Déclaration de patrimoine : une députée réclame celle des Premières Dames

Jeudi 13 Aout 2026

Alors que plusieurs autorités publiques viennent de déposer leur déclaration de patrimoine auprès de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), la députée Seynabou Yacine Samb appelle à élargir le champ de la transparence.

Dans une publication sur sa page Facebook, la parlementaire à l’Assemblée nationale estime que les Premières Dames devraient également être concernées par les mécanismes de déclaration de patrimoine, notamment lorsqu’elles conduisent des initiatives sociales mobilisant d’importantes ressources financières.

Pour l’élue de Saint-Louis, cette question dépasse les personnes et les appartenances politiques. Elle concerne, selon elle, la protection des deniers publics et l’exigence de transparence dans leur utilisation.

La députée rappelle notamment les critiques formulées par le passé à l’encontre de Marième Faye Sall. Elle estime que le contexte actuel appelle également à la vigilance, alors que deux Premières Dames sont, selon elle, particulièrement actives dans des actions à caractère social.

« Nous avons aujourd’hui deux premières dames qui se rivalisent dans des actions dites "sociales" avec l’argent du contribuable. Nous le dénonçons comme toujours », affirme Seynabou Yacine Samb.

« Cela mérite des explications »

La parlementaire s’interroge surtout sur l’origine des fonds utilisés dans certaines opérations de distribution de sommes d’argent.

« Comment expliquer que certaines femmes dont on savait qu’elles avaient peu de moyens se retrouvent aujourd’hui à distribuer des sommes considérables ? Cela mérite des explications et surtout de la transparence », déclare-t-elle.

Seynabou Yacine Samb évoque également le risque de recours à des prête-noms pour dissimuler certains biens. Une pratique qui, selon elle, justifie davantage de vigilance de la part des autorités compétentes.

La députée rappelle par ailleurs que le mandat présidentiel appartient au peuple et que l’utilisation des ressources publiques doit répondre à des exigences de responsabilité.

« Nous ne vous avons pas élue, mais nous avons élu votre mari. Le mandat appartient au peuple, et la gestion des ressources publiques doit se faire dans la transparence et la responsabilité », souligne-t-elle.

« Nous continuerons à dénoncer »

Dans sa conclusion, la députée de Saint-Louis revendique une position qu’elle présente comme constante, indépendamment du pouvoir en place.

« Il s’agit de notre argent, l’argent du contribuable. Nous avons dénoncé hier, nous dénonçons aujourd’hui et nous continuerons à dénoncer demain, quel que soit le pouvoir en place », insiste Seynabou Yacine Samb.

Sa sortie intervient dans un contexte marqué par un regain d’attention autour de la déclaration de patrimoine des responsables publics et de la transparence dans la gestion des ressources de l’État.
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