Le PDS et l'APR, qui semblaient espérer trouver un terrain d'entente avec le président Bassirou Diomaye Faye dans leur opposition politique à Ousmane Sonko, pourraient finalement se retrouver en difficulté.
Après avoir constaté qu'une large majorité des responsables de PASTEF ont publiquement affiché leur soutien à Ousmane Sonko, le chef de l'État semble désormais ouvrir son projet politique à des élus et à d'anciens responsables issus des précédents régimes, notamment du PDS et de l'APR. Vendredi, plus de 300 maires se sont rendus au Palais de la République pour participer à une rencontre avec le président Bassirou Diomaye Faye. À cette occasion, le chef de l'État a confirmé son intention de créer un nouveau parti politique et a invité les élus présents à prendre part à cette initiative.
« Il est temps qu'on aille vers une unité organisationnelle, c'est-à-dire vers la création d'un parti politique », a déclaré le président de la République devant les maires. Bassirou Diomaye Faye est allé plus loin en les associant directement à ce futur parti. « La création de ce parti politique... chacun d'entre vous en est membre fondateur, car vous aurez, en ce moment, la légitimité politique et historique. Si l'on comptabilise le nombre de maires présents ici, ce sera la première fois qu'un parti démarre avec autant d'exécutifs territoriaux », a-t-il affirmé. Le chef de l'État a également annoncé que d'autres personnalités politiques rejoindraient prochainement cette nouvelle formation, sans toutefois dévoiler leur identité.
Selon les informations d'Exclusif.net, plusieurs anciens ministres, d'anciens maires ainsi que des ex-membres d'institutions telles que le Conseil national de Développement des Territoires (CNDT), le Haut Conseil des Collectivités territoriales (HCCT) et le Conseil économique, social et environnemental (CESE) auraient été approchés en vue d'intégrer ce futur parti.
Cette initiative suscite déjà des réactions au sein de l'opposition. L'Alliance pour la République (APR) a publié, samedi, un communiqué dénonçant la démarche entreprise autour de cette rencontre. « La Chambre des Élus de l'Alliance Pour la République (APR) dénonce avec la plus grande vigueur ce qui apparaît comme une véritable arnaque politique de haute voltige orchestrée autour de la rencontre organisée sous la bannière de la coalition Diomaye Président », affirme le communiqué.
Le parti conteste également le chiffre de 306 maires avancé par les organisateurs. « L'annonce tapageuse du chiffre de 306 maires prétendument membres ou soutiens de cette coalition relève d'une opération de propagande politique sans aucun fondement vérifiable. À ce jour, aucune liste crédible, exhaustive et contradictoire n'a été produite pour justifier ce chiffre manifestement fantaisiste, destiné à créer artificiellement l'illusion d'une majorité territoriale », soutient la Chambre des élus de l'APR.
Cette séquence politique pourrait ainsi rebattre les cartes au sein de la majorité présidentielle comme de l'opposition, alors que le président Bassirou Diomaye Faye semble engagé dans la structuration de sa propre formation politique. Si l'APR parvient à faire reculer ses maires, le pouvoir subira un camouflet.
Après avoir constaté qu'une large majorité des responsables de PASTEF ont publiquement affiché leur soutien à Ousmane Sonko, le chef de l'État semble désormais ouvrir son projet politique à des élus et à d'anciens responsables issus des précédents régimes, notamment du PDS et de l'APR. Vendredi, plus de 300 maires se sont rendus au Palais de la République pour participer à une rencontre avec le président Bassirou Diomaye Faye. À cette occasion, le chef de l'État a confirmé son intention de créer un nouveau parti politique et a invité les élus présents à prendre part à cette initiative.
« Il est temps qu'on aille vers une unité organisationnelle, c'est-à-dire vers la création d'un parti politique », a déclaré le président de la République devant les maires. Bassirou Diomaye Faye est allé plus loin en les associant directement à ce futur parti. « La création de ce parti politique... chacun d'entre vous en est membre fondateur, car vous aurez, en ce moment, la légitimité politique et historique. Si l'on comptabilise le nombre de maires présents ici, ce sera la première fois qu'un parti démarre avec autant d'exécutifs territoriaux », a-t-il affirmé. Le chef de l'État a également annoncé que d'autres personnalités politiques rejoindraient prochainement cette nouvelle formation, sans toutefois dévoiler leur identité.
Selon les informations d'Exclusif.net, plusieurs anciens ministres, d'anciens maires ainsi que des ex-membres d'institutions telles que le Conseil national de Développement des Territoires (CNDT), le Haut Conseil des Collectivités territoriales (HCCT) et le Conseil économique, social et environnemental (CESE) auraient été approchés en vue d'intégrer ce futur parti.
Cette initiative suscite déjà des réactions au sein de l'opposition. L'Alliance pour la République (APR) a publié, samedi, un communiqué dénonçant la démarche entreprise autour de cette rencontre. « La Chambre des Élus de l'Alliance Pour la République (APR) dénonce avec la plus grande vigueur ce qui apparaît comme une véritable arnaque politique de haute voltige orchestrée autour de la rencontre organisée sous la bannière de la coalition Diomaye Président », affirme le communiqué.
Le parti conteste également le chiffre de 306 maires avancé par les organisateurs. « L'annonce tapageuse du chiffre de 306 maires prétendument membres ou soutiens de cette coalition relève d'une opération de propagande politique sans aucun fondement vérifiable. À ce jour, aucune liste crédible, exhaustive et contradictoire n'a été produite pour justifier ce chiffre manifestement fantaisiste, destiné à créer artificiellement l'illusion d'une majorité territoriale », soutient la Chambre des élus de l'APR.
Cette séquence politique pourrait ainsi rebattre les cartes au sein de la majorité présidentielle comme de l'opposition, alors que le président Bassirou Diomaye Faye semble engagé dans la structuration de sa propre formation politique. Si l'APR parvient à faire reculer ses maires, le pouvoir subira un camouflet.