Les États-Unis, qui comptaient sur l’Espagne pour poursuivre leur domination mondiale, font face à un imprévu de dernière minute : l’intransigeant chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, adopte un positionnement singulier en s’opposant fermement à l’offensive américano-israélienne contre l’Iran. Ce 4 mars, le chef de l’exécutif socialiste a réitéré son opposition, en assumant le risque de représailles qui pourraient signifier, selon Trump, la fin du commerce avec l’Espagne.
Pedro Sanchez a réitéré ce mercredi 4 mars sa position. Alors que d’autres partenaires européens suivent et appuient l’offensive américaine, le leader socialiste espagnol s’oppose catégoriquement à appuyer ce qu’il appelle une initiative qui va contre l’ordre international, et qui n’a même pas reçu l’aval du Congrès américain.
« La position du gouvernement d’Espagne est nette. En premier lieu, non à la rupture d’un droit international qui nous protège tous. En deuxième lieu, non au fait d’assumer l’idée que le monde ne peut résoudre ses conflits que via des conflits, des bombes. En troisième lieu, non au fait de répéter les erreurs du passé. La position du gouvernement espagnol se résume en quatre mots : "Non à la guerre" », a insisté Pedro Sanchez.
Le précédent de l’Irak en 2003 rappelé
Pour Pedro Sanchez, il y a un précédent à ce qu’il appelle cette folie guerrière qui ne peut avoir que des conséquences désastreuses pour les populations civiles. À savoir l’invasion de l'Irak en 2003 qui, de son point de vue, n’a eu que des effets contraires à ce qu’elle prétendait : inflation du prix de l’énergie, renforcement du djihadisme, pauvreté. La droite en Espagne est vent debout contre Sanchez mais celui-ci pour l’instant maintient sa ligne.
« Nous sommes opposés à ce désastre », a complété Pedro Sanchez dans une allocution, estimant que cette position était partagée par « de nombreux autres gouvernements » et « des millions de citoyens et de citoyennes qui, dans toute l'Europe, en Amérique du Nord et au Moyen-Orient, ne demandent pas pour demain plus de guerre ou plus d'incertitude ». Pedro Sanchez déplore que les objectifs de Washington et d'Israël « ne soient pas clairs » contre l'Iran.
Les bases américaines au cœur des tensions
La veille, Donald Trump menaçait l'Espagne de rupture des relations commerciales avec les États-Unis pour ne pas avoir permis aux Américains d’utiliser les bases de Rota et Moron, au sud de l’Espagne, héritées d'un accord signé entre Washington et Madrid en 1953 sous Franco. « L'Espagne a été terrible » et « très, très peu coopérative », a taclé mardi 3 mars le président américain. Depuis plusieurs mois, Donald Trump reproche également à l'Espagne de ne pas avoir augmenté à 5% du PIB ses dépenses militaires, comme le veut le nouvel objectif de l'Otan.
Face à ces déclarations, la Commission européenne a pris la défense de l'Espagne, quatrième économie de la zone euro, assurant dans un communiqué être « prête à réagir » pour « défendre (ses) intérêts ». Le chancelier allemand Friedrich Merz, assis aux côtés de Donald Trump, était, lui, resté silencieux en public, ce qui a « surpris » les autorités espagnoles, a reconnu le ministre des Affaires étrangères espagnol, José Manuel Albares.
Pedro Sanchez a réitéré ce mercredi 4 mars sa position. Alors que d’autres partenaires européens suivent et appuient l’offensive américaine, le leader socialiste espagnol s’oppose catégoriquement à appuyer ce qu’il appelle une initiative qui va contre l’ordre international, et qui n’a même pas reçu l’aval du Congrès américain.
« La position du gouvernement d’Espagne est nette. En premier lieu, non à la rupture d’un droit international qui nous protège tous. En deuxième lieu, non au fait d’assumer l’idée que le monde ne peut résoudre ses conflits que via des conflits, des bombes. En troisième lieu, non au fait de répéter les erreurs du passé. La position du gouvernement espagnol se résume en quatre mots : "Non à la guerre" », a insisté Pedro Sanchez.
Le précédent de l’Irak en 2003 rappelé
Pour Pedro Sanchez, il y a un précédent à ce qu’il appelle cette folie guerrière qui ne peut avoir que des conséquences désastreuses pour les populations civiles. À savoir l’invasion de l'Irak en 2003 qui, de son point de vue, n’a eu que des effets contraires à ce qu’elle prétendait : inflation du prix de l’énergie, renforcement du djihadisme, pauvreté. La droite en Espagne est vent debout contre Sanchez mais celui-ci pour l’instant maintient sa ligne.
« Nous sommes opposés à ce désastre », a complété Pedro Sanchez dans une allocution, estimant que cette position était partagée par « de nombreux autres gouvernements » et « des millions de citoyens et de citoyennes qui, dans toute l'Europe, en Amérique du Nord et au Moyen-Orient, ne demandent pas pour demain plus de guerre ou plus d'incertitude ». Pedro Sanchez déplore que les objectifs de Washington et d'Israël « ne soient pas clairs » contre l'Iran.
Les bases américaines au cœur des tensions
La veille, Donald Trump menaçait l'Espagne de rupture des relations commerciales avec les États-Unis pour ne pas avoir permis aux Américains d’utiliser les bases de Rota et Moron, au sud de l’Espagne, héritées d'un accord signé entre Washington et Madrid en 1953 sous Franco. « L'Espagne a été terrible » et « très, très peu coopérative », a taclé mardi 3 mars le président américain. Depuis plusieurs mois, Donald Trump reproche également à l'Espagne de ne pas avoir augmenté à 5% du PIB ses dépenses militaires, comme le veut le nouvel objectif de l'Otan.
Face à ces déclarations, la Commission européenne a pris la défense de l'Espagne, quatrième économie de la zone euro, assurant dans un communiqué être « prête à réagir » pour « défendre (ses) intérêts ». Le chancelier allemand Friedrich Merz, assis aux côtés de Donald Trump, était, lui, resté silencieux en public, ce qui a « surpris » les autorités espagnoles, a reconnu le ministre des Affaires étrangères espagnol, José Manuel Albares.