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Conseil constitutionnel : Ousmane Diagne fixe les priorités de son mandat

Mardi 11 Août 2026

Le nouveau président du Conseil constitutionnel, Ousmane Diagne, a officiellement pris ses fonctions mardi, plus d’un an après le décès de son prédécesseur, Mamadou Badio Camara, survenu le 10 avril 2025. Dans son discours d’installation, le magistrat a défini les principes qui devront guider son action à la tête de cette institution centrale de la République.

Ousmane Diagne a d’abord insisté sur la responsabilité qui accompagne sa nouvelle fonction. Il a appelé à l’exercer avec « humilité », « retenue », « discernement » et « sens du devoir ».

Pour le nouveau président du Conseil constitutionnel, la solidité des institutions dépend avant tout de la manière dont ceux qui les dirigent exercent leurs responsabilités.

« Les institutions ne tirent pas leur force de la puissance des hommes, mais de la loyauté avec laquelle ceux-ci les servent », a-t-il déclaré.

« Il ne gouverne pas. Il ne légifère pas »

Ousmane Diagne a également tenu à rappeler la nature et les limites de la mission du Conseil constitutionnel. Dans un contexte politique où les décisions de cette institution peuvent avoir des conséquences importantes, il a insisté sur la primauté du droit.

« Il ne gouverne pas. Il ne légifère pas. Il ne juge pas de l’opportunité des choix politiques. Il dit simplement le droit », a-t-il affirmé.

À travers cette déclaration, le nouveau président entend réaffirmer l’indépendance du juge constitutionnel et la vocation juridictionnelle de l’institution, loin des considérations politiques.

Le Conseil constitutionnel occupe en effet une place majeure dans le fonctionnement démocratique du Sénégal. Il intervient notamment dans le contentieux électoral relevant de sa compétence et dans la proclamation des résultats définitifs de certains scrutins.

Restaurer la confiance des citoyens

Au-delà de l’indépendance et de la primauté du droit, Ousmane Diagne a placé la confiance des citoyens parmi les priorités de son mandat.

Il souhaite que les décisions rendues par le Conseil constitutionnel soient marquées par « respect, confiance et sérénité ».

Cette ambition devra notamment reposer sur la collégialité. Le nouveau président a salué l’expérience et la compétence des membres de l’institution, soulignant que la diversité des points de vue constitue un atout pour la qualité des délibérations et des décisions.

En prenant les commandes du Conseil constitutionnel, Ousmane Diagne fixe ainsi un cap articulé autour de trois principes : la loyauté envers la Constitution, l’indépendance du juge et la confiance des citoyens dans les institutions de la République.

Avec APA

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