La question des fonds spéciaux, communément appelés « caisses noires », s’est invitée dans l’entretien accordé ce dimanche 16 août à plusieurs médias par Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale et ancien Premier ministre. Le leader de PASTEF a plaidé pour un renforcement du contrôle de ces ressources publiques, estimant que l’absence de mécanismes de contrôle alimente la suspicion autour de leur gestion.
« Les fonds spéciaux, pourquoi nous les appelons caisses noires ? Parce qu’il y a une nébuleuse et qu’il n’y a pas de contrôle sur ces fonds », a déclaré Ousmane Sonko.
Pour l’ancien Premier ministre, le principe est simple : ces ressources doivent être soumises à des mécanismes de contrôle. « Ces fonds, s’ils sont contrôlés, c’est bien ; s’ils ne sont pas contrôlés, c’est "haram". C’est ce que j’ai dit. Il faut qu’on les contrôle », a-t-il insisté.
Sonko cite l’exemple français
Pour étayer sa position, Ousmane Sonko s’est référé au modèle français en matière de gestion et de contrôle des fonds spéciaux. Selon lui, en France, la gestion de ces ressources relève du secrétaire général du Gouvernement et ne dépend donc pas directement du président de la République.
Il a également évoqué le rôle d’une commission parlementaire chargée du contrôle de ces fonds, composée, selon lui, de deux députés de l’Assemblée nationale et de deux sénateurs. Pour Ousmane Sonko, ce dispositif pourrait constituer une source d’inspiration pour le Sénégal.
Le président de l’Assemblée nationale estime d’autant plus pertinent de s’inspirer de ce modèle que la France dispose, selon lui, d’un budget largement supérieur à celui du Sénégal.
Le dossier du CESE refait surface
Au cours de son entretien, Ousmane Sonko a également évoqué la gestion des ressources du Conseil économique, social et environnemental (CESE) sous une précédente présidence.
Il affirme que trois comptes auraient été ouverts à l’époque et qu’ils auraient enregistré un montant de 2,136 milliards de francs CFA, dans des conditions qu’il juge irrégulières. Selon lui, cette gestion avait fait l’objet d’observations de l’Inspection générale d’État (IGE).
« Lorsque j’ai reçu les rapports de l’IGE, j’ai transmis à la justice. Ça n’a pas plu à tout le monde », a déclaré Ousmane Sonko.
L’ancien Premier ministre affirme également avoir saisi le président de la République au sujet de ce dossier, qu’il considère comme particulièrement sérieux.
« Ce sont des faits graves. On va voir la suite », a-t-il conclu, laissant entendre que cette affaire pourrait connaître de nouveaux développements sur le plan judiciaire.
« Les fonds spéciaux, pourquoi nous les appelons caisses noires ? Parce qu’il y a une nébuleuse et qu’il n’y a pas de contrôle sur ces fonds », a déclaré Ousmane Sonko.
Pour l’ancien Premier ministre, le principe est simple : ces ressources doivent être soumises à des mécanismes de contrôle. « Ces fonds, s’ils sont contrôlés, c’est bien ; s’ils ne sont pas contrôlés, c’est "haram". C’est ce que j’ai dit. Il faut qu’on les contrôle », a-t-il insisté.
Sonko cite l’exemple français
Pour étayer sa position, Ousmane Sonko s’est référé au modèle français en matière de gestion et de contrôle des fonds spéciaux. Selon lui, en France, la gestion de ces ressources relève du secrétaire général du Gouvernement et ne dépend donc pas directement du président de la République.
Il a également évoqué le rôle d’une commission parlementaire chargée du contrôle de ces fonds, composée, selon lui, de deux députés de l’Assemblée nationale et de deux sénateurs. Pour Ousmane Sonko, ce dispositif pourrait constituer une source d’inspiration pour le Sénégal.
Le président de l’Assemblée nationale estime d’autant plus pertinent de s’inspirer de ce modèle que la France dispose, selon lui, d’un budget largement supérieur à celui du Sénégal.
Le dossier du CESE refait surface
Au cours de son entretien, Ousmane Sonko a également évoqué la gestion des ressources du Conseil économique, social et environnemental (CESE) sous une précédente présidence.
Il affirme que trois comptes auraient été ouverts à l’époque et qu’ils auraient enregistré un montant de 2,136 milliards de francs CFA, dans des conditions qu’il juge irrégulières. Selon lui, cette gestion avait fait l’objet d’observations de l’Inspection générale d’État (IGE).
« Lorsque j’ai reçu les rapports de l’IGE, j’ai transmis à la justice. Ça n’a pas plu à tout le monde », a déclaré Ousmane Sonko.
L’ancien Premier ministre affirme également avoir saisi le président de la République au sujet de ce dossier, qu’il considère comme particulièrement sérieux.
« Ce sont des faits graves. On va voir la suite », a-t-il conclu, laissant entendre que cette affaire pourrait connaître de nouveaux développements sur le plan judiciaire.