Depuis l’annonce du décès de l’actrice sénégalaise Halima Gadji, la toile s’est transformée en un vaste forum où chacun semble vouloir imposer son interprétation de la dépression et de l’état dépressif. Analyses hâtives, témoignages personnels en cascade, prises de parole non sollicitées : tout y passe, souvent au détriment du silence et du respect dus à la défunte et à ses proches.
Disparue à l’âge de 36 ans à la suite d’un malaise, Halima Gadji avait, de son vivant, évoqué avec courage ses fragilités. Mais à peine la nouvelle de sa mort rendue publique, une partie de l’opinion s’est empressée de transformer le deuil en débat public, chacun se découvrant soudain expert d’une maladie complexe et intime.
Face à cette agitation, l’artiste Bravador, proche de la regrettée Halima, est monté au créneau pour appeler au calme, au respect et au recueillement. Dans un message ferme et sans ambiguïté, il rappelle que la mort impose d’abord une exigence morale : celle de la dignité.
« Face à la mort, la première exigence morale est le silence digne, la prière et la compassion. Toute tentative de récupération, d’analyse hâtive ou de débat parallèle devient ici inappropriée et déplacée », écrit-il, dénonçant une confusion des temps et des priorités.
Pour Bravador, le moment du deuil n’est ni celui de la polémique ni celui de la pédagogie sociale. « Il est celui du recueillement, de l’hommage et du respect dû à la défunte et à sa famille », insiste-t-il, rappelant que les débats sur la dépression, aussi nécessaires soient-ils, trouveront leur place plus tard, lorsque l’émotion aura laissé place à la distance et à la réflexion.
En filigrane, cette sortie met en lumière un malaise plus large : la tendance des réseaux sociaux à absorber le drame individuel pour en faire un objet de discussion permanente, parfois au prix de l’humanité la plus élémentaire.
« Aujourd’hui, l’urgence n’est pas de discuter, mais d’honorer la mémoire de la disparue », rectifie Bravador
Disparue à l’âge de 36 ans à la suite d’un malaise, Halima Gadji avait, de son vivant, évoqué avec courage ses fragilités. Mais à peine la nouvelle de sa mort rendue publique, une partie de l’opinion s’est empressée de transformer le deuil en débat public, chacun se découvrant soudain expert d’une maladie complexe et intime.
Face à cette agitation, l’artiste Bravador, proche de la regrettée Halima, est monté au créneau pour appeler au calme, au respect et au recueillement. Dans un message ferme et sans ambiguïté, il rappelle que la mort impose d’abord une exigence morale : celle de la dignité.
« Face à la mort, la première exigence morale est le silence digne, la prière et la compassion. Toute tentative de récupération, d’analyse hâtive ou de débat parallèle devient ici inappropriée et déplacée », écrit-il, dénonçant une confusion des temps et des priorités.
Pour Bravador, le moment du deuil n’est ni celui de la polémique ni celui de la pédagogie sociale. « Il est celui du recueillement, de l’hommage et du respect dû à la défunte et à sa famille », insiste-t-il, rappelant que les débats sur la dépression, aussi nécessaires soient-ils, trouveront leur place plus tard, lorsque l’émotion aura laissé place à la distance et à la réflexion.
En filigrane, cette sortie met en lumière un malaise plus large : la tendance des réseaux sociaux à absorber le drame individuel pour en faire un objet de discussion permanente, parfois au prix de l’humanité la plus élémentaire.
« Aujourd’hui, l’urgence n’est pas de discuter, mais d’honorer la mémoire de la disparue », rectifie Bravador