De nouvelles violences attribuées à des colons israéliens ont été signalées dimanche soir en Cisjordanie occupée. Selon l’agence de presse palestinienne Wafa, deux attaques distinctes ont visé des localités situées à l’est de Ramallah.
Dans le village de Burqa, un groupe de colons aurait incendié un véhicule avant de s’en prendre à une mosquée. D’après la même source, les assaillants ont forcé l’entrée du lieu de culte et y ont mis le feu avant de prendre la fuite. Des habitants sont toutefois parvenus à maîtriser les flammes avant qu’elles ne se propagent davantage.
Une autre attaque a été signalée dans le village voisin de Deir Dibwan, où deux véhicules ont été incendiés, toujours selon Wafa.
L’armée israélienne a confirmé être intervenue dans le centre de la Cisjordanie à la suite d’informations faisant état « d’incendies criminels et d’émeutes violentes perpétrées par des civils israéliens ». Dans un communiqué, elle a indiqué avoir déployé des forces sur les lieux afin de disperser les émeutes, éteindre les incendies et prévenir de nouveaux affrontements. L’armée a également affirmé « condamner fermement tous les actes de violence ».
Ces incidents surviennent dans un contexte de recrudescence des tensions en Cisjordanie. Selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), la violence des colons israéliens dans le territoire occupé atteint actuellement un niveau record, avec une moyenne de six attaques par jour causant des victimes ou des dégâts matériels.
L’ONU estime que plus de 2 200 Palestiniens ont été déplacés depuis le début de l’année en raison des violences de colons, des restrictions d’accès ou encore des démolitions de logements menées par les autorités israéliennes.
La Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967, connaît une intensification des violences depuis le déclenchement de la guerre à Gaza, consécutive à l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. Plus de 500 000 Israéliens vivent aujourd’hui dans des colonies en Cisjordanie, aux côtés d’environ trois millions de Palestiniens. Les Nations unies considèrent ces colonies comme illégales au regard du droit international.