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Dette publique : Sonko rejette les solutions imposées de l’extérieur

Jeudi 8 Janvier 2026

Le gouvernement sénégalais ne cédera ni à la pression des marchés ni aux injonctions des institutions financières internationales. En marge de la visite officielle de travail et d’amitié du Premier ministre mauritanien, El Moctar Ould Djay, ce jeudi à Dakar, le Premier ministre Ousmane Sonko a opposé une fin de non-recevoir catégorique à toute hypothèse de restructuration de la dette publique du Sénégal.

Dans un contexte économique qu’il qualifie lui-même de « presque catastrophique », marqué par une dette publique évaluée à 119 % du PIB et un déficit budgétaire avoisinant les 13 %, le chef du gouvernement a assumé une posture de fermeté, revendiquant la stratégie de redressement engagée par les nouvelles autorités.



Sans détour, Ousmane Sonko a mis en cause la gestion de l’ancien régime, qu’il accuse d’avoir sacrifié l’avenir du pays « pour des considérations purement politiciennes et électoralistes ». Face à la presse, il a tenu à rappeler que la gravité de la situation n’est plus matière à débat. « Aucun homme politique ne voudrait avoir le pays dans cette situation », a-t-il affirmé, soulignant que les chiffres avancés sont désormais établis, documentés et validés par les institutions nationales comme par les partenaires bilatéraux et multilatéraux.

Pour le Premier ministre, le temps des contestations sur l’état réel des finances publiques est révolu. Le diagnostic est posé, et il appelle désormais à l’action.

Redresser sans capituler

Refusant tout discours fataliste, Ousmane Sonko a appelé les Sénégalais à faire preuve de résilience et de solidarité pour « remettre ce pays sur les rails définitivement ». Il a défendu les choix budgétaires opérés par son gouvernement, mettant en avant un programme de rattrapage fondé sur la rationalisation des dépenses et l’optimisation des recettes.

Le budget 2025, a-t-il rappelé, traduit cette orientation par une réduction notable des dépenses de fonctionnement. À cela s’ajoutent des réformes structurelles qui devraient permettre, selon lui, de dégager « un montant additionnel de 960 milliards de francs CFA en 2026 », avec une montée en puissance annoncée en 2027.



Sur le terrain financier, le Premier ministre s’est voulu rassurant. Il s’est félicité du refinancement de la dette sur le marché régional, sans recours à de nouveaux emprunts depuis plus d’un an et demi, malgré des échéances importantes à honorer.

« Nous considérons que nos projections, aussi bien de croissance que de recettes, sont raisonnables », a-t-il déclaré, précisant qu’elles sont validées par l’ensemble des partenaires, y compris le Fonds monétaire international. Sans exonérer ce dernier de toute responsabilité, Ousmane Sonko a d’ailleurs évoqué la « part de responsabilité » du FMI dans la situation actuelle, tout en rappelant la poursuite de ses missions de supervision au Sénégal.



Le chef du gouvernement a tenu à lever toute ambiguïté sur la position de l’exécutif. « Nous ne pouvons pas comprendre qu’on veuille nous imposer une restructuration », a-t-il martelé, avant de préciser : « ce n’est pas une position de Ousmane Sonko, mais celle du président de la République et du gouvernement tout entier. Et nous comptons y rester. »

Le message est sans équivoque : quelles que soient les analyses d’économistes ou les pressions extérieures, le Sénégal entend garder la maîtrise de ses choix économiques. Pour l’exécutif, la priorité n’est pas de négocier sous contrainte, mais de prouver, par les faits, sa capacité à redresser le pays sans renoncer à sa souveraineté financière.

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