Crise à l’UCAD : le FRDS appelle à l’apaisement et exige des réponses concrètes aux revendications étudiantes

Mardi 10 Février 2026

Face à la situation jugée alarmante que vivent les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, le Président du Front républicain de la Diaspora Sénégalaise (FRDS) est sorti de son silence à travers une déclaration . Dans ce texte, il dit prendre la parole « avec gravité, responsabilité et détermination », face à une crise qu’il estime profonde et durable.

Selon le FRDS, la situation actuelle à l’UCAD « n’est ni anodine, ni passagère », mais constitue « le symptôme d’un dysfonctionnement structurel profond ». Le Président du Front pointe notamment, Hamdou Bella Diallo  « la précarité sociale, les retards répétés dans le paiement des bourses, la dégradation des conditions de vie estudiantines, l’instabilité du calendrier académique et un déficit manifeste de dialogue entre les acteurs concernés ».

Pour le mouvement de la diaspora sénégalaise, cette situation est arrivée à un seuil critique. « Cette situation n’est plus acceptable », affirme le FRDS, estimant qu’« on ne peut exiger de la jeunesse qu’elle réussisse, qu’elle innove, qu’elle porte l’avenir du pays, tout en la maintenant dans l’incertitude, l’angoisse quotidienne et parfois même l’indignité matérielle ».

Le Front républicain de la Diaspora Sénégalaise tient par ailleurs à reconnaître la légitimité des revendications étudiantes. « Les revendications des étudiants sont légitimes », souligne la déclaration, précisant qu’elles « ne relèvent ni de la provocation, ni de l’excès, mais d’un besoin élémentaire de justice, de respect et de considération ».

Toutefois, le FRDS alerte sur les risques liés à la montée des tensions sur le campus. « Les affrontements, les fermetures répétées du campus et la paralysie prolongée de l’université constituent une menace grave pour la paix sociale, pour l’avenir académique de milliers d’étudiants et, plus largement, pour la stabilité nationale », avertit le Président du Front, Hamdou Bella Diallo.

C’est dans ce contexte que le FRDS appelle « avec fermeté à un apaisement immédiat ». Rappelant que « l’université ne doit pas devenir un champ de confrontation permanente », il estime que « la violence, d’où qu’elle vienne, ne saurait être une réponse durable à une crise sociale ».

Mais le mouvement insiste : l’apaisement ne peut être un simple mot d’ordre adressé aux seuls étudiants. « L’apaisement ne peut être un mot creux, ni une injonction unilatérale », souligne le FRDS, estimant qu’il doit nécessairement reposer sur « des actes concrets, des décisions rapides et une volonté politique réelle ».

À ce titre, le Front républicain de la Diaspora Sénégalaise interpelle solennellement les autorités compétentes et les invite à engager « sans délai et sans faux-semblants, des dialogues constructifs, inclusifs et responsables avec les représentants légitimes des étudiants ». Ces concertations, selon le FRDS, doivent aboutir rapidement à « des réponses claires et publiques sur la situation des bourses », à « des mesures urgentes concernant la restauration et le logement universitaires », ainsi qu’à « un cadre sécurisé garantissant la continuité des enseignements » et « un calendrier académique réaliste, respecté et stabilisé ».

Le Président du FRDS prévient que « le temps des annonces sans lendemain est révolu » et que « le temps de l’écoute réelle et de l’action concrète est venu ». Il met en garde contre toute tentative de minimisation de la crise, estimant qu’« ignorer ou minimiser cette crise serait une faute politique et sociale majeure », car « une jeunesse abandonnée aujourd’hui est une Nation fragilisée demain ».

Enfin, le FRDS rappelle « que l’université est un pilier stratégique du développement national » et que « le respect dû aux étudiants constitue un indicateur fondamental de la vitalité républicaine et démocratique d’un pays ». Le Front réaffirme son attachement « à la paix, au dialogue républicain, à la justice sociale et à la dignité de la jeunesse sénégalaise, au Sénégal comme dans la diaspora », tout en assurant qu’il restera « vigilant, mobilisé et engagé » aux côtés de toute initiative sérieuse visant à une sortie durable de crise.
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