirou Diomaye Faye à Waoundé entend défendre la stabilité institutionnelle et rappeler que les divergences politiques ne doivent pas prendre le pas sur les préoccupations des populations. Pour lui, la priorité reste la mise en œuvre de politiques publiques capables de répondre aux réalités économiques et sociales des différentes régions du Sénégal.