Le débat sur la gouvernance et le respect des institutions a également été alimenté par les propos du constitutionnaliste Babacar Kanté, qui a livré une analyse critique du rapport entre les dirigeants africains et les Constitutions.
Intervenant dans le même cadre que Penda Mbow, il a dénoncé une tendance lourde à manipuler les lois fondamentales à des fins politiques. « On a une élite qui manipule la Constitution, qui la façonne n’importe comment », a-t-il regretté.
Selon lui, le droit constitutionnel est trop souvent réduit à deux objectifs : la conquête et la conservation du pouvoir. « Voilà pourquoi les règles bougent », explique-t-il, pointant du doigt une instabilité institutionnelle chronique.
Prenant l’exemple du Sénégal, Babacar Kanté rappelle que la Constitution de 2001 a été modifiée à de nombreuses reprises par son propre initiateur, Abdoulaye Wade. « Je me suis arrêté à 15 modifications », précise-t-il.
Pour le juriste, le véritable constitutionnalisme ne se limite pas à l’existence d’un texte, mais repose sur l’encadrement et la limitation du pouvoir, ainsi que sur la garantie d’une sécurité juridique solide.
« Dans certains pays, quand on accède au pouvoir, le premier réflexe est de respecter la Constitution. Dans nos pays, c’est souvent de la modifier pour s’y maintenir à tout prix », déplore-t-il dans les colonnes du jjournal Les Echos.
Revenant sur les modifications de la Constitution, Babacar Kanté espère qu’il s’agit seulement d’un cycle. «1960-1990, c'est la dictature, l'autocratie. De 1990 à 2000, on essaie la transition. De 2000 à maintenant, on est en train de faire un recul vers le passé. Donc, il y a un cycle constitutionnel. Mais j'espère que l'on va s'arrêter quelque part où on va stabiliser ces constitutions», indique l’ancien vice-président du Conseil constitutionnel. Par ailleurs, il estime que ce n’est pas une pathologie de la Constitution. «Il faut arrêter de manipuler les constitutions. Les constitutions sont très bonnes», dit-il.
Intervenant dans le même cadre que Penda Mbow, il a dénoncé une tendance lourde à manipuler les lois fondamentales à des fins politiques. « On a une élite qui manipule la Constitution, qui la façonne n’importe comment », a-t-il regretté.
Selon lui, le droit constitutionnel est trop souvent réduit à deux objectifs : la conquête et la conservation du pouvoir. « Voilà pourquoi les règles bougent », explique-t-il, pointant du doigt une instabilité institutionnelle chronique.
Prenant l’exemple du Sénégal, Babacar Kanté rappelle que la Constitution de 2001 a été modifiée à de nombreuses reprises par son propre initiateur, Abdoulaye Wade. « Je me suis arrêté à 15 modifications », précise-t-il.
Pour le juriste, le véritable constitutionnalisme ne se limite pas à l’existence d’un texte, mais repose sur l’encadrement et la limitation du pouvoir, ainsi que sur la garantie d’une sécurité juridique solide.
« Dans certains pays, quand on accède au pouvoir, le premier réflexe est de respecter la Constitution. Dans nos pays, c’est souvent de la modifier pour s’y maintenir à tout prix », déplore-t-il dans les colonnes du jjournal Les Echos.
Revenant sur les modifications de la Constitution, Babacar Kanté espère qu’il s’agit seulement d’un cycle. «1960-1990, c'est la dictature, l'autocratie. De 1990 à 2000, on essaie la transition. De 2000 à maintenant, on est en train de faire un recul vers le passé. Donc, il y a un cycle constitutionnel. Mais j'espère que l'on va s'arrêter quelque part où on va stabiliser ces constitutions», indique l’ancien vice-président du Conseil constitutionnel. Par ailleurs, il estime que ce n’est pas une pathologie de la Constitution. «Il faut arrêter de manipuler les constitutions. Les constitutions sont très bonnes», dit-il.