Un choc sans précédent ébranle l’appareil militaire chinois. Zhang Youxia, vice-président de la Commission militaire centrale (CMC) et longtemps présenté comme l’un des plus proches alliés du président Xi Jinping, est désormais au cœur d’une affaire aux implications explosives. Le plus haut gradé encore en fonction au sein de l’Armée populaire de libération est accusé d’avoir transmis des informations sensibles sur le programme nucléaire chinois aux États-Unis.
Dans un communiqué publié samedi 24 janvier, le ministère chinois de la Défense a annoncé l’ouverture d’une enquête visant Zhang Youxia pour de « graves violations de la discipline du Parti et des lois de l’État ». Une formule classique dans le vocabulaire politique chinois, souvent utilisée pour masquer des accusations bien plus lourdes. Selon le Wall Street Journal, le général de 75 ans serait soupçonné d’avoir livré des données stratégiques liées aux capacités nucléaires de la Chine, une hypothèse qui, si elle était confirmée, constituerait l’un des plus grands scandales d’espionnage de l’histoire du pays.
L’annonce officielle ne serait que la partie visible d’un dossier beaucoup plus vaste. Avant même sa divulgation publique, un briefing confidentiel aurait été organisé devant l’élite militaire chinoise afin de préparer le terrain. Les enquêteurs reprocheraient notamment à Zhang Youxia d’avoir monnayé son influence au sein de l’appareil militaire, en favorisant l’ascension de certains responsables, dont l’ancien ministre de la Défense Li Shangfu, lui-même emporté par une purge en 2023.
L’affaire aurait pris une nouvelle dimension après l’arrestation de Gu Jun, ancien dirigeant du géant public du nucléaire chinois, la China National Nuclear Corporation (CNNC). Les autorités soupçonnent une fuite majeure au cœur même de l’arsenal atomique chinois, ce qui expliquerait l’accélération brutale de la procédure contre Zhang Youxia.
Figure emblématique des « princes rouges », ces descendants de vétérans de la révolution communiste, Zhang Youxia entretenait une relation ancienne avec Xi Jinping. Son père avait combattu aux côtés de celui du président chinois durant la guerre civile, faisant de Zhang un compagnon de route politique de longue date du chef de l’État. Sa mise à l’écart marque donc une rupture symbolique majeure au sommet du pouvoir.
Cette affaire s’inscrit dans une vaste campagne de purges menée par Xi Jinping au sein des forces armées et de l’industrie de défense. Depuis 2023, plus d’une cinquantaine de hauts responsables militaires et dirigeants du secteur stratégique ont été limogés ou placés sous enquête. Pour plusieurs analystes cités par le Wall Street Journal, cette vague de sanctions fragilise temporairement la chaîne de commandement. La Commission militaire centrale, qui comptait encore six officiers de carrière en 2022, ne dispose plus aujourd’hui que d’un seul membre en uniforme actif.
Au-delà du scandale personnel, l’affaire Zhang Youxia révèle les tensions profondes qui traversent l’appareil sécuritaire chinois, à un moment où Pékin cherche à afficher une puissance militaire cohérente et disciplinée sur la scène internationale.
Dans un communiqué publié samedi 24 janvier, le ministère chinois de la Défense a annoncé l’ouverture d’une enquête visant Zhang Youxia pour de « graves violations de la discipline du Parti et des lois de l’État ». Une formule classique dans le vocabulaire politique chinois, souvent utilisée pour masquer des accusations bien plus lourdes. Selon le Wall Street Journal, le général de 75 ans serait soupçonné d’avoir livré des données stratégiques liées aux capacités nucléaires de la Chine, une hypothèse qui, si elle était confirmée, constituerait l’un des plus grands scandales d’espionnage de l’histoire du pays.
L’annonce officielle ne serait que la partie visible d’un dossier beaucoup plus vaste. Avant même sa divulgation publique, un briefing confidentiel aurait été organisé devant l’élite militaire chinoise afin de préparer le terrain. Les enquêteurs reprocheraient notamment à Zhang Youxia d’avoir monnayé son influence au sein de l’appareil militaire, en favorisant l’ascension de certains responsables, dont l’ancien ministre de la Défense Li Shangfu, lui-même emporté par une purge en 2023.
L’affaire aurait pris une nouvelle dimension après l’arrestation de Gu Jun, ancien dirigeant du géant public du nucléaire chinois, la China National Nuclear Corporation (CNNC). Les autorités soupçonnent une fuite majeure au cœur même de l’arsenal atomique chinois, ce qui expliquerait l’accélération brutale de la procédure contre Zhang Youxia.
Figure emblématique des « princes rouges », ces descendants de vétérans de la révolution communiste, Zhang Youxia entretenait une relation ancienne avec Xi Jinping. Son père avait combattu aux côtés de celui du président chinois durant la guerre civile, faisant de Zhang un compagnon de route politique de longue date du chef de l’État. Sa mise à l’écart marque donc une rupture symbolique majeure au sommet du pouvoir.
Cette affaire s’inscrit dans une vaste campagne de purges menée par Xi Jinping au sein des forces armées et de l’industrie de défense. Depuis 2023, plus d’une cinquantaine de hauts responsables militaires et dirigeants du secteur stratégique ont été limogés ou placés sous enquête. Pour plusieurs analystes cités par le Wall Street Journal, cette vague de sanctions fragilise temporairement la chaîne de commandement. La Commission militaire centrale, qui comptait encore six officiers de carrière en 2022, ne dispose plus aujourd’hui que d’un seul membre en uniforme actif.
Au-delà du scandale personnel, l’affaire Zhang Youxia révèle les tensions profondes qui traversent l’appareil sécuritaire chinois, à un moment où Pékin cherche à afficher une puissance militaire cohérente et disciplinée sur la scène internationale.