Fraîchement élu à la tête de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a livré, ce mardi, un discours à forte portée politique et philosophique, dans lequel il a défendu une vision exigeante de la gouvernance, fondée sur l’éthique, la justice et la fidélité aux aspirations populaires exprimées lors des élections de 2024. Prenant la parole devant les députés, le nouveau président de l’Assemblée nationale a d’abord insisté sur la gravité du moment politique que traverse le Sénégal.
« En entrant aujourd’hui dans cette Assemblée nationale avec la responsabilité de la présider, je mesure pleinement la gravité du moment historique que traverse notre pays », a-t-il déclaré, estimant que la situation actuelle constitue avant tout « une épreuve de vérité pour notre démocratie ». Dans un discours mêlant références philosophiques, historiques et politiques, Ousmane Sonko a rejeté les lectures réduisant les tensions actuelles à de simples rivalités personnelles au sommet de l’État. « Ce qui est en jeu dépasse les individus. Ce qui est en jeu, c’est le rapport entre la morale et la politique », a-t-il affirmé.
Le leader de Pastef a ensuite développé une réflexion approfondie sur l’éthique du pouvoir, citant notamment le philosophe grec Aristote et l’ancien président du Conseil sénégalais Mamadou Dia. Selon lui, la politique ne peut être dissociée de la recherche du bien commun et de l’exigence morale.
« La morale politique n’est pas une décoration destinée aux discours de campagne électorale. Elle est la condition de survie des nations », a-t-il martelé devant l’hémicycle.
Ousmane Sonko a également mis en garde contre les dérives du pouvoir et les désillusions qui ont marqué l’histoire politique de nombreux pays africains. Évoquant les sacrifices consentis par les Sénégalais pour l’alternance de 2024, il a rappelé que « des jeunes sont tombés », que « des familles ont pleuré » et que « des citoyens ont connu la prison, la peur et parfois l’exil ». « Le peuple sénégalais n’a pas porté notre projet au pouvoir pour assister à une simple permutation d’élite. Il l’a porté pour restaurer une certaine idée de la dignité publique », a-t-il soutenu.
Dans la même dynamique, le nouveau président de l’Assemblée nationale a rendu hommage à Aline Sitoé Diatta, qu’il présente comme une figure de la dignité et du refus de la résignation face à la domination. Insistant sur le rôle central de l’institution parlementaire, Ousmane Sonko a estimé que l’Assemblée nationale devait désormais devenir « le cœur battant de cette exigence éthique ». Il a aussi défendu la continuité de son engagement politique, affirmant que ses positions sur le rôle du Parlement étaient constantes depuis plusieurs années.
Enfin, le leader de Pastef a répondu indirectement à ceux qui estimaient que son départ de la Primature marquait la fin de son influence politique. « Certains croyaient que le limogeage d’un Premier ministre signifiait sa disparition politique. Mais dans une démocratie véritable, aucune fonction n’épuise la légitimité populaire. Le peuple demeure la source du pouvoir », a-t-il lancé. Fort de la majorité obtenue par Pastef lors des législatives du 17 novembre 2024, Ousmane Sonko estime désormais que l’Assemblée nationale porte « une responsabilité historique particulière » dans la conduite du projet politique issu des urnes.
« En entrant aujourd’hui dans cette Assemblée nationale avec la responsabilité de la présider, je mesure pleinement la gravité du moment historique que traverse notre pays », a-t-il déclaré, estimant que la situation actuelle constitue avant tout « une épreuve de vérité pour notre démocratie ». Dans un discours mêlant références philosophiques, historiques et politiques, Ousmane Sonko a rejeté les lectures réduisant les tensions actuelles à de simples rivalités personnelles au sommet de l’État. « Ce qui est en jeu dépasse les individus. Ce qui est en jeu, c’est le rapport entre la morale et la politique », a-t-il affirmé.
Le leader de Pastef a ensuite développé une réflexion approfondie sur l’éthique du pouvoir, citant notamment le philosophe grec Aristote et l’ancien président du Conseil sénégalais Mamadou Dia. Selon lui, la politique ne peut être dissociée de la recherche du bien commun et de l’exigence morale.
« La morale politique n’est pas une décoration destinée aux discours de campagne électorale. Elle est la condition de survie des nations », a-t-il martelé devant l’hémicycle.
Ousmane Sonko a également mis en garde contre les dérives du pouvoir et les désillusions qui ont marqué l’histoire politique de nombreux pays africains. Évoquant les sacrifices consentis par les Sénégalais pour l’alternance de 2024, il a rappelé que « des jeunes sont tombés », que « des familles ont pleuré » et que « des citoyens ont connu la prison, la peur et parfois l’exil ». « Le peuple sénégalais n’a pas porté notre projet au pouvoir pour assister à une simple permutation d’élite. Il l’a porté pour restaurer une certaine idée de la dignité publique », a-t-il soutenu.
Dans la même dynamique, le nouveau président de l’Assemblée nationale a rendu hommage à Aline Sitoé Diatta, qu’il présente comme une figure de la dignité et du refus de la résignation face à la domination. Insistant sur le rôle central de l’institution parlementaire, Ousmane Sonko a estimé que l’Assemblée nationale devait désormais devenir « le cœur battant de cette exigence éthique ». Il a aussi défendu la continuité de son engagement politique, affirmant que ses positions sur le rôle du Parlement étaient constantes depuis plusieurs années.
Enfin, le leader de Pastef a répondu indirectement à ceux qui estimaient que son départ de la Primature marquait la fin de son influence politique. « Certains croyaient que le limogeage d’un Premier ministre signifiait sa disparition politique. Mais dans une démocratie véritable, aucune fonction n’épuise la légitimité populaire. Le peuple demeure la source du pouvoir », a-t-il lancé. Fort de la majorité obtenue par Pastef lors des législatives du 17 novembre 2024, Ousmane Sonko estime désormais que l’Assemblée nationale porte « une responsabilité historique particulière » dans la conduite du projet politique issu des urnes.