Dakar : l’épouse d’Ada Fass condamnée à deux mois avec sursis pour coups et blessures

Vendredi 27 Mars 2026

La commerçante Mariama Danfakha, épouse du célèbre lutteur Ada Fass, a comparu ce jeudi devant le tribunal d’instance de Dakar pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail (ITT) de cinq jours ainsi que pour injures non publiques.

 La prévenue avait eu une altercation avec sa cliente, Ndèye Khoudia Sall, venue à sa boutique pour récupérer un produit commandé lors d’un live. En état de grossesse, Mariama Danfakha a comparu libre. La prévenue a contesté les faits qui lui sont reprochés, tandis que la plaignante a livré une autre version. 

Selon elle, les faits remontent au mois de décembre 2025. Elle avait suivi un live de la dame afin d’acheter un produit et avait validé sa commande en versant un acompte de 10 000 FCFA.  Cependant, lorsqu’elle s’est rendue à la boutique pour récupérer l’article, la commerçante lui a indiqué qu’elle ne retrouvait plus le produit.

La partie civile affirme avoir attendu près d’une heure sans être servie.

 Après des échanges aigres-doux, elle souligne être allée s’asseoir sur les escaliers. C’est là que Mariama Danfakha lui aurait intimé l’ordre de quitter les lieux en l’injuriant, avant de la saisir au collet. 

Des conducteurs de « thiak-thiak » seraient intervenus pour les calmer. Par la suite, le mari de la prévenue lui aurait remboursé les 10 000 FCFA.

Ce récit a été contesté par Mariama Danfakha, qui affirme n’avoir ni injurié ni empoigné sa cliente. Elle soutient qu’en raison de son état de grossesse, elle n’aurait pris aucun risque de confrontation physique.

Entendu comme témoin, son mari Adama Fass a déclaré n’avoir pas assisté à une bagarre. Il dit avoir seulement entendu des échanges verbaux, avant de rembourser les 10 000 FCFA à la cliente pour apaiser le différend.

Ndèye Khoudia Sall affirme aussi avoir perdu son collier en or lors de l’altercation et réclame la somme de 250 000 FCFA à titre de dommages et intérêts.

Dans ses observations, le procureur de la République a requis le renvoi des fins de la poursuite pour le chef d’injures. En revanche, le parquet estime que l’infraction de coups et blessures volontaires est constituée et a requis une amende de 50 000 FCFA.

Maitre El Mamadou Ndiaye de la défense a plaidé le renvoi des fins de la poursuite sans peine ni dépens, tout en demandant au tribunal de débouter la partie civile de sa demande.

Le tribunal a finalement condamné Mariama Danfakha à deux mois d’emprisonnement avec sursis et à une amende de 100 000 FCFA.
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