La crise migratoire à Ceuta provoque de vives tensions entre Rome et Madrid. Après l'arrivée de centaines de migrants dans l'enclave espagnole en provenance du Maroc, la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, a menacé, jeudi 30 juillet, de prendre des mesures exceptionnelles pouvant aller jusqu'à la suspension de l'Espagne de l'espace Schengen.
Dans une déclaration, la dirigeante italienne a dénoncé les « images choquantes » en provenance de Ceuta et assuré que son gouvernement examinait toutes les options. « Nous sommes en train de réunir les instances compétentes et, à l'issue de ces réunions, nous sommes prêts à agir, y compris par des mesures exceptionnelles (...), comme la suspension de l'accord de Schengen avec l'Espagne », a-t-elle affirmé, avant d'ajouter que « l'Italie ne restera pas les bras croisés ».
Quelques heures plus tôt, le vice-président du Conseil et ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, s'était déclaré favorable à une fermeture de l'espace Schengen avec l'Espagne. Le leader de la Ligue, Matteo Salvini, également vice-président du Conseil, a lui aussi appelé sur le réseau social X à « suspendre Schengen » afin de « défendre les frontières de l'Europe ».
Ces déclarations ont immédiatement suscité une vive réaction de Madrid. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a dénoncé des propos qu'il juge « inappropriés » et relevant de la « démagogie partisane ». Il a annoncé la convocation de l'ambassadeur d'Italie en Espagne pour exprimer officiellement la protestation du gouvernement espagnol.
« Le message du ministre italien des Affaires étrangères est inapproprié de la part d'un pays partenaire et ami dont nous attendons une solidarité européenne et non une démagogie partisane », a déclaré José Manuel Albares.
Cette passe d'armes diplomatique intervient dans un contexte de forte pression migratoire sur Ceuta, où les autorités espagnoles font face à un afflux massif de migrants arrivés par voie maritime depuis les côtes marocaines, alimentant les débats sur la gestion des frontières extérieures de l'Union européenne et la coopération entre les États membres.
Dans une déclaration, la dirigeante italienne a dénoncé les « images choquantes » en provenance de Ceuta et assuré que son gouvernement examinait toutes les options. « Nous sommes en train de réunir les instances compétentes et, à l'issue de ces réunions, nous sommes prêts à agir, y compris par des mesures exceptionnelles (...), comme la suspension de l'accord de Schengen avec l'Espagne », a-t-elle affirmé, avant d'ajouter que « l'Italie ne restera pas les bras croisés ».
Quelques heures plus tôt, le vice-président du Conseil et ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, s'était déclaré favorable à une fermeture de l'espace Schengen avec l'Espagne. Le leader de la Ligue, Matteo Salvini, également vice-président du Conseil, a lui aussi appelé sur le réseau social X à « suspendre Schengen » afin de « défendre les frontières de l'Europe ».
Ces déclarations ont immédiatement suscité une vive réaction de Madrid. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a dénoncé des propos qu'il juge « inappropriés » et relevant de la « démagogie partisane ». Il a annoncé la convocation de l'ambassadeur d'Italie en Espagne pour exprimer officiellement la protestation du gouvernement espagnol.
« Le message du ministre italien des Affaires étrangères est inapproprié de la part d'un pays partenaire et ami dont nous attendons une solidarité européenne et non une démagogie partisane », a déclaré José Manuel Albares.
Cette passe d'armes diplomatique intervient dans un contexte de forte pression migratoire sur Ceuta, où les autorités espagnoles font face à un afflux massif de migrants arrivés par voie maritime depuis les côtes marocaines, alimentant les débats sur la gestion des frontières extérieures de l'Union européenne et la coopération entre les États membres.