Dette cachée : DJ Boubs crée la polémique en invitant Diomaye Faye à faire « pareil » pour...

Mercredi 23 Septembre 2026

Une sortie de Boubacar Diallo, plus connu sous le nom de DJ Boubs, suscite de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Sur le plateau de la 2sTV, l’animateur a défendu, dans une formule provocatrice, l’idée de recourir à une dette non déclarée si celle-ci permet de financer de grandes infrastructures comme le TER, le BRT ou les autoroutes. Ses propos interviennent alors que la question de la dette non déclarée demeure au cœur du débat économique au Sénégal.

Invité du « Grand Plateau du dimanche » de la 2sTV, Boubacar Diallo s’est prononcé sur la situation économique du pays et les controverses entourant l’endettement public.

Le célèbre animateur a notamment établi un parallèle entre la dette non déclarée et les infrastructures réalisées au Sénégal ces dernières années.

« Si cacher la dette signifie avoir le Train express régional, le BRT, les autoroutes… donc cachons la dette. Diomaye Faye, si tu peux réaliser ces choses en cachant la dette, il vaut mieux le faire », a déclaré DJ Boubs.

Une déclaration qui a rapidement suscité des réactions sur les réseaux sociaux, le dossier de la dette non déclarée ayant donné lieu à d'importantes discussions politiques et économiques depuis sa révélation.

Une dette publique réévaluée

Les chiffres disponibles permettent toutefois de distinguer le niveau actuel de dette publique de la seule dette précédemment non déclarée.

En août 2025, le FMI indiquait qu’un exercice de réconciliation mené avec le cabinet Forvis Mazars avait conduit à réviser la dette de l’administration centrale à fin 2023 de 74,4 % à 111 % du PIB, principalement en raison d’engagements auparavant non déclarés. Pour fin 2024, la dette de l’administration centrale avait été réévaluée à 118,8 % du PIB.

Le périmètre plus large de la dette totale du secteur public a, lui, été estimé par le FMI à 132 % du PIB à fin 2024. En juin 2026, l’institution indiquait que le Sénégal restait confronté à d’importants défis liés à ce niveau d’endettement, tout en précisant que le pays continuait d’honorer ses obligations.

Le FMI considère par ailleurs que la dissimulation d’engagements publics peut fragiliser la transparence budgétaire, compliquer l'évaluation de la situation financière réelle d'un État et accroître les risques liés à la dette.

Les propos de DJ Boubs relèvent donc d’une prise de position personnelle dans le débat sur les arbitrages entre endettement, transparence des finances publiques et financement des infrastructures.
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