Le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a livré, ce dimanche 25 octobre 2026, des révélations sur les discussions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son prédécesseur Ousmane Sonko concernant l'encadrement des crédits spéciaux. Lors d'une conférence de presse consacrée au rejet du Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026, le chef du gouvernement a assuré que le président de la République n'avait jamais refusé de réglementer ces fonds. Il a également évoqué, à mots couverts, ce qu'il aurait découvert à la Primature après le départ d'Ousmane Sonko.
« Le président de la République n'a jamais refusé, jamais refusé de les encadrer », a-t-il affirmé. Pour étayer ses propos, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a raconté un épisode survenu lors de l'examen d'un projet de décret relatif à l'encadrement des crédits spéciaux.
Selon lui, le document avait été transmis aux membres du gouvernement à une heure particulièrement tardive, à la veille d'une réunion préparatoire du Conseil des ministres. « Nous nous sommes retrouvés en pré-Conseil avec un décret qui encadre les crédits spéciaux, qui est tombé dans nos boîtes mails à une heure du matin. N'est-ce pas, monsieur l'ancien secrétaire général du gouvernement ? Mercredi, à une heure du matin. C'est au réveil qu'on a vu qu'on encadrait cela », a-t-il relaté.
Le Premier ministre a ensuite rapporté la réaction du chef de l'État face à cette méthode de travail. « Le président de la République a dit : "Monsieur le Premier ministre, comment pouvons-nous avoir un débat serein si vous nous envoyez un papier à une heure du matin ?" », a-t-il déclaré. Cette révélation vise directement la gestion du dossier par l'ancien gouvernement dirigé par Ousmane Sonko.
« Je ferai encadrer les crédits spéciaux »
Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a également rapporté les engagements que Bassirou Diomaye Faye aurait pris devant son ancien Premier ministre. Selon lui, le chef de l'État n'avait pas rejeté le principe d'une réglementation des crédits spéciaux. Il aurait plutôt demandé que la réflexion soit approfondie avant toute décision définitive.
« Il lui a dit textuellement ceci : "Je ferai encadrer les crédits spéciaux" », a affirmé le chef du gouvernement. Il a précisé que le président souhaitait tenir compte des spécificités du fonctionnement de l'État et de certaines exigences de solidarité. « Il lui a dit : "Prenez le temps de me regarder tout cela en rapport avec d'autres considérations." »
Toujours selon Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô, les éléments complémentaires demandés par le président de la République ne lui auraient jamais été transmis. « Il lui a dit : "Ces considérations, à date, vous ne les avez pas encore mises sur ma table. Je vous ai demandé un travail que vous ne m'avez jamais amené." »
Le chef du gouvernement s'est également interrogé sur la place prise par les crédits spéciaux dans les discussions entourant l'adoption du PLFR 2026. Il estime que leur poids relativement limité dans le budget de l'État ne devrait pas justifier un blocage de l'ensemble des textes financiers. « Sur les crédits spéciaux, c'est peut-être ça qui les intéresse, les fidèles. Mais ça représente zéro virgule combien pour cent ? Et on va bloquer tous les budgets parce qu'on est mauvais perdant ? », a-t-il lancé.
« Le président de la République n'a jamais refusé, jamais refusé de les encadrer », a-t-il affirmé. Pour étayer ses propos, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a raconté un épisode survenu lors de l'examen d'un projet de décret relatif à l'encadrement des crédits spéciaux.
Selon lui, le document avait été transmis aux membres du gouvernement à une heure particulièrement tardive, à la veille d'une réunion préparatoire du Conseil des ministres. « Nous nous sommes retrouvés en pré-Conseil avec un décret qui encadre les crédits spéciaux, qui est tombé dans nos boîtes mails à une heure du matin. N'est-ce pas, monsieur l'ancien secrétaire général du gouvernement ? Mercredi, à une heure du matin. C'est au réveil qu'on a vu qu'on encadrait cela », a-t-il relaté.
Le Premier ministre a ensuite rapporté la réaction du chef de l'État face à cette méthode de travail. « Le président de la République a dit : "Monsieur le Premier ministre, comment pouvons-nous avoir un débat serein si vous nous envoyez un papier à une heure du matin ?" », a-t-il déclaré. Cette révélation vise directement la gestion du dossier par l'ancien gouvernement dirigé par Ousmane Sonko.
« Je ferai encadrer les crédits spéciaux »
Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a également rapporté les engagements que Bassirou Diomaye Faye aurait pris devant son ancien Premier ministre. Selon lui, le chef de l'État n'avait pas rejeté le principe d'une réglementation des crédits spéciaux. Il aurait plutôt demandé que la réflexion soit approfondie avant toute décision définitive.
« Il lui a dit textuellement ceci : "Je ferai encadrer les crédits spéciaux" », a affirmé le chef du gouvernement. Il a précisé que le président souhaitait tenir compte des spécificités du fonctionnement de l'État et de certaines exigences de solidarité. « Il lui a dit : "Prenez le temps de me regarder tout cela en rapport avec d'autres considérations." »
Toujours selon Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô, les éléments complémentaires demandés par le président de la République ne lui auraient jamais été transmis. « Il lui a dit : "Ces considérations, à date, vous ne les avez pas encore mises sur ma table. Je vous ai demandé un travail que vous ne m'avez jamais amené." »
Le chef du gouvernement s'est également interrogé sur la place prise par les crédits spéciaux dans les discussions entourant l'adoption du PLFR 2026. Il estime que leur poids relativement limité dans le budget de l'État ne devrait pas justifier un blocage de l'ensemble des textes financiers. « Sur les crédits spéciaux, c'est peut-être ça qui les intéresse, les fidèles. Mais ça représente zéro virgule combien pour cent ? Et on va bloquer tous les budgets parce qu'on est mauvais perdant ? », a-t-il lancé.