La dimension internationale du premier congrès ordinaire de PASTEF–Les Patriotes s’est illustrée ce samedi à Diamniadio avec l’intervention remarquée de Saúl Antonio Ortega Campos, représentant de l’Amérique latine et des Caraïbes. Devant les congressistes réunis autour du leader de PASTEF, Ousmane Sonko, l’émissaire vénézuélien a livré un discours fortement marqué par les thèmes de la souveraineté, de l’anti-impérialisme et de la solidarité entre les peuples d’Afrique, d’Amérique latine et de Palestine.
Prenant la parole devant les délégués, Saúl Antonio Ortega Campos a d’abord transmis les salutations des autorités et du peuple vénézuéliens. « Chers congressistes, nous transmettons les salutations du peuple du Venezuela, de Simón Bolívar, de Hugo Chávez et de Nicolás Maduro Moros, président constitutionnellement élu », a-t-il déclaré.
Le représentant latino-américain est ensuite revenu sur la situation politique de son pays, qu’il estime confronté à des pressions extérieures. « Comme vous le savez, au Venezuela, on est resté président pour les motifs que vous connaissez. Le Venezuela a été agressé par une puissance nucléaire, pour des motifs que vous savez : pour exploiter les ressources du Venezuela », a-t-il affirmé.
Élargissant son analyse à l’ensemble du continent américain, il a soutenu que « le peuple de Cuba est menacé, et toute l’Amérique latine et les Caraïbes ». Selon lui, cette situation s’inscrit dans une logique historique de domination régionale.
« Monsieur le Président des États-Unis, Donald Trump a décidé d’une doctrine mondiale. C’est la doctrine du président James Monroe, mise en pratique dans les années 1823. Selon cette doctrine, tous les peuples de l’Amérique latine appartiennent aux États-Unis », a-t-il déclaré. « C’est pour ce motif que l’agression que nous avons vécue relève du colonialisme, d’une politique expansionniste sur les peuples d’Amérique latine et des Caraïbes », a-t-il ajouté.
Face à cette situation, Saúl Antonio Ortega Campos a défendu la posture adoptée par son pays. « Le Venezuela a décidé de se tenir debout et de faire face, contre la xénophobie, l’impérialisme et l’exclusion. Aujourd’hui, nous avons mis en place une grande résistance », a-t-il soutenu.
Le responsable vénézuélien a également réaffirmé le soutien de son pays aux mouvements qu’il considère comme engagés dans la défense de la souveraineté des peuples. « Nous accompagnons tous les peuples du monde qui luttent pour un nouvel ordre mondial multipolaire, sans puissance impérialiste, conformément au droit international et au respect des droits des peuples », a-t-il déclaré.
Dans son intervention, l’orateur a réservé une place importante au continent africain. « Nous accompagnons les luttes des peuples d’Afrique. Nous avons suffisamment souffert du colonialisme », a-t-il affirmé. Il a poursuivi en soulignant que « l’Afrique est un continent immensément riche, mais détruit par la pauvreté et par l’exploitation des colonialistes ». Selon lui, « ceux qui sont partis continuent l’oppression et l’exploitation de ce peuple d’Afrique ».
Pour le représentant de l’Amérique latine et des Caraïbes, les combats menés de part et d’autre de l’Atlantique sont étroitement liés. « Pour cette raison, la lutte des peuples d’Amérique latine est la lutte des peuples d’Afrique et de tous les peuples qui luttent pour leur souveraineté », a-t-il déclaré.
Saúl Antonio Ortega Campos a également adressé un message de soutien au peuple palestinien. « J’envoie un salut au peuple de Palestine. L’impérialisme doit s’arrêter », a-t-il lancé sous les applaudissements d’une partie de l’assistance.
En conclusion, il a salué la dynamique politique engagée au Sénégal depuis l’arrivée de PASTEF au pouvoir et appelé à une convergence des mouvements souverainistes africains. « Je voulais vous dire : les grands exploits, les grands exploits des patriotes, c’est de se lever, comme le peuple sénégalais est en train de le faire, pour faire face et s’unir avec les autres mouvements nationalistes et révolutionnaires d’Afrique », a-t-il déclaré.
« Il faut s’inscrire dans cette lutte de libération et dans la construction d’un monde meilleur pour tous les peuples », a conclu le représentant vénézuélien, plaçant ainsi son intervention sous le signe de la solidarité internationale et de la défense de la souveraineté des nations.