La polémique autour de l’installation d’équipements sportifs sur la Corniche Ouest de Dakar prend une nouvelle tournure. Après les déclarations du maire de Dakar, le directeur général de l’AGETIP, El Hadji Malick Gaye, est sorti de son silence ce vendredi 21 août 2026. Il assure que son agence ne s’est jamais opposée aux équipements offerts par le gouvernement chinois et précise que leur déplacement résulte d’un arbitrage de l’État.
Le directeur général de l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public (AGETIP), El Hadji Malick Gaye, apporte sa version des faits dans la controverse concernant le projet d’aménagement de la Corniche Ouest.
Dans une mise au point, il rappelle d’abord que l’AGETIP intervient dans ce chantier en qualité de maître d’ouvrage délégué et agit conformément aux orientations de l’État.
« L’AGETIP intervient dans ce projet en qualité de maître d’ouvrage délégué, conformément aux orientations et décisions de l’État. À ce titre, elle veille notamment au respect des emprises nécessaires à la réalisation des ouvrages, à la coordination des différents intervenants et au bon déroulement des travaux », explique El Hadji Malick Gaye.
« Un projet de l’État » sur le domaine public maritime
Le DG insiste particulièrement sur le statut des terrains concernés. Selon lui, l’aménagement de la Corniche Ouest constitue une opération d’intérêt national portée par l’État et réalisée sur le domaine public maritime.
« Il est essentiel de rappeler que le projet d’aménagement de la Corniche Ouest s’inscrit dans une opération d’intérêt national portée par l’État. Les emprises concernées relèvent du domaine public maritime et sont affectées à la réalisation des aménagements prévus dans le cadre du projet », soutient-il.
Il ajoute que le projet a été déclaré d’utilité publique et estime, par conséquent, qu’aucune initiative ne doit compromettre les ouvrages programmés.
« Aucune initiative, aussi légitime soit-elle, ne saurait compromettre ou entraver l’utilisation des emprises affectées aux ouvrages prévus dans le cadre d’un projet déclaré d’utilité publique », prévient-il.
Le DG assure ne pas s’être opposé au don chinois
Sur les équipements de musculation à l’origine de la polémique, El Hadji Malick Gaye affirme que le maire de Dakar l’avait informé d’un don du gouvernement chinois destiné à la Corniche.
Selon lui, ses services avaient alors pris contact avec ceux de la Ville afin de trouver des espaces compatibles avec les aménagements déjà programmés.
« L’objectif était précisément de faciliter cette initiative en identifiant plusieurs emprises disponibles et compatibles avec le projet. Il ne s’est donc jamais agi, de la part de l’AGETIP, de s’opposer au don chinois ou à l’installation de ces équipements », précise le directeur général.
Le désaccord serait plutôt né du choix de l’emplacement appelé le « Dragon ». Le DG de l’AGETIP affirme avoir personnellement échangé avec le maire de Dakar pour lui expliquer que cet espace était déjà destiné à accueillir une infrastructure sportive de grande envergure.
« Je lui ai notamment indiqué que le “Dragon”, structure emblématique d’environ 300 mètres de longueur, devait accueillir une grande installation sportive conçue pour recevoir plus de 300 personnes simultanément », révèle-t-il.
Il assure avoir proposé d’autres espaces pour accueillir les équipements de musculation. « Je lui ai également précisé que d’autres emprises étaient disponibles pour accueillir les petits équipements de musculation, permettant ainsi de préserver à la fois le don du Gouvernement chinois et les ouvrages structurants du projet », poursuit-il.
« Les équipements ont été installés 48 heures après notre échange »
Malgré ces discussions, les installations auraient finalement été mises en place sur l’espace contesté.
« Malgré ces explications, les équipements ont été installés sur l’emprise du “Dragon” environ 48 heures après notre échange », affirme El Hadji Malick Gaye.
C’est à la suite de cette situation que l’État serait intervenu. Selon le directeur général de l’AGETIP, un arbitrage a été rendu afin de permettre la poursuite du projet tout en préservant les équipements offerts à la Ville.
« La décision a été de demander que les équipements soient déplacés, en relation avec la Ville de Dakar, vers les emplacements initialement identifiés par les services compétents », explique-t-il.
Il insiste ainsi sur le fait que l’AGETIP n’aurait pas pris unilatéralement la décision de déplacer les installations. « L’AGETIP ne fait donc qu’appliquer une décision relevant de l’autorité de l’État et visant à préserver une emprise affectée à un projet déclaré d’utilité publique », soutient-il.
Face à la polémique, El Hadji Malick Gaye dit regretter la manière dont le différend est présenté dans l’espace public. « Je regrette que cette question soit aujourd’hui présentée sous un angle polémique. L’AGETIP n’a jamais cherché à empêcher la Ville de Dakar de développer des équipements sportifs », se défend-il.
Le directeur général interpelle directement le maire en rappelant leurs échanges : « Monsieur le Maire connaît parfaitement les échanges que nous avons eus. Il sait que je l’ai personnellement informé de la destination de l’emprise du “Dragon”, que des emprises alternatives avaient été proposées et que la décision de déplacement des équipements résulte d’un arbitrage de l’État. »
Il assure également ne vouloir alimenter aucune confrontation entre institutions. « L’AGETIP n’a aucun intérêt à entrer dans une polémique institutionnelle. Notre responsabilité est de respecter les décisions de l’État, de protéger les emprises affectées au projet et de veiller à sa bonne réalisation », affirme-t-il.
Pour El Hadji Malick Gaye, le dialogue doit rester privilégié, tout en rétablissant les faits lorsque cela devient nécessaire. « Nous privilégions le dialogue, la concertation et l’intérêt général. Mais lorsque les faits sont déformés dans l’espace public, nous avons le devoir de les rétablir avec précision », conclut-il.
Le DG rappelle enfin que « la Corniche Ouest appartient à tous les Sénégalais » et appelle les différentes institutions concernées à travailler ensemble dans le respect de leurs prérogatives et de « la primauté de l’intérêt général ».
Le directeur général de l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public (AGETIP), El Hadji Malick Gaye, apporte sa version des faits dans la controverse concernant le projet d’aménagement de la Corniche Ouest.
Dans une mise au point, il rappelle d’abord que l’AGETIP intervient dans ce chantier en qualité de maître d’ouvrage délégué et agit conformément aux orientations de l’État.
« L’AGETIP intervient dans ce projet en qualité de maître d’ouvrage délégué, conformément aux orientations et décisions de l’État. À ce titre, elle veille notamment au respect des emprises nécessaires à la réalisation des ouvrages, à la coordination des différents intervenants et au bon déroulement des travaux », explique El Hadji Malick Gaye.
« Un projet de l’État » sur le domaine public maritime
Le DG insiste particulièrement sur le statut des terrains concernés. Selon lui, l’aménagement de la Corniche Ouest constitue une opération d’intérêt national portée par l’État et réalisée sur le domaine public maritime.
« Il est essentiel de rappeler que le projet d’aménagement de la Corniche Ouest s’inscrit dans une opération d’intérêt national portée par l’État. Les emprises concernées relèvent du domaine public maritime et sont affectées à la réalisation des aménagements prévus dans le cadre du projet », soutient-il.
Il ajoute que le projet a été déclaré d’utilité publique et estime, par conséquent, qu’aucune initiative ne doit compromettre les ouvrages programmés.
« Aucune initiative, aussi légitime soit-elle, ne saurait compromettre ou entraver l’utilisation des emprises affectées aux ouvrages prévus dans le cadre d’un projet déclaré d’utilité publique », prévient-il.
Le DG assure ne pas s’être opposé au don chinois
Sur les équipements de musculation à l’origine de la polémique, El Hadji Malick Gaye affirme que le maire de Dakar l’avait informé d’un don du gouvernement chinois destiné à la Corniche.
Selon lui, ses services avaient alors pris contact avec ceux de la Ville afin de trouver des espaces compatibles avec les aménagements déjà programmés.
« L’objectif était précisément de faciliter cette initiative en identifiant plusieurs emprises disponibles et compatibles avec le projet. Il ne s’est donc jamais agi, de la part de l’AGETIP, de s’opposer au don chinois ou à l’installation de ces équipements », précise le directeur général.
Le désaccord serait plutôt né du choix de l’emplacement appelé le « Dragon ». Le DG de l’AGETIP affirme avoir personnellement échangé avec le maire de Dakar pour lui expliquer que cet espace était déjà destiné à accueillir une infrastructure sportive de grande envergure.
« Je lui ai notamment indiqué que le “Dragon”, structure emblématique d’environ 300 mètres de longueur, devait accueillir une grande installation sportive conçue pour recevoir plus de 300 personnes simultanément », révèle-t-il.
Il assure avoir proposé d’autres espaces pour accueillir les équipements de musculation. « Je lui ai également précisé que d’autres emprises étaient disponibles pour accueillir les petits équipements de musculation, permettant ainsi de préserver à la fois le don du Gouvernement chinois et les ouvrages structurants du projet », poursuit-il.
« Les équipements ont été installés 48 heures après notre échange »
Malgré ces discussions, les installations auraient finalement été mises en place sur l’espace contesté.
« Malgré ces explications, les équipements ont été installés sur l’emprise du “Dragon” environ 48 heures après notre échange », affirme El Hadji Malick Gaye.
C’est à la suite de cette situation que l’État serait intervenu. Selon le directeur général de l’AGETIP, un arbitrage a été rendu afin de permettre la poursuite du projet tout en préservant les équipements offerts à la Ville.
« La décision a été de demander que les équipements soient déplacés, en relation avec la Ville de Dakar, vers les emplacements initialement identifiés par les services compétents », explique-t-il.
Il insiste ainsi sur le fait que l’AGETIP n’aurait pas pris unilatéralement la décision de déplacer les installations. « L’AGETIP ne fait donc qu’appliquer une décision relevant de l’autorité de l’État et visant à préserver une emprise affectée à un projet déclaré d’utilité publique », soutient-il.
Face à la polémique, El Hadji Malick Gaye dit regretter la manière dont le différend est présenté dans l’espace public. « Je regrette que cette question soit aujourd’hui présentée sous un angle polémique. L’AGETIP n’a jamais cherché à empêcher la Ville de Dakar de développer des équipements sportifs », se défend-il.
Le directeur général interpelle directement le maire en rappelant leurs échanges : « Monsieur le Maire connaît parfaitement les échanges que nous avons eus. Il sait que je l’ai personnellement informé de la destination de l’emprise du “Dragon”, que des emprises alternatives avaient été proposées et que la décision de déplacement des équipements résulte d’un arbitrage de l’État. »
Il assure également ne vouloir alimenter aucune confrontation entre institutions. « L’AGETIP n’a aucun intérêt à entrer dans une polémique institutionnelle. Notre responsabilité est de respecter les décisions de l’État, de protéger les emprises affectées au projet et de veiller à sa bonne réalisation », affirme-t-il.
Pour El Hadji Malick Gaye, le dialogue doit rester privilégié, tout en rétablissant les faits lorsque cela devient nécessaire. « Nous privilégions le dialogue, la concertation et l’intérêt général. Mais lorsque les faits sont déformés dans l’espace public, nous avons le devoir de les rétablir avec précision », conclut-il.
Le DG rappelle enfin que « la Corniche Ouest appartient à tous les Sénégalais » et appelle les différentes institutions concernées à travailler ensemble dans le respect de leurs prérogatives et de « la primauté de l’intérêt général ».