Course à l’ONU : Macky Sall bénéficie d’un soutien officiel de l’Union africaine

Vendredi 27 Mars 2026

La Commission de l’Union africaine a engagé une procédure en vue de faire approuver la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies, à l’issue de la première réunion du Bureau de la Conférence tenue le 26 mars 2026 à Addis-Abeba.

La réunion était présidée par Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine. À l’issue des travaux, un projet de décision a été transmis aux États membres pour adoption selon la procédure dite du « silence ».

Conformément au règlement intérieur de l’organisation, cette procédure prévoit que la décision sera considérée comme adoptée par consensus en l’absence d’objections formulées par plus d’un tiers des États membres habilités à voter, avant la clôture du 27 mars 2026.

Dans ce projet, l’Union africaine souligne l’importance stratégique pour le continent d’être représenté au plus haut niveau au sein de la gouvernance mondiale, notamment à travers la désignation du prochain Secrétaire général de l’ONU.

Le document met en avant le profil de Macky Sall, saluant notamment son expérience reconnue en matière de leadership, son approche pragmatique orientée vers les résultats, ainsi que son engagement en faveur du consensus entre les nations.

L’organisation continentale insiste également sur le contexte d’urgence lié au calendrier international, les candidatures devant être déposées au plus tard le 1er avril 2026 pour participer aux consultations prévues à la mi-avril.

Au-delà du soutien formel, l’Union africaine appelle à une mobilisation collective des États du continent afin de porter une candidature unique et forte, conformément à l’esprit de solidarité africaine et aux ambitions de l’Agenda 2063.

Le projet de décision exhorte enfin l’ensemble des partenaires internationaux, y compris les membres du Conseil de sécurité des Nations unies, à accorder une attention favorable à la candidature africaine.

Si elle est validée, cette démarche marquerait une nouvelle étape dans la volonté de l’Afrique de peser davantage dans les équilibres diplomatiques mondiaux et de faire entendre sa voix au sein des grandes institutions internationales.
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