Au 17ᵉ jour du conflit au Moyen-Orient, les répercussions économiques se font déjà sentir dans plusieurs pays. Au Sénégal, la cellule de communication du Port Autonome de Dakar (PAD) a publié une note, dont Exclusif.net détient une copie pour rassurer la population.
« Alors que la guerre au Moyen-Orient perturbe les grandes routes maritimes mondiales, le Port Autonome de Dakar tient à rassurer l’ensemble de ses partenaires et usagers : à ce jour, l’impact direct du conflit sur ses activités reste limité », indique le PAD. La fermeture ou la menace pesant sur des passages stratégiques comme le canal de Suez, le détroit d’Ormuz ou Bab el-Mandeb – concentrant près de 20 % du trafic maritime mondial – provoque des effets en cascade sur l’économie maritime. « Hausse des primes d’assurance, allongement des trajets, augmentation des coûts d’exploitation : les compagnies maritimes adaptent leurs stratégies, et les ports du monde entier en ressentent les répercussions », précise la note.
Dakar relativement épargné
Le Port de Dakar, à l’instar de la majorité des ports africains, n’est pas sur les axes majeurs empruntés par les très grands porte-conteneurs. « L’Afrique ne représente en effet que moins de 5 % du trafic maritime mondial », rappelle la direction. Les navires reliant l’Asie à l’Europe ou aux Amériques passent généralement par Suez ou Ormuz. Pour éviter ces zones à risque, ils contournent l’Afrique par le Cap de Bonne-Espérance, rallongeant leurs trajets de dix à quinze jours. « Ce détour entraîne naturellement une hausse des coûts d’exploitation, qui se répercute sur les taux de fret et, dans une moindre mesure, sur les prestations portuaires », souligne le PAD.
Des conséquences indirectes mais réelles
Même si Dakar n’accueille pas encore les méga-porte-conteneurs, le trafic y est concerné. « Les marchandises à destination de l’Afrique de l’Ouest transitent souvent par des ports de transbordement comme Lomé ou Abidjan, avant d’être acheminées par navettes (« feedering ») vers Dakar », explique la note. Ces maillons subissent les premières tensions : allongement des délais, surtaxes de guerre appliquées par les armateurs, fluctuations des prix du pétrole ou du dollar. « Concrètement, un conteneur qui coûtait 1 500 dollars peut désormais en atteindre 2 000, en raison de ces seuls facteurs externes ».
Le conflit au Moyen-Orient n’entache pas la réputation du Port de Dakar. « La qualité des services rendus, la fiabilité des opérations et la sécurité des installations demeurent intactes », affirme la cellule de communication. Consciente des défis conjoncturels, la direction du PAD a d’ores et déjà pris des mesures pour garantir : « la continuité des activités portuaires ; la fluidité des opérations ; le respect des engagements contractuels et institutionnels ». Le Port Autonome de Dakar réaffirme ainsi sa résilience et sa capacité à maintenir un service de qualité, « dans un environnement international incertain ».
« Alors que la guerre au Moyen-Orient perturbe les grandes routes maritimes mondiales, le Port Autonome de Dakar tient à rassurer l’ensemble de ses partenaires et usagers : à ce jour, l’impact direct du conflit sur ses activités reste limité », indique le PAD. La fermeture ou la menace pesant sur des passages stratégiques comme le canal de Suez, le détroit d’Ormuz ou Bab el-Mandeb – concentrant près de 20 % du trafic maritime mondial – provoque des effets en cascade sur l’économie maritime. « Hausse des primes d’assurance, allongement des trajets, augmentation des coûts d’exploitation : les compagnies maritimes adaptent leurs stratégies, et les ports du monde entier en ressentent les répercussions », précise la note.
Dakar relativement épargné
Le Port de Dakar, à l’instar de la majorité des ports africains, n’est pas sur les axes majeurs empruntés par les très grands porte-conteneurs. « L’Afrique ne représente en effet que moins de 5 % du trafic maritime mondial », rappelle la direction. Les navires reliant l’Asie à l’Europe ou aux Amériques passent généralement par Suez ou Ormuz. Pour éviter ces zones à risque, ils contournent l’Afrique par le Cap de Bonne-Espérance, rallongeant leurs trajets de dix à quinze jours. « Ce détour entraîne naturellement une hausse des coûts d’exploitation, qui se répercute sur les taux de fret et, dans une moindre mesure, sur les prestations portuaires », souligne le PAD.
Des conséquences indirectes mais réelles
Même si Dakar n’accueille pas encore les méga-porte-conteneurs, le trafic y est concerné. « Les marchandises à destination de l’Afrique de l’Ouest transitent souvent par des ports de transbordement comme Lomé ou Abidjan, avant d’être acheminées par navettes (« feedering ») vers Dakar », explique la note. Ces maillons subissent les premières tensions : allongement des délais, surtaxes de guerre appliquées par les armateurs, fluctuations des prix du pétrole ou du dollar. « Concrètement, un conteneur qui coûtait 1 500 dollars peut désormais en atteindre 2 000, en raison de ces seuls facteurs externes ».
Le conflit au Moyen-Orient n’entache pas la réputation du Port de Dakar. « La qualité des services rendus, la fiabilité des opérations et la sécurité des installations demeurent intactes », affirme la cellule de communication. Consciente des défis conjoncturels, la direction du PAD a d’ores et déjà pris des mesures pour garantir : « la continuité des activités portuaires ; la fluidité des opérations ; le respect des engagements contractuels et institutionnels ». Le Port Autonome de Dakar réaffirme ainsi sa résilience et sa capacité à maintenir un service de qualité, « dans un environnement international incertain ».