Six ressortissants nigérians, soupçonnés d’avoir participé depuis l’Afrique du Sud à un vaste système d’arnaques sentimentales sur Internet, ont été extradés vers les États-Unis. Arrêtés au Cap en 2021, ils sont poursuivis notamment pour fraude électronique et blanchiment d’argent. Les autorités américaines les présentent, pour plusieurs d’entre eux, comme des responsables de la branche sud-africaine du réseau Black Axe.
L’opération a été menée vendredi 11 septembre 2026 avec la coordination des Hawks, l’unité d’élite de la police sud-africaine, et d’INTERPOL. Les six hommes ont été conduits depuis un établissement pénitentiaire du Cap jusqu’à l’aéroport international, où ils devaient être remis à des agents du FBI et du Secret Service américain.
Les six ressortissants concernés sont Perry Osagiede, Franklyn Edosa Osagiede, Osariemen Eric Clement, Collins Owhofasa Otughwor, Musa Mudashiru et Prince Ibeabuchi Mark.
Ils avaient été interpellés en Afrique du Sud en 2021 dans le cadre d’une vaste opération visant des suspects recherchés par la justice américaine. Les autorités leur reprochent leur implication présumée dans des escroqueries en ligne, notamment des « romance scams », ainsi que dans des opérations de blanchiment d’argent.
Plus de 100 femmes auraient été ciblées
Selon les Hawks, les suspects auraient ciblé plus d’une centaine de femmes aux États-Unis et leur auraient soutiré au total plus de 100 millions de rands. Certaines victimes étaient des retraitées engagées dans des relations sentimentales fictives construites à distance par les escrocs présumés.
Le procédé décrit par la justice américaine était particulièrement élaboré. Les auteurs présumés utilisaient les réseaux sociaux, les sites de rencontres et différents moyens de communication pour se présenter sous de fausses identités. Ils entretenaient parfois pendant une longue période une relation avec leurs victimes avant de leur réclamer de l’argent.
Les scénarios mettaient notamment en scène des hommes prétendant se trouver en Afrique du Sud pour des raisons professionnelles et confrontés soudainement à des difficultés nécessitant une aide financière. Les fonds obtenus étaient ensuite transférés à travers différents comptes et circuits financiers.
Black Axe au cœur de l’enquête
L’affaire prend une autre dimension en raison des liens présumés de plusieurs suspects avec le Neo Black Movement of Africa, également connu sous le nom de Black Axe. Dès 2021, la justice américaine avait affirmé que Perry Osagiede, Franklyn Osagiede, Osariemen Eric Clement, Collins Owhofasa Otughwor et Musa Mudashiru figuraient parmi les dirigeants de la « zone » du Cap de Black Axe. Perry Osagiede est notamment présenté dans les documents judiciaires américains comme l’un des fondateurs de cette branche locale.
L’organisation fonctionne en effet à travers des implantations régionales appelées « zones ». Selon les autorités américaines, les membres poursuivis depuis le Cap auraient participé entre 2011 et 2021 à différentes formes de fraude sur Internet.
Outre les escroqueries sentimentales, les enquêteurs évoquent des fraudes aux avances de fonds et des opérations de Business Email Compromise (BEC), qui consistent notamment à manipuler ou détourner des échanges électroniques professionnels afin d’obtenir frauduleusement des paiements.
Un premier responsable extradé en 2024
Les six hommes ne sont pas les premiers suspects de cette affaire à être remis à la justice américaine. Enorense Izevbigie, présenté par les procureurs américains comme un dirigeant de la branche du Cap de Black Axe, avait déjà été extradé d’Afrique du Sud vers les États-Unis en décembre 2024.
Il est poursuivi pour fraude électronique, complot en vue de commettre une fraude électronique et blanchiment d’argent. Lors de son extradition, les six autres coaccusés arrêtés en 2021 attendaient encore l’issue de leurs procédures d’extradition.
Les autorités sud-africaines présentent leur remise aux États-Unis comme le résultat d’une coopération internationale contre la criminalité organisée transnationale.
Les accusations portées contre les six hommes devront désormais être examinées par la justice américaine. À ce stade de la procédure, ils restent présumés innocents tant que leur culpabilité n’a pas été établie.
L’opération a été menée vendredi 11 septembre 2026 avec la coordination des Hawks, l’unité d’élite de la police sud-africaine, et d’INTERPOL. Les six hommes ont été conduits depuis un établissement pénitentiaire du Cap jusqu’à l’aéroport international, où ils devaient être remis à des agents du FBI et du Secret Service américain.
Les six ressortissants concernés sont Perry Osagiede, Franklyn Edosa Osagiede, Osariemen Eric Clement, Collins Owhofasa Otughwor, Musa Mudashiru et Prince Ibeabuchi Mark.
Ils avaient été interpellés en Afrique du Sud en 2021 dans le cadre d’une vaste opération visant des suspects recherchés par la justice américaine. Les autorités leur reprochent leur implication présumée dans des escroqueries en ligne, notamment des « romance scams », ainsi que dans des opérations de blanchiment d’argent.
Plus de 100 femmes auraient été ciblées
Selon les Hawks, les suspects auraient ciblé plus d’une centaine de femmes aux États-Unis et leur auraient soutiré au total plus de 100 millions de rands. Certaines victimes étaient des retraitées engagées dans des relations sentimentales fictives construites à distance par les escrocs présumés.
Le procédé décrit par la justice américaine était particulièrement élaboré. Les auteurs présumés utilisaient les réseaux sociaux, les sites de rencontres et différents moyens de communication pour se présenter sous de fausses identités. Ils entretenaient parfois pendant une longue période une relation avec leurs victimes avant de leur réclamer de l’argent.
Les scénarios mettaient notamment en scène des hommes prétendant se trouver en Afrique du Sud pour des raisons professionnelles et confrontés soudainement à des difficultés nécessitant une aide financière. Les fonds obtenus étaient ensuite transférés à travers différents comptes et circuits financiers.
Black Axe au cœur de l’enquête
L’affaire prend une autre dimension en raison des liens présumés de plusieurs suspects avec le Neo Black Movement of Africa, également connu sous le nom de Black Axe. Dès 2021, la justice américaine avait affirmé que Perry Osagiede, Franklyn Osagiede, Osariemen Eric Clement, Collins Owhofasa Otughwor et Musa Mudashiru figuraient parmi les dirigeants de la « zone » du Cap de Black Axe. Perry Osagiede est notamment présenté dans les documents judiciaires américains comme l’un des fondateurs de cette branche locale.
L’organisation fonctionne en effet à travers des implantations régionales appelées « zones ». Selon les autorités américaines, les membres poursuivis depuis le Cap auraient participé entre 2011 et 2021 à différentes formes de fraude sur Internet.
Outre les escroqueries sentimentales, les enquêteurs évoquent des fraudes aux avances de fonds et des opérations de Business Email Compromise (BEC), qui consistent notamment à manipuler ou détourner des échanges électroniques professionnels afin d’obtenir frauduleusement des paiements.
Un premier responsable extradé en 2024
Les six hommes ne sont pas les premiers suspects de cette affaire à être remis à la justice américaine. Enorense Izevbigie, présenté par les procureurs américains comme un dirigeant de la branche du Cap de Black Axe, avait déjà été extradé d’Afrique du Sud vers les États-Unis en décembre 2024.
Il est poursuivi pour fraude électronique, complot en vue de commettre une fraude électronique et blanchiment d’argent. Lors de son extradition, les six autres coaccusés arrêtés en 2021 attendaient encore l’issue de leurs procédures d’extradition.
Les autorités sud-africaines présentent leur remise aux États-Unis comme le résultat d’une coopération internationale contre la criminalité organisée transnationale.
Les accusations portées contre les six hommes devront désormais être examinées par la justice américaine. À ce stade de la procédure, ils restent présumés innocents tant que leur culpabilité n’a pas été établie.